Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 18:48

Verrou.jpg

Malgré son austérité technique, l’article de notre Frère Ben AourH doit permettre à tous les Frères de se reposer quelques questions sur la réalité des Comptes de la GLNF et sur l’utilisation de nos cotisations dans le cadre de l’objet social de notre obédience.

Suite à une présentation de cette analyse, notre Frère Ben AourH nous révèle que, lors de cette réunion, des Frères indécis, peu convaincus, ou même parfois rebutés a priori par certains propos excessifs de l'opposition, ont bien voulu être attentifs et réceptifs.

Ils ont ensuite rectifié d’eux-mêmes leurs positions antérieures et sont convenus « qu'il fallait tout faire pour que ces pratiques cessent ».

 

 

Dans une Association non reconnue d'utilité publique, comme la GLNF, la présentation du bilan comme des comptes annuels n'est soumise, selon la loi, à aucun plan comptable spécifique, ni à aucun Commissariat aux comptes.

Chaque année les investissements viennent diminuer le résultat pour la totalité de leur valeur sans qu'il soit procédé à des amortissements.

Leur dépréciation est constatée par une provision qui est contre-passée chaque année sur un compte de réserves.

Le résultat apparaît toujours minoré, par rapport à ce que donnerait l'application des pratiques comptables usuelles, et parallèlement se constitue au fil des ans une réserve de trésorerie qui équivaut aujourd'hui à plus de deux années de produits.

Comme le résultat est présenté comme très modéré, cela justifie en apparence toujours l'appel de cotisations stables ou faiblement croissantes, dont une bonne part vient abonder le « Trésor », déjà très excessif au regard des pratiques habituelles de bonne gestion (un an de produits serait tout à fait suffisant à ce titre).

Aucun livre des fournisseurs n'est tenu, aucun rapprochement fiable des factures fournisseur ne peut être envisagé. Par ce biais on peut à volonté agir sur le résultat à la fin de l'exercice sans contrôle possible (compte « factures non parvenues »). 

Les frais de représentation-déplacements ne peuvent être contrôlés puisqu’ils ne font référence à aucun événement particulier qui permettrait de justifier de leur opportunité comme de leur adéquation à la réalisation de l'objet social.

De toute façon, il n'y a aucune procédure de contrôle interne statutairement prévue.

Les parts de SAI sont valorisées au « nominal », c'est à dire sans tenir compte de la valeur réelle des biens immobiliers qu'elles possèdent.

Nos  pratiques comptables, organisent l'opacité des comptes (frais de représentation et factures fournisseurs non contrôlables, participations dans les  SAI sous-évaluées), la minoration des résultats annuels (pratique dérogatoire des amortissements) la constitution persévérante d'un « Trésor » pléthorique, et la majoration des capitations.

Licites une à une, ces pratiques sont permises par nos statuts comme par la loi.

Leur accumulation comme leur convergence poserait question à un Procureur de la République courageux qui voudrait bien se donner la peine d'essayer de les qualifier pénalement.

Comme aussi à un Inspecteur des services fiscaux qui se pencherait - avec courage lui aussi - sur la justification des frais de voyage, mission et réception au bénéfice de dirigeants de l'association ; avantages en nature dont l'importance et l'opacité sont telles qu'il pourrait s'agir de rémunérations déguisées.

 

Jusqu'à maintenant les Assemblées Générales annuelles sont organisées comme nous le savons (vote à main levée par des « délégués » (VM et Premier surveillant représentant des groupes de membres de l'association sans existence juridique, sans mandat écrit collectif ou individuel et représentant, soit un sous groupe constitué des seuls maîtres, soit la totalité des membres de la Loge mais toujours un nombre disparate de membres de l'association GLNF, parfois 10 parfois 50...).

L'année dernière encore, les Assemblées Générales annuelles ont accepté les pratiques comptables, les comptes et leur présentation, les budgets et les appels de cotisations.

Dès lors, comment compter sur la protection de la Loi et de ses serviteurs, magistrats du parquet ou contrôleurs fiscaux ?

Nous avons attiré l'attention des magistrats du siège (TGI, puis Cour d'appel) avec le succès que nous constatons : ce dossier indigeste ne provoque que des renvois !

Les déclarations, indignations, proclamations et autres lettres recommandées, certes, réconfortent nos impatients.

 

Il me paraît plus urgent de convaincre ceux qui ne seraient pas encore dans nos Loges d'analyser calmement si cette présentation des Comptes est  encore acceptable, et de prendre - « in petto » pour le moment- la résolution de se prononcer clairement aux Assemblées Générales à venir contre la présentation des Comptes et des budgets.

 

Plus fort sera le rejet, plus maîtrisées seront nos actions, mieux nous serons entendus.

C'est le moyen le plus sûr de faire sauter un verrou ...

Mais, y a-t-il un seul verrou ?

 

Article à suivre : vers où ?

 

Repost 0
2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 00:52

MMRRF.jpg

 

Parce que cette initiative a marqué un tournant décisif dans la lutte contre la tyrannie et le despotisme de l’Ex GM démissionnaire, l’Union des Loges Régulières Françaises a reçu un accueil enthousiaste des Frères de la GLNF.

 

Certes, cette association ne résout pas tous les problèmes dont celui de la présence persistante de François Stif. au sein des locaux de notre Obédience ni celui de la perte de la Régularité. Mais, elle offre un havre de paix, d’échange et de Fraternité pour tous les Frères qui subissent l’ordre noir stifanien.

 

Nous vous l’avions annoncé, l’Union des Loges Régulières Françaises s’est renforcé d’un apport de forces nouvelles et dynamiques avec la Maison des Maçons Réguliers du Rite Français.

Le MMRRF a rapidement pris son essor et contribue à amplifier non seulement le mouvement d’opposition mais l’idée que l’accord entre des mouvances, des rites et des Frères d’opinions différents est possible.

 

La MRF, acronyme de la MMRRF plus aisé à utiliser, vient de publier son premier Bulletin d’information.

Notre Frère Claude Beau, son nouveau chef de file, présente l’évolution positive de la MRF et tout en rappelant sa genèse insiste sur le fait que toutes les propositions en cours d’étude ne prendront leurs réelles valeurs qu’une fois que l’Assemblée Générale les aura fait siennes.

 

Quel bonheur de voir comment la Maçonnerie de Tradition est capable de réagir avec enthousiasme et intelligence face à la lente dégradation de la GLNF.

 

Même si le chandelier a été volé par des profanes déguisés en Francs-Maçons, la flamme de la Tradition du Rite Français continue de briller vivement au travers de la Maison Maçons Réguliers.


Repost 0
Published by myosotislutece - dans Contributions Refondation
commenter cet article
7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 23:27

RMRREAA

 

Nous sommes confrontés depuis des mois à une crise sans précédent et nous nous trouvons sans doute aussi à un moment historique de la maçonnerie française.

 

L’éloignement des valeurs universelles et intemporelles qui sont la substance même de notre démarche s’accompagne désormais de la suspension des relations internationales qui fondaient notre choix de travailler au sein de la GLNF, ce qui entraîne des conséquences pratiques immédiates, telle que l’impossibilité d’être reçu dans la plupart des Grandes Loges Européennes reconnues, notamment par la Grande Loge Unie d’Angleterre.

 

A cela s’ajoute la rupture de notre obédience avec les juridictions qui participent à l’authenticité de notre démarche maçonnique dans la pureté de nos rites respectifs.

 

Face à cette situation, les maçons écossais ne sauraient demeurer passifs, et nous ne pouvons hésiter davantage entre l’action et l’asservissement.

 

L’alternative qui nous est offerte est soit de nous replier sur nos loges respectives en sachant que nous serons vite rattrapés par une maçonnerie d’apparat dont nous ne voulons plus ; soit de créer les conditions d’un retour à une authentique maçonnerie, fondée sur le travail et la spiritualité.

 

Dans ce cas, nous rejoignons et nous soutenons l’initiative prise par un Vénérable Maître de Tours qui a entrepris de créer l’Union des Loges Régulières Françaises dont l’objet est de constituer une structure d’accueil des maçons attachés à la régularité et à la reconnaissance.

 

Cette association n’interdit évidemment pas de rester membre de la GLNF puisqu’elle s’inscrit prioritairement dans un processus de refondation de celle-ci ; toutes les tentatives internes ayant à ce jour échouées.

 

Nous ne pouvons cependant exclure l’hypothèse où les prochaines échéances, par nature profanes et aléatoires, nous fermeraient cette perspective ; par exemple en raison du maintien jusqu’en décembre 2012, voire au-delà, de la gouvernance démissionnaire depuis le 21 janvier 2011, sous prétexte d’une dissociation artificielle et contre-nature des fonctions de Grand Maître et de Président de notre obédience.

 

D’ores et déjà l’ULRF a décidé de se structurer en constituant une unité spécifique à chacun des rites pratiqués.

 

Les loges du rite français viennent d’annoncer la création, dans ce cadre, de la Maison des Maçons Réguliers du Rite Français dont le but est de retrouver l’esprit qui imprègne ce rite et la reconnaissance des Grandes Loges Européennes.

 

De très nombreuses loges réparties dans toute la France ont dès à présent voté à la majorité qualifiée de 2/3 une déclaration suspendant provisoirement, comme l’a fait la Grande Loge Unie d’Angleterre, les liens maçonniques avec la GLNF, mais en maintenant le lien associatif avec l’espoir de pouvoir participer activement et rapidement à sa refondation. Chaque jour de nouvelles déclarations viennent s’agréger aux précédentes.

 

Ayant accepté en accord avec l’ULRF d'assurer la direction de la section du R.E.A.A, j’appelle tous les maçons du Rite Ecossais Ancien et Accepté à rejoindre, dans un même mouvement, le Rassemblement des Maçons Réguliers du REAA qui devient ainsi une composante importante de l’ULRF.

 

Cette solution permettra de préserver la pureté et l’authenticité du Rite Ecossais Ancien et Accepté, menacé, comme les autres rites, d’un syncrétisme qui en dénature le sens, et de renouer les liens internationaux qui ont toujours été l’une des spécificités de notre obédience.

 

Très fraternellement.

Charles TORDJMAN

 


PS : Nous vous invitons à parcourir le Site de l'ULRF qui dispense toutes les informations nécessaires et les réponses aux principales questions dont : "Comment adhérer à titre individuel et au titre de la Loge".

 

PPS : Nous rappelons avec insistance que cette adhésion ne contrevient en rien à notre qualité de membre de la GLNF !

Repost 0
Published by myosotislutece - dans Contributions Refondation
commenter cet article
20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 00:51

RetourTerre

 

La réunion à Bruxelles le 1er juillet 2011, des Grands Maîtres des Grandes Loges Régulières d'Europe a été le théâtre d'une interpellation de François STIFANI par Eli PEETERS, Grand Maître de la Grande Loge Régulière de Belgique.

 

Le texte de cette interpellation est disponible en cliquant sur ce lien.

 

 Ces propos sont plus qu'intéressants, ils sont en fait cardinaux et pour tout dire essentiels…

La sobriété du texte n'a d'égal que la puissante logique du raisonnement de celui qui peut se prétendre l'égal de François STIFANI, en qualité de Grand Maître d'une obédience maçonnique reconnue.

 

Que dit-il en fin de compte ?

Que Monsieur STIFANI n'étant plus accepté par ses Frères, et son devoir premier étant de faire régner l'ordre dans la maison, il aurait dû en tirer toutes les conséquences et mettre un terme à son mandat. Cela aurait été, dit-il, "la seule attitude moralement correcte et responsable possible".

Peu importe finalement "qu'il ait raison ou tort, les polémiques administratives ne sont d'aucun intérêt" et ne peuvent justifier le maintien d'un Grand Maître si les options qu'il défend sont contestées.

Il conclut en ajoutant "Nous avons été installés Grands Maîtres non pas pour défendre notre position personnelle envers et contre tout, mais pour être les serviteurs de l'Ordre, et notre premier et plus important devoir est de préserver l'harmonie dans nos Grandes Loges".

 

Fermez le ban !

 

Tout les arguties juridico-financières déployées par celui qui détient seul la Vérité contre tous n'ont au fond que peu d'intérêt, et j'invite les candidats à la Refondation comme tous les frères à mettre à profit cette parenthèse estivale pour réfléchir aux fondamentaux susceptibles de permettre un retour à l'harmonie, afin de nous retrouver tous ensemble à l'agape fraternelle devant sceller le retour à l'union dans la régularité que nous appelons de nos vœux…

Car au fond, l'interpellation d'Eli PEETERS signifie bien que ce qui est important c'est l'Ordre pris dans son acception d'Ordre Maçonnique Universel, et donc les Landmarks et les traditions de notre fraternité, au plan initiatique et symbolique, mais aussi historique.

 

Aucun règlement additionnel n'est nécessaire pour compléter ou régenter ces usages immémoriaux ; et c'est bien la raison pour laquelle les règlements intérieurs n'ont jamais été conçus pour limiter le pouvoir d'un Grand Maître qui, en fait, n'en a pas d'autres que ceux évoqués par Eli PEETERS… de faire régner l'harmonie au sein de l'Ordre et le représenter à l'extérieur dignement.

Le retour sans réserve à l'esprit et à la lettre de nos Landmarks appelés chez nous Règle en 12 ou en 15 points suffit à notre épanouissement et à l'harmonie du corps maçonnique tout entier.

 

En ce qui concerne les statuts civils et le règlement général de notre Grande Loge, je suggère là aussi de transférer l'esprit de nos institutions séculaires dans la lettre du droit associatif et d'écrire que nul, fut-il Président du Conseil d'Administration, ne peut prendre au nom des membres, ses frères, et sans les consulter, aucune mesure engageant l'association autre que celles nécessitées par la vie et la gestion ORDINAIRE de l'Obédience.

 

Pour les grands projets, les investissements immobiliers, les fêtes à caractère exceptionnel comme le centenaire, des Commissions représentatives à caractère électif peuvent lancer des études et des travaux de recherches qui devraient obligatoirement être validés par une assemblée générale, après remise du rapport final, technique et financier.

 

Il nous faut accepter de faire table rase de cette débauche de textes et règlements destinés avant tout à concentrer tous les pouvoirs entre quelques mains qui, même si elles ne sont pas forcément malhonnêtes, peuvent se révéler maladroites.

 

Les Frères qui sont aussi des sociétaires associatifs ont droit à la parole et au vote sur les orientations qui engagent l'avenir de la GLNF.

 

L'expertise dans les domaines non maçonniques des Grands Inspecteurs, Assistants Grand Maître, Grand Secrétaire, Grand Trésorier et autres Grands Maîtres Provinciaux et de Districts doit être contestée.

Ils ne peuvent prendre en otage plus de 40 000 Frères dans les rangs desquels de réelles compétences profanes et une riche diversité de savoir et savoir-faire existe…

Que certains de ceux-là siègent dans des Commissions d'experts à la GLNF avec le grade d'Apprenti ne doit pas nous gêner !

Il faut cesser de confondre le profane et le sacré pour retrouver dans nos Loges, le bonheur d'écouter et d'apprendre à ouvrir notre cœur à l'Autre, ce miroir de nous-mêmes.

 

Les propos d'Eli PEETERS indiquent en creux que ce n'est ni la Grande Loge Nationale Française ni les Frères qui travaillent en régularité dans leurs ateliers qui sont menacés par la perte de reconnaissance et de l'amitié des Grandes Loges européennes… Ce n'est que son prétendu Grand Maître qui est considéré comme indigne de sa charge et risque d'entacher l'honneur et la réputation de la Franc-maçonnerie en Europe…

 

C'est pour se défier d'un risque de contagion que ces Grandes Loges suspendent leurs relations et découragent désormais les inter-visites…

 

Bonne rentrée mes Frères ; restons combattants, vigilants, mais tolérants, la truelle à la main, et le glaive au côté comme nous l'enseigne l'Arche Royale…

 

Repost 0
30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 12:20

Coeur du VM

« Le doute est le commencement de la sagesse »
Aristote

Lettre ouverte d'un Vénérable Maître de la GLNF parmi d’autres
A.L.G.D.G.A.D.L.U.

Les Vénérables Maîtres auront eu une année compliquée, préoccupés avant tout
à protéger leurs ateliers, ils sont restés le plus souvent silencieux pour le bien de tous.
Etant l’un d’entre eux, je souhaitais partager, sans polémique, ces quelques mots.

Mes Bien-Aimés Frères,
Y a-t-il un endroit où le « Cœur à ses raisons que la raison ne connaît point » ? Oui, et ce pourrait être en Franc-maçonnerie.
Par cette citation, Blaise Pascal signait "Pensées" (IV, 277) et s’adressant à Dieu, il s’adressait à tous les Hommes. En quelque sorte, il faisait la démonstration de l’immatérialité des choses, où les hommes n’existent que par leur seule volonté de célébrer un sentiment. C’est l’approche même du Sacré, ou le règne de l’intangible fait l’essentiel de ce que nous sommes, parce que nous le voulons, parce que nous y croyons.
C’est en ce sens que la Franc-maçonnerie n’étant rien… elle est tout !

Symbolique du Verbe, reposant essentiellement sur l’oralité, en faisant d’elle son principal mode de transmission entre les hommes avec des us et coutumes, la Franc-Maçonnerie a traversé le temps, le tout porté par des rites, des secrets et des serments.
Mais son moteur essentiel, c’est le Cœur des Hommes ayant le ferme désir d’être Amour, ou plus prosaïquement, la capacité pour chacun d’entre nous à se voir dans le regard de l’Autre. Là seulement, la Franc-Maçonnerie étant à sa véritable source, prend tout son sens.

Que celle-ci, au fil de l’histoire, ait vu des textes l’encadrer pour mieux l’affirmer, des rites apparaître, se modifier et s’ajouter, ou des hommes déclarer devoir en déterminer des chefs, pour consolider l’espérance de sa pérennité, sont à l’évidence autant de nécessités. Mais la Franc-maçonnerie n’est pas ici ou ne saurait être réduite à cela.

C’est avant tout pour ces raisons qu’en Franc-Maçonnerie, s’arquebouter dans des procédures juridiques, est par définition une posture hors sujet, une aberration. Bref, un non sens, pire, d’une totale absurdité.

La conscience de l’essentiel…
Que Monsieur STIFANI fut incapable, ayant ramené en moins de 18 mois notre GLNF à un état de déliquescence avancé, n’est pas le plus important. C’est son inaptitude à n’avoir su se regarder lui-même dans cette triste aventure où il nous a menés, sans avoir conçu un seul moment que la seule décision qui s’imposait, était son retrait. S’être laissé porter à ce point par l’ego demeurera l’illustration caricaturale d’un échec dramatique, mais avant tout celui de sa propre personne.
A contrario, dans ces circonstances, il n’est cependant ni naïf, ni incongru d’affirmer qu’un Maçon digne de ce nom aurait sans doute simplement déclaré :
« Mes Frères, ayant eu le sentiment d’avoir justement œuvré pour vous, pardonnez mon incompréhension. Mais au delà du constat de désordre que provoque mon action, c’est l’éloignement insupportable qu’elle me confère jour après jour, de vous. Aussi, ne me voyant plus dans vos yeux, je me rends ainsi à l’évidence que tenir ma charge devient alors un non sens et décide donc, pour le bien de Tous les Frères et de l’Ordre, de me retirer ».
N’ayant eu la Lumière nécessaire pour agir de la sorte et la seule qui vaille, il prouve dès lors qu’il n’avait envisagé sa mission que sous l’angle profane. Mais qui, aura perdu le plus ? Peu importe, l’après STIFANI est là, à nous de façonner le destin de nos idéaux.

Une crise est toujours une opportunité…dit-on.
…Mais sans doute aurions-nous Tous, largement préféré en faire l’économie.

Permettez au Vénérable Maître que je suis, de penser au désarroi de tous ces Frères attristés par tant de déchirures et qui ont, au mieux, pris du recul par rapport à leur atelier.
Peut-il y avoir quelconque avantage à une telle situation, faite de meurtrissures, déstabilisation, doutes sur tout et sur nous-mêmes ou la valeur de notre engagement ?
A ce prix, certainement pas.
Je souhaite porter toute la considération qu’il se doit, à tous mes Frères Vénérable Maîtres, qui, concentrés à protéger leur ateliers dans un environnement délétère, ont souvent sacrifié leur propre bonheur de vivre une si belle charge.
Et puisque de toute situation nous devons retenir une leçon, rappelons-nous que la Franc-Maçonnerie est constituée d’hommes et que ces derniers, dont nous sommes tous, sont des êtres perfectibles. A nous de démontrer notre capacité au pardon…sans oublier.

Retenir la leçon avant tout…
A l’avenir, la confiance dans les responsables de l’Ordre ne doit donc plus être aveugle et méritera l’attention de chaque frère. Adhérent d’une des plus belles associations qui soit, chaque Frère saura désormais rester vigilant, et ne pas réduire sa vision à ce qui lui convient le mieux : sa Loge.
Durant cette période, nous aurons été soumis et éprouvés à la réalité de notre engagement : Maîtrise de nos passions, fidélité, fraternité… Quant à notre conviction, est-elle intacte ? Mais, doit-elle se mesurer aux aléas de l’Obédience ?
Autant de questions qui éprouvent mais font avancer les maçons que nous voulons être. Retenons que le chemin est long pour progresser et conservons l’humilité en nous disant : qu’aurions-nous fait nous-mêmes dans de mêmes circonstances ?
Pensons que ces quelques interrogations pouvant permettre d’accéder à la compassion, nous rapprochent et nous amènent à accepter ces Frères qui se sont parfois, eux-mêmes perdus.
Il nous appartiendra, au terme de cette difficile période, de tirer les enseignements personnels de l’épreuve subie pour faire grandir les vertus de la Franc-Maçonnerie dans lesquelles nous croyons et que nous portons… renforçant ainsi notre conviction.

Un espoir…une refonte…
Le chantier est donc ouvert pour réformer ce qu’à l’évidence, cette crise majeure aura mis en lumière. Réunissons-nous et apportons sereinement nos réflexions pour parfaire ce que l’Ordre nous a transmit. Gardons à l’idée qu’il n’est pas besoin obligatoirement de révolution lorsqu’on admet qu’un système fonctionnant pour 15 000 Frères peut se révéler en partie, inadapté lorsqu’il atteint 45 000 Frères.
Beaucoup de questions et de sujets mériteront d’être évoqués et réformés. Il n’est pas question d’en faire ici une liste exhaustive, permettez-moi d’évoquer en vrac :


Une remise à plat des Statuts de la GLNF le plus rapidement possible, avec comme premier objectif de sortir de ce type de schéma ubuesque concentrant les pouvoirs administratifs et spirituels sur la même personne. Corrélativement, de lui préférer tous statuts empêchant définitivement de connaître à nouveau une telle situation, et respectant distinctement les questions civiles de celles, relevant de l’aspect spirituel.

 

La responsabilisation de chaque adhérent de l’association

Chaque adhérent se sent d’abord « Frère » et cela est bien normal car c’est pour cette raison qu’il à rejoint l’association. Pour autant, il doit se sentir plus concerné par la partie « civile » que représente celle-ci. A force de s’en éloigner et de se complaire dans une « béatitude spirituelle », voilà les conséquences directes que nous venons de vivre.

Participer à la construction d’un Edifice dont chacun est une pierre, doit pouvoir s’envisager dans toute sa perspective. Chaque Frère, soucieux aussi de son rôle d’adhérent, ne se réveillera fortuitement, un beau matin, avec une sorte de « gueule de bois ».
Afin de responsabiliser cette fonction, il conviendra de prendre toutes dispositions favorisant une meilleure implication des frères. Entre autres, en décidant statutairement des procédures de votes à bulletin secret lors des AG, évitant ainsi tout simulacre digne de républiques bananières…

Afin de revenir à ce qui est le centre de notre préoccupation, mettre en place toutes dispositions favorisant l’épanouissement de la sphère spirituelle, de l’harmonie et de la Fraternité. Par exemple dans les Loges, pratiquer les travaux « administratifs » (lecture des Ordonnances, courriers administratifs, réunions organisationnelles, etc..) avant d’ouvrir les travaux du Rite.


Mettre au centre de TOUS LES DEBATS, les Vénérables Maîtres…puisqu’ils sont les seuls Chefs de l’Ordre, dit-on. Pas seulement dans des réunions ou commissions, mais par exemple, en leur donnant voix concernant les nominations d’Officiers Provinciaux. Cette collégialité de décision rendant plus naturelle et meilleure, la collaboration nécessaire de ces derniers avec les Loges.


Définir un rôle plus important aux Ex-Vénérables qui ont beaucoup à apporter…à tous les niveaux de l’édifice. Solliciter leur regard est le plus sur moyen de les garder impliqués dans la vie des ateliers et de bénéficier de leur expérience.


Revenir à des obligations strictes du respect de la confidentialité de chaque Frère. Ceci n’est absolument plus garanti, pire, certaines Provinces arrivent même à inviter des profanes (car, faut-il le rappeler, un candidat qui n’a pas été initié, n’est pas un Frère), à des diners de gala d’investiture de Grand Maîtres Provinciaux, c’est dire !


Point essentiel : mettre la Spiritualité au cœur de nos objectifs
Par une meilleure formation de ceux qui sont chargés de transmettre, c’est à dire tous les Frères. Travaillant à des thèmes annuels partagés dans les Provinces afin que chaque frère se sente imprégné de valeurs communes dans la réflexion. L’intérêt étant de partir d’un point commun afin d’aboutir à des conclusions personnelles différentes, multiples où le partage enrichi tous les Frères.

Enfin, concourir à un meilleur encadrement des 3 premiers grades, par exemple, en impliquant plus avant, les Maîtres (en premier lieu, ceux qui ne tiennent pas de poste) afin qu’ils participent plus à la vie de la Loge en faisant bénéficier celle-ci de leur expérience.

Redéfinir collectivement ce que doit être l’influence de la GLNF.
Concernant la partie « périphérique » de l’obédience : ses objectifs socio-économiques, son influence, son périmètre politique, etc. Ce sujet peut surprendre des Frères emprunts de Spiritualité mais cette question de l’influence de notre démarche sur le monde profane (enfin, lorsqu’on est vraiment un modèle d’exemplarité…) est un fait. Elle mérite donc une attention particulière.
Pour autant, si celle-ci, se mesure souvent au nombre d’adhérents, on ne devra pourtant rien céder à cet argument… pour ne plus jamais exiger des courbes de croissance d’effectifs à chaque Province comme des objectifs commerciaux !
Il conviendra donc de redéfinir les limites de cette influence et de la façon de l’exercer.
Influence peut-être, mais pas n’importe quelle influence
Accepter ce fait nous oblige à en contrôler les effets. Peut-être en remettant en cause notre développement inflationniste en Centre-Afrique, dont on peut douter du strict respect des règles de fraternité, lorsqu’on sait le pédigrée de certains Frères quand ils ne sont pas de plus, Grands Maîtres! Redéfinir des axes en phase avec ce que nous sommes. Renforcer nos orientations humanistes, et les principes de fraternité internationale en privilégiant les vertus de la spiritualité.
Il doit en être de même dans nos relations avec les plus hautes instances de notre Pays, dont nous devons débattre collectivement les périmètres.

 

Quant à la structure générale de notre Obédience
La structure globale de la GNLF est globalement bonne et saine. Hormis les quelques, mais essentielles dispositions statutaires à revoir concernant certains points, notamment la gouvernance et séparation des genres (ou encadrement) entre pouvoir « civil / administratif / juridique » (la Présidence de l’association) et le pouvoir « Spirituel » (porté - plus que représenté - par le Grand Maître), l’idée d’aller vers un projet de « fédération » me semble peu à propos.
Sachons retenir de cette période dramatique et malgré le séisme engendré par l’incapacité de quelques uns, que nous avons pu vérifier l’efficacité de notre structure, en constatant le fonctionnement ininterrompu de la grande majorité des ateliers.


Vous m’aurez pardonné certaines pistes déjà largement évoquées par la plupart, mais les réaffirmer à certains moments, ne semble pas totalement dénué d’intérêt.
Quand aux inévitables revanchards (dont certains ne furent pourtant pas des exemples en leur temps, notamment en évoquant l’importance relative de l’avis des Frères en général ou en impliquant des Frères Apprentis en particulier, dans de tristes histoires, plutôt que de les en protéger…), les ambitieux, et pire, les « bénis oui-oui » zélés, continuons à ignorer leur présence si tristement naturelle parmi les hommes, fussent-ils Francs-Maçons.
Espérant seulement pour ma part, modeste Vénérable Maître, que l’Ordre et donc tous mes Frères, soit rapidement gratifié d’un DIGNE représentant.
En attendant, gardons notre regard tourné vers ceux qui arrivent, frappant à notre porte, les yeux pleins d’étoiles. A nous de leur transmettre l’envie de n’en conserver qu’une mais la plus belle d’entre elles et de les remercier de voir ce que, grâce à eux, Tenue après Tenue, nous devenons.

Jak BOAZ
Un Vénérable Maître de la GLNF (Province Midi-Pyrénées)

 
PS : Toutes mes pensées et soutien allant à cet instant, à mon Frère Michel B........O

Repost 0
3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 01:20

URGENT !  MANIFESTATION A PISAN Mercredi 04 MAI 2011 à 18h00  URGENT !

 

Dans carrière

La Refondation est une occasion unique pour tous les Frères de la GLNF de revisiter leurs fondamentaux dont certaines valeurs primordiales et intangibles pour lesquelles ils se battent depuis plusieurs mois.

Certaines font encore l’objet de multiples interprétations ce qui a tendance à brouiller les cartes et à obscurcir les enjeux.

La Refondation doit fixer des axes de travail à partir de définitions claires et préciser comment elle compte rendre opérationnelles les notions de :

Tradition et Formation - Liberté  - Communication - Travail - Fraternité et Solidarité

Ces notions imprègnent tellement le corpus de textes, de discours et l’inconscient des Frères qu’il nous semble primordial qu’un débat de fond permette de les préciser de nouveau afin d’éviter l’empirisme qui règne largement dans la formation des Maçons et particulièrement celle des Apprentis.

 Cette contribution au Livre Blanc pour la Refondation de la GLNF, loin d’être exhaustive, vise à « remuer les méninges » et à lancer un débat salutaire pour tous. Dépassionné, mais passionnant !

 

Des axes de travail en vue de l’action...

 

Tradition et Formation

La GLNF devra concilier ce qui semble a priori inconciliable : Tradition et modernité.

Il nous faut tenir compte de l’évolution des Francs-Maçons - hommes libres et de bonnes mœurs, certes - mais également citoyen inséré dans une société où sévissent de nombreuses contraintes de la vie moderne : travail stressant, pressions sociétales diverses, charges familiales,...

L’attrait du profane pour la démarche initiatique repose en partie sur la curiosité envers un corpus Traditionnel, méconnu ou mal connu mais encore attirant.

Il s’appuie également sur le besoin de participer à une transmission, porteuse ou héritière d’une Tradition qui vise à faire des hommes pleinement épanouis et en phase avec les réalités qu’ils ont au fond d’eux-mêmes comme avec celles du monde extérieur ; une Tradition qui s’appuie sur une pratique où prédomine ce qui fait sens pour le « cherchant » ; à savoir la recherche de la vérité, la quête de sagesse, la libération de l’Être, la Fraternité et la pratique de l’humanisme au travers d’actions altruistes.

 

On le voit, la transmission de la Tradition Maçonnique doit se faire dans un cadre structuré et structurant qui impacte fortement le processus de Recrutement (importances des critères, respect d’un processus et d’une chronologie précis).

Elle implique nécessairement des actions de Formation et d’information qui interviennent aux différentes étapes de la vie du Maçon.

 
1- Accueil dans l’ordre maçonnique

Cette étape est essentielle puisqu’elle indique la voie à l’individu et l’engage au même titre que l’obédience dans le processus initiatique.

Si le candidat fait acte de candidature de lui-même, il sera orienté préférentiellement vers une Loge ayant des difficultés pour recruter.

Après un entretien avec le Vénérable Maître de la Loge  désignée pour l’accueillir, le postulant sera confié à un Parrain en charge de l’accompagner dans le processus d’accueil.


2- Processus de parrainage

L’entrée en Maçonnerie se faisant principalement par cooptation, il pourrait être utile de donner au « Parrain» des outils s’inspirant des techniques de recrutement afin que l’entretien ne repose pas sur « l’intuition » ou une approche « au feeling ».

Cette remarque est également valable pour les « enquêteurs » missionnés par le Vénérable Maître, en amont de l’éventuel passage sous le bandeau pour certains rites.

Dès le premier entretien sérieux, le candidat doit savoir qu’il s’engage dans un ordre initiatique où l’assiduité est une condition impérative et connaître le déroulement a minima de sa vie maçonnique.

Par ailleurs, le rôle du Parrain doit être mis en valeur et le Vénérable Maître, au même titre que le Second Surveillant, doit s’assurer de la permanence du soutien (tutorat) de ce dernier auprès du nouvel Apprenti.

 

3- Initiation

A l’issue de la cérémonie d’initiation, seront remis au minimum au nouvel Apprenti, le Rituel, un Livret d’accueil du Franc-Maçon, sorte de Livret allégé présentant les connaissances de base sur l’ordre, l’obédience, les tenues, la vie du maçon, la lexicologie, les us et coutumes...ainsi qu’un recueil des notions fondamentales selon le Rite choisi.

Devant la profusion de documentation qui s’offre à lui, l’Apprenti doit être impérativement guidé et conseillé par le Second Surveillant.

 

Formation et parcours maçonnique

La formation structurée et structurante doit être formalisée dans le cadre d’un véritable processus formatif et sa réalisation placée sous la responsabilité des Loges.

Il est indispensable d’aboutir à une transparence dans la progression individuelle pour l’atteinte des degrés.

Le travail et l’effort devant être « objectivés », pourquoi ne pas s’inspirer des démarches et outils de la Formation continue moderne et proposer une progression validée par des QCM ou d’autres outils d’évaluation ?

Une amélioration des pratiques doit être acquise par la participation à des ateliers par degrés - à l’instar des « Loges d’instruction » déjà existantes.

 

Le parcours maçonnique

La progression par degrés doit être revue en ce sens qu’une durée minimum dans le grade (pourquoi pas 3, 5 et 7 ans !) doit être respectée tout en tenant compte du travail, de la formation maçonnique et de l’engagement du Franc-Maçon.

Toute proposition de progression d’un grade à l’autre doit être justifiée, votée et validée par la Loge afin d’éviter les nominations à la tête du client, « au feeling » ou en remerciement de services rendus !

Par ailleurs, il pourrait être envisageable de formaliser les critères d’élection au poste de Vénérable Maître.

Il apparaît que le respect des critères de progression clairs et objectifs (par exemple, l’assiduité, l’expression de la fraternité au sein de la Loge, le paiement des cotisations, la qualité du travail,...) ainsi que la transparence de la démarche sont susceptibles de crédibiliser d’éventuelles candidatures à des responsabilités dans les Loges ou au niveau national, éventuellement.

De plus, et pour faciliter le travail du Vénérable Maître et des Surveillants, une formation à l’animation et à la gestion de groupe pourrait être organisée à leur intention.

 

Liberté

Le rajeunissement de l’Obédience et le contexte de l’histoire récente de la GLNF risquent de susciter la prise en compte de nouvelles exigences exprimées par les nouvelles générations de Francs-Maçons.

Aujourd’hui, les Francs-Maçons acceptent de moins en moins de ne pas pouvoir échanger et visiter les Loges d’autres Rites, ou d’autres obédiences sous le prétexte qu’elles ne sont pas « régulières ». Ce dogme historique n’est plus viable, d’autant plus qu’il faisait largement l’objet de transgressions.

La Maçonnerie française serait bien inspirée d’être avant-gardiste en ouvrant le dialogue inter-obédientiel, premier pas vers la Maçonnerie universelle, si elle ne veut pas se fossiliser rapidement. 

Rappelons que, pour un Franc-Maçon, l’ouverture à l’autre est ni un interdit encore moins un droit mais un Devoir sacré.

Ne demande-t-on pas aux Compagnons de « visiter » et de s’enrichir à l’extérieur de sa Loge Mère ?

Toute attitude de renfermement est la marque d’une sclérose délétère de l’initié et va à l’encontre de la notion de Tolérance inscrite au fronton de la Maçonnerie de Tradition.  

 

L’impossible mixité ?

Cette Liberté doit pouvoir s’exprimer dans la possibilité pour les Frères de visiter les Sœurs et réciproquement car que craignons-nous de cette mixité présentée encore de nos jours comme une « œuvre du Diable » !

Nous parlons de possibilité et non d’obligation, car des Frères doivent pouvoir travailler selon leurs connivences spirituelles sans être taxé de sexisme, et d’autres vouloir marquer une rupture avec la mixité sans être taxé de machisme.

Par ailleurs, la mixité peut être d’un intérêt considérable ; le mélange des points de vue des deux sexes s’avérant d’une richesse insoupçonnée, lorsque certains sujets sociaux sont abordés, par exemple. 

 

Liberté de parole

Ce point considéré comme tabou est au cœur du problème de la nécessaire promotion de la Franc-Maçonnerie auprès du grand-Public. Si nous souhaitons diffuser la pensée maçonnique et rendre notre Fraternité agissante, il nous faut à un moment ou un autre nous dévoiler, dans le respect de la Tradition, sans que cela pose de problème au niveau de l’Obédience. Par ailleurs, n’oublions pas que liberté d’opinion et liberté d’expression sont les piliers de la société civile et le Franc-Maçon est aussi un citoyen !

 

Communication

Une véritable réflexion sur la Communication doit être menée pour éviter les errances de la gouvernance passée, tant dans sa communication externe que vers les Frères.

Tous les Frères admettent que l’Obédience doit rester discrète et évite d’étaler sur la place publique les travaux des Loges ou de ses membres, sans parler du respect du secret d’appartenance auquel à droit tout Franc-Maçon.

 

D’autre part, la crise récente de la GLNF a mis en évidence le rôle très important de la communication dans le développement du combat contre les dérives de l’oligarchie en place et la structuration de l’opposition, mais elle a également permis de faire émerger un besoin d’échange entre Frères.

Cette nouvelle communication de la GLNF repose sur la généralisation de l’utilisation d’internet

La reconfiguration du site portail de l’obédience comprend une partie publique et une privée, réservée aux adhérents permettant à tous les Frères de connaître les noms des membres, les dates des tenues et leur contenu ainsi que les activités des Loges.

Les Loges peuvent disposer de leur propre site diffusant leurs activités, leurs travaux et animer un blog interne et inter-Loges.

Ces dispositifs sont des moyens puissants pour dynamiser la Loge et l’Obédience, favoriser les échanges et les visites, créer une réelle émulation entre les Frères dans leur démarche initiatique.

   

L’administration et les outils informatiques

L’allègement du dispositif administratif par l’utilisation d’internet est une condition sine qua non pour réussir la refondation de l’obédience.

Les procédures d’enregistrement, les convocations, les documents administratifs pourront être « dématérialisés » ce qui allègera la charge de travail de l’administration.

Il pourra être créé un registre virtuel permettant de répertorier les besoins des Loges et d’ouvrir un espace de dialogue et d’animation interne.

 

Travail

La Franc-Maçonnerie est souvent appréhendée par le candidat comme un lieu où il pourra se ressourcer face à un mode de vie et une société dont la finalité lui pose problème au mitan de sa vie.

Il semble primordial de lui présenter un véritable programme de travail dans le cadre de son parcours maçonnique et d’insister sur la nécessité d’un travail régulier, d’un engagement réel fait de patience, d’humilité et... d’assiduité !

Il faut également rappeler toute l’importance du travail à l’agape, véritable complément de la Tenue.

La progression implique une nécessaire réflexion sur sa pratique du rituel et sur soi-même qui doit être objectivé dans le cadre de travaux précis, argumenté et reposant sur une réflexion personnelle.

Les réunions de formation aux trois degrés doivent être régulières car l’on constate que le nombre décline avec le passage de degrés ; les Apprentis suivant, en moyenne, 6 à 8 réunions par an là où les Maîtres organisent 1 réunion annuelle au mieux !

Cette insuffisance de formation est préjudiciable à la progression du Franc-Maçon car on ne progresse bien qu’avec les autres.

 

Il faut également constater que les Franc-Maçons travaillent de façon privilégiée sur eux-mêmes en ignorant de façon généralisée les apports des sciences humaines, et notamment ceux de la psychologie et de la sociologie.

Ce paradoxe explique en partie le nombre d’échecs et le départ de Frères vers d’autres horizons, dont les nouvelles spiritualités.

Il faut affirmer clairement que la Franc-Maçonnerie symbolique est à même d’apporter aux Francs-Maçons : libération, estime de soi, spiritualité et épanouissement intérieur.

Encore faudrait-il leur présenter de façon précise les outils - « l’offre » en quelque sorte - ainsi que les actions à mettre en œuvre dans le cadre de la démarche maçonnique.

Cette offre s’appuie sur l’introspection, l’application stricte et rigoureuse du rituel et le travail sur les symboles et doit permettre au Franc-Maçon de vivre en harmonie avec lui-même et avec les autres.

 

Fraternité et Solidarité

Le tissu obédientiel fortement structuré de la GLNF a non seulement été détourné de ses fins mais également laminé par la mise en place de véritables potentats provinciaux.

Il est primordial de revitaliser très rapidement la Fraternité au sein de l’Obédience, et ceci peut se faire dans le cadre du projet de Refondation de la GLNF.

On le constate, cette Fraternité a été mise à mal par la structure hiérarchique dévoyée mise en place par et pour quelques-uns, par une perversion des valeurs de travail et de mérite, par une inversion des notions de respectabilité et d’humilité, et une valorisation de l’apparence au détriment de l’authenticité !

Les solutions doivent prendre le parfait contre-pied de ce qui s’est pratiqué jusqu’à ce jour... !

Nos Constitutions, les rituels, les multiples publications maçonniques prêchent tous les vertus de Fraternité et de Solidarité. Mais qu’en est-il réellement ?

Nous avons, au niveau de l’Obédience, délaissé le terrain de l’entraide directe au profit d’une solidarité clinquante et à l’efficacité discutable, surtout lorsque l’on prend en référence les Organisations de Solidarités Nationales et Internationales qui œuvrent sur le même terrain.

Il est temps de recentrer nos moyens sur l’entraide directe des Frères par une offre ciblée, mesurée et contrôlée.

Il est temps également que les Maçons agissent dans la société en conformité avec leurs idéaux par un comportement exemplaire.

 

En conclusion à cet ensemble de propositions de réflexion et d’action, nous souhaitons réaffirmer que l’immensité du chantier ne doit pas freiner notre ardeur à repolir les pierres une par une.

Certes, il faut reformuler, retravailler, sensibiliser et débattre de Frère à Frère, mais nous sommes confiants dans les possibilités immenses que nous offre la Fraternité qui nous rassemble dans nos divergences et notre diversité.

 

Tout au long du processus de Refondation de la GLNF, il nous faudra surtout garder à l’esprit la citation de notre Frère Condorcet : « Conservons par la sagesse ce que nous avons acquis par l’enthousiasme ».

 


Repost 0
Published by Hiram le Rouge - dans Contributions Refondation
commenter cet article
1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 00:31

Refondation GLNF1

De nombreuses contributions ont alimentés et alimentent encore le Livre blanc pour la Refondation de la GLNF tant directement qu’à partir des blogs Myosotis.

Nous tentons ici de faire une synthèse modeste de certaines idées, sans tomber dans le piège du consensus mou, tout en relançant le débat en vue de la prochaine Refondation de notre Obédience.

 

Qu’entend-on par Refondation ?

 

Nous parlons de Refondation, au sens d’action de fonder à nouveau.

Nous parlons de Refondation, c’est-à-dire de reconstruction sur des bases, des valeurs nouvelles, ce qui signifie que nous avons fait le deuil de l’« ancienne » GLNF.

 

Nous ne parlons pas de Rénovation, au sens de transformation pour moderniser, pour « relooker ».

Nous ne parlons pas de Rénovation qui signifierait que nous ne remettons pas en question les fondements de la GLNF ; ceux-là même qui font débat et qui sont à l’origine de la dérive de notre obédience.

 

Nous croyons que l’avenir de la GLNF passe par une réforme des concepts historiques sur lesquels elle fonde sa régularité, et souche sa reconnaissance.

Ces mêmes critères sont à l’origine du poids dogmatique qui pèse de plus en plus sur la démarche du Franc-Maçon moderne.

Il s’agit de revisiter le constat actuel de la Franc-Maçonnerie française et de le rendre opératoire.

Nous prétendons, par ailleurs, que la Franc-Maçonnerie doit se réformer de l’intérieur tout en tenant compte des contraintes sociales et sociétales auxquelles sont confrontés ses adhérents.

 

La Refondation peut s’articuler autour des changements à apporter pour éliminer les lignes de faille qui grèvent les capacités d’évolution de la Maçonnerie, en général et de la GLNF, en particulier.

Les grandes questions qui font obstacle à une véritable Refondation peuvent être regroupées comme suit :

  • Les Rivalités inter-obédientielles et inter-Rites
  • Les Approches dogmatiques sur la reconnaissance, la régularité, l’approche féminine,...
  • La Pauvreté des travaux de Loge
  • La Solidarité de façade plus tournée vers l’extérieur que vers les membres
  • Une Image déplorable de la Franc-Maçonnerie auprès du grand public
  • Une Administration prééminente et tentaculaire avec des processus sclérosants
  • Un relatif isolement des Loges par une communication inefficace

Ces points sont présentés à partir d’un état des lieux succinct de la Maçonnerie française et peuvent être considéré comme une contribution au Livre Blanc de la Refondation présenté par FMR.

 

Revisiter l’état des lieux de la Maçonnerie française :


Les Rivalités inter-obédientielles et inter-Rites

Il y a lieu de briser les frontières administratives entre les Obédiences françaises au niveau individuel dans un premier temps en considérant comme positifs les échanges, les visites, les débats et les rapprochements. Puis, dans un deuxième temps, d’ouvrir le débat vers l’unicité de la réponse maçonnique française qui est riche de sa diversité mais pauvre dans son unité et donc inefficace au niveau social et sociétal.

Les rivalités inter-Rites doivent être éliminées par un dialogue encore plus poussée et une réelle connaissance des particularités de chacun.

 

Les Approches dogmatiques sur la reconnaissance, la régularité, l’approche féminine,...

Comment un Franc-Maçon, digne de ce nom, peut ne pas reconnaître au XXIème siècle un Frère d’une autre Obédience ?

Comment des Loges et leurs représentants, des « Grandes Loges » de tel ou tel pays et leurs « dignitaires » peuvent mettre en avant des critères d’exclusion plutôt que l’ouverture de leurs Temples, une approche dogmatique frisant l’anathème au détriment du dialogue fraternel ?

Pourquoi ne pouvons-nous pas considérer l’approche féminine de la Franc-Maçonnerie comme un atout au développement de la maçonnerie universelle et permettre aux Frères, que cette approche différente intéresse ou intrigue, de s’y confronter sans être excommunié ?

Il y a là tout un champ de réflexion à mener au sein de l’Obédience qui doit déboucher sur l’élimination des anciens réflexes au profit de l’ouverture et du dialogue.

 

Par ailleurs, si la régularité repose uniquement sur la croyance dans le GADLU, la présence du Volume Sacré de la Loi et l'absence de toute discussion politique et/ou religieuse en Loge, cela signifie que la non-régularité implique qu’un ou plus de ces critères ne soit pas respecté. Est-ce pour autant que nous ne pouvons pas échanger dans le respect des différences ?

 

La Pauvreté des travaux de Loge 

Dans le confort de nos Loges, nous oublions la nécessité de remettre en question les outils que nous ont légués nos glorieux pionniers au nom de sacro-saintes valeurs maçonniques réputées incontournables et inamovibles.

Le travail du Frère consiste bien souvent à « googeliser » et à synthétiser un ensemble très orthodoxe de notions maçonniques sans réelle réflexion ni valeur ajoutée personnelle.

Le choix des thèmes de travail par les Loges doit permettre de pousser les Frères à l’introspection, à les faire réfléchir sur ce qui donne un sens à la vie et ce qui pourrait provoquer une modification de nos comportements et engagements dans la vie profane.

Il serait également important de différencier les buts et méthodes de travail selon les degrés.

 

La Solidarité de façade plus tournée vers l’extérieur que vers les membres

Il est regrettable que la notion de Solidarité ait été dévoyée et détournée de son sens au sein de notre Obédience. L’évaluation de l’utilité effective des structures créées, tant l'Œuvre d'Assistance Fraternelle-OAF que la « Fondation pour la promotion de l’Homme », sans parler d’« Hôpital Assistance », doit être effectuée et les objectifs réévalués en regard de ceux des autres Organisations de Solidarité.

 

Par ailleurs, il est primordial de réhabiliter l’autonomie du « Tronc de la Veuve », de lui donner une réelle valeur ajoutée en permettant à la Loge de l’utiliser pour les Frères en difficulté.

Il est même concevable que des Loges puissent mutualiser leurs « Troncs » en cas de besoin important d’un ou de plusieurs Frères.

 

Une Image déplorable de la Franc-Maçonnerie auprès du grand public

Les « affaires » à répétition ont gravement entachée l’image et la réputation de notre Obédience et les « purges » annoncées relèvent très certainement de l’incantation de quelque Grand-Maître. Ceci nuit à la lisibilité des atouts que peut représenter la démarche initiatique pour un profane.

Par ailleurs, les journaux pratiquent avec succès la politique du "marronnier" à partir de titres racoleurs et le dévoilement de tel ou tel aspect du secret de la Maçonnerie.

Couplés à la communication récente, désordonnée et hors-propos de l’ancien Grand-Maître, l’image de la GLNF est considérablement brouillée et tend plutôt à repousser qu’à séduire les candidats.

Pour corriger cet état de fait, il y a lieu de mettre en place une communication discrète et ciblée, vers les individus les plus à même d’être attirés par la démarche maçonnique. Cette communication doit également s’appuyer sur un engagement public dans certaines causes et il s’agit ici de réviser le concept de liberté d’opinion et d’expression du Franc-Maçon.

Il paraît paradoxal et incohérent qu’une spiritualité qui a pour finalité la libération de l’individu musèle encore l’expression des opinions de ses adhérents !

 

Une Administration prééminente et tentaculaire avec des processus sclérosants 

Tout a été dit ou presque sur le poids énorme que fait peser l’administration de la GLNF sur l’économie de la Loge.

Hormis la question financière, la suprématie de la hiérarchie administrative entraîne une perte de repère des Frères sur la réalité et l’exercice du pouvoir initiatique qui, rappelons-le, est du domaine de la Loge.

De plus en plus souvent dénoncé, le pseudo-pouvoir des « Tabliers bleus » doit être supprimé et une cohérence de gestion de l’Obédience dans son ensemble doit être mise en place par des processus allégés et l’utilisation de moyens modernes de communication.

Il faut sortir de cette paranoïa des élites autoproclamées, de cette terreur intellectuelle infligée aux Frères sur tel ou tel point de rituel, souvent non maitrisé par le maître à penser lui-même, de cette « cratophilie », ce goût immodéré du pouvoir, qui gangrène notre Obédience et ruine la Fraternité dans ses fondements.

Il est à envisager la suppression pure et simple de la centralisation de l’administration de la GLNF qui, en dehors de la représentation légale, n’a aucun pouvoir initiatique, ne concourt pas à la quête spirituelle des adhérents et ne participe pas de la réflexion sociale et sociétale des Frères.

Il faut dire clairement que les Franc-Maçons, dans leur démarche quotidienne, n’ont pas besoin d’une structure administrative lourde.

Que peut-on demander à celle-ci, sinon une certaine centralisation de données comme un registre des adhérents, la délivrance de « passeports maçonniques », et une régulation des activités de l’Obédience par une information directe via internet ?

 

Un relatif isolement des Loges par une communication inefficace 

Par un processus administratif pernicieux, les Loges ont, petit à petit, été isolées les unes des autres et finissent pas ne plus communiquer entre elles. Les rares informations passent par le filtre obédientiel par le biais de la communication « officielle » et n’apportent rien sur le fond.

La communication passe aujourd’hui de façon privilégiée par internet.

La mise en place de sites maçonnique privatifs sera un atout important pour permettre aux Loges de mieux communiquer.

La demande est présente et l’explosion des blogs Myosotis en est la preuve tangible.

Il y a lieu de s’inspirer de ce mouvement et de le réorienter dans le cadre de la Refondation.

 

 

La Refondation passe également par l’affirmation de valeurs primordiales et intangibles imprégnant l’ensemble des processus opérationnels du projet global.

Certaines valeurs sur lesquelles repose notre démarche de Franc-Maçon doivent être revisitées puisqu’elles ont fait et font encore l’objet de multiples interprétations et sont souvent utilisées à des fins contradictoires.

 

La Refondation devra donc donner des définitions claires et indiquer comment elle compte rendre opérationnelles les notions de :

  • Tradition
  • Liberté
  • Communication
  • Travail et Formation
  • Fraternité et Solidarité

 

Nous tenterons de faire ressortir les points qui nous semblent importants dans une contribution complémentaire.

 


Repost 0
Published by Hiram le Rouge - dans Contributions Refondation
commenter cet article
24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 01:06

Contribution présentée dans le Livre Blanc pour la Refondation

27lhv6go.jpg

La crise sans précédent que traverse la Grande Loge Nationale Française s’est déclenchée et cristallisée dans une opposition à son Grand Maître qui, si elle ne masque pas complètement l’origine de nos tourments, n’en constitue pas moins le révélateur.

Les réflexions conduites dans l’objectif d’une refondation de l’obédience interrogent donc naturellement le rôle du Grand Maître et pas seulement  dans la perspective d’un « plus jamais ça ! ».

Il s’agit aujourd’hui, certes d’essayer de cerner son rôle statutaire, mais plus encore d’en définir l’habitus car il y a bien une manière maçonnique d’être Grand Maître, et une autre que nous avons subi, malheureusement plus profane.

Commençons par les fondements de l’autorité du Grand Maître. Nous avons lu et entendu récemment que cette qualité le positionnerait dans une transcendance, un au-delà des frères, lui permettant par une forme de monisme d’être l’Ordre maçonnique tout entier…

Nous avons bien évidemment dénoncé à de nombreuses reprises cette dérive ne reposant sur aucune justification initiatique ou historique et n’ayant d’autre objectif que la satisfaction d’une ambition profane démesurée.

 

Le Grand Maître reçoit son autorité des Vénérables Maîtres, seuls chefs de l’Ordre, et des autres délégués des Loges, seules cellules initiantes.

Il s’agit d’une autorité déléguée, qui n’en sera que plus forte puisque librement consentie, et qui investit celui qui la reçoit de la capacité à parler pour ses frères. A celle-ci s’ajoute une autre légitimité, celle de protecteur des us et coutumes, garant de la Règle et de l’Ordre maçonnique intemporel dont le Grand Maître n’est nullement le chef mais un des gardiens.

D’une façon imagée on peut dire qu’il agit davantage comme un couvreur devant s’assurer que les conditions sont requises pour que les frères puissent se livrer à leurs travaux en toute sécurité.

Cette posture née de la délégation reçue des frères et des Landmarks constitue le Grand Maître comme un conservatoire de la Tradition, non pour le confondre avec l’objet qu’il protège comme s’il en était propriétaire, mais pour l’instituer garant d’harmonie, architecte des équilibres.

C’est ici que se situe la dimension initiatique de sa fonction et non dans une incertaine et dangereuse incarnation de l’Ordre.

Si l’on peut comprendre qu’en raison du caractère administratif, financier voire managérial de l’organisation obédientielle, le Grand Maître soit choisi aussi en raison de ses qualités profanes, il est évident qu’il doit être en même temps suffisamment pénétré de la dimension initiatique de notre démarche et de son histoire pour renoncer à agir dans un activisme débridé et ici dénué de sens. 

Il lui appartient plutôt selon une belle formule de « garantir que rien ne soit pas fait » lorsque l’exige l’intérêt supérieur des frères ou la préservation pure et sans tâche de la Règle.

Ceci suppose la dissolution de l’égo ou au minimum la volonté farouche de s’en protéger comme le métal le plus vil que nous avons fait profession de laisser à la porte du Temple.

Ainsi habitée, la fonction de Grand Maître prend toute sa dimension, elle l’investit de l’autorité du sens et de la reconnaissance réciproque, lui permet d’administrer en maçon cette vaste organisation qu’est la Grande Loge Nationale Française et crée les conditions d’une promesse sincère, celle d’aimer ses frères

Repost 0
Published by Livre Blanc pour la Refondation - dans Contributions Refondation
commenter cet article
13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 16:40

Unterbergermozartinitationceremony

 

La Loge de Mozart - Vienne - Ignaz Unterberger (1748-1797)

Dedans c’était : " Mon frère ", et c’était très bien ainsi.
Nous nous réunissions sur le niveau et nous nous quittions sur l’équerre.

Rudyard KIPLING


 

Dans le cadre de la Refondation de la GLNF, et en vue de la rédaction du Livre Blanc de la rénovation  accessible depuis http://livre-blanc.over-blog.com/, la Loge et son fonctionnement ont amené divers commentaires que nous vous présentons.

 

La Loge « athanor »

Un large consensus s’est fait autour du rôle et des missions dévolues à la Loge.

Afin de redonner la place historiquement légitime que celle-ci n’aurait jamais dû perdre, il semble primordial que la Loge retrouve une autonomie pleine et entière, non seulement en tant qu’association de Loi 1901 avec une autonomie au niveau administratif et financier mais aussi en tant que cellule de base initiatrice au niveau de l’Obédience.

L’Obédience a dans cette optique la structure d’association de Loi 1901 et regroupe les Loges sous forme de Fédérations de Loges.

Le Vénérable Maître est le Président de la Loge et a pour mission la représentation de l’ensemble des membres actifs (à jour de cotisations) et de statut « Frère ».

La Loge est responsable de ses initiations, en relation avec la structure administrative de la GLNF pour l’« acceptation » des candidatures comme pour l’exclusion des Frères.

Par ailleurs, la Loge décide du montant de ses propres cotisations.

 

Le Vénérable Maître et le Premier Surveillant sont les Représentants de la Loge et membres de droit de l’Assemblée Nationale des Loges de la GLNF.

La Loge dispose de 2 Représentants aux AGO et AGE qui sont porteurs des voix de la Loge (le nombre de pouvoirs correspond au nombre de voix de membres actifs avec le statut de « Frère »). Cette disposition introduit une notion de représentativité proportionnelle qui implique l’engagement effectif de tous les Frères dans la bonne marche de la GLNF.

Le « Frère » ne peut avoir qu’une seule voix au niveau de l’Obédience ; il ne vote que dans une seule Loge et pour un seul rite.

 

Le Conseil de Provinces

Les Loges sont regroupées dans chaque Province ce qui permet de décentraliser les modes de décision ayant un impact uniquement régional et de coordonner les actions décidées au niveau national.

Les élections au sein des Loges de chaque Province pour les « Grands Eligibles » se font sur des candidatures de Passé-Maitre, ayant été Vénérable Maître de la Loge et de statut « Frère ».

Les Délégués Provinciaux, tirés au sort parmi les « Grands Eligibles » élus par les Loges, sur la base d’un Délégué Provincial par Province sont regroupés au sein d’un Conseil de Provinces.

Lorsqu’il n’y a qu’un seul Passé-Maître dans une Loge, celui-ci décide, en concertation avec les Frères de la Loge, du scrutin - CA National ou Conseil des Provinces - auquel il veut participer.

Rappelons que le Conseil d’Administration et le Conseil de Provinces participent à la gestion de l’Obédience dans le cadre de leurs prérogatives respectives.

 

L’Assemblée Générale

L’Assemblée Générale en tant qu’Assemblée Nationale des Loges de la GLNF se réunit annuellement au Siège ou dans la localité de celui-ci, prend toutes les décisions à partir d’un Rapport d’activité du Président-Grand Maître, de la présentation des Comptes et de son Programme et procède aux votes à bulletin secret (vote électronique possible).

Elle procède à la révocation du Grand Maître et des membres du Conseil d’administration.

L’Assemblée Générale peut être convoquée de façon exceptionnelle - Assemblée Générale Extraordinaire - à la demande des 2/3 des membres du Conseil d’administration ou d’1/3 des Loges via les Représentants des Loges.

Dans ce cadre, il est également tenu compte de la représentativité effective – du nombre de Frères votants - dans le caractère représentatif des Loges pour décider d’une AGE.

 

Les Rites et Juridictions

La GLNF regroupe tous les Rites. Ceux-ci sont administrés et gérés par une entité juridique spécifique indépendante de la GLNF.

Un Conseil des Rites est créé afin de coordonner les actions au niveau de la GLNF. Celui-ci réunit les représentants des Rites ainsi que des membres désignés du CA sous la coordination du Grand-Maître.

Par ailleurs, les Degrés de perfectionnement, l’Arche Royale, etc. sont en lien avec la GLNF et peuvent profiter de la structure et des moyens mais ont un fonctionnement administratif indépendant.

 

Bien entendu, ces apports ne prétendent pas refléter l’intégralité des propositions émises dans le cadre du Livre Blanc pour la refondation de la GLNF. Ils ne sont qu’une pierre parmi d’autres, venant s’ajouter au chantier ouvert depuis les Assises FMR-Myosotis du 05 février 2011.

Nous sommes à l’écoute de vos commentaires constructifs et fraternels !

Repost 0
Published by Hiram le Rouge - dans Contributions Refondation
commenter cet article
11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 01:19

Myosotis-Lutece-GLNF-Francois-Stifani-cotisations-argent-.jpg

La réalité des chiffres d’une structure demande toujours à être mise en perspective dans le contexte de la vie de celle-ci et des objectifs qu’elle poursuit.

Dans un premier temps, son étude précise est du ressort du Trésorier afin d’en présenter une analyse aux instances dirigeantes par la suite.

Le Grand-Maître (au fait, c’est qui, aujourd’hui ?) a transmis à toutes les Loges, a priori, un extrait d’un dossier GLNF sur le thème « L’argent de la GLNF » par le biais de son service de Communication et sous couvert de la voie hiérarchique des Officiers Provinciaux.

Nous en avons fait une lecture rapide en tentant de ramener les chiffres au vécu des Loges. Cette analyse n’a pas la prétention d’avoir la précision comptable officielle mais simplement de « faire un peu parler les chiffres ».

 

La première question concernant directement tous les Frères de notre Obédience porte le titre de : Où va l’argent des cotisations ?

Il y a trois niveaux de gestion au sein de la GLNF : 1 Siège National « Pisan », 36 Provinces et 1 696 Loges

Nous apprenons par le Rapport présenté que les Recettes de l’Obédience en 2009 sont de 17 700 000 €

Ce qui représente une cotisation moyenne pour chaque Frère de 371 €.

La répartition des recettes serait d’après les chiffres fournis :  

1 Siège National avec quote-part de 46 % soit  8 142 000 €  

36 Provinces avec quote-part de 23 % soit  4 071 000 €  

1 696 Loges avec quote-part de 31 % soit  5 487 000 €

 

Ces chiffres, une fois rapporté à la proportionnalité de ce qu’ils représentent, donnent :  

1 Siège National  soit un budget de 8 142 000 € pour le Siège  

36 Provinces  soit un budget de 113 000 €  par Province

1 696 Loges soit un budget de 3 235 €  par Loge

 

Bien entendu, nous avons là une analyse grossière de la situation. Il faut tenir compte de la taille des Provinces, du nombre de Loges et du nombre de Frères par Loges.

C’est déjà à nos yeux une dérive que de voir un « monstre administratif » comme le Siège Pisan absorber près de 50 % des recettes d’une structure associative comme la GLNF.

 

 Au chapitre des Dépenses de l’Obédience, celles-ci sont en 2009 de 17 640 000 € avec la répartition des dépenses suivantes avec les chiffres fournis :  

1 Siège National avec quote-part de 46 % soit  8 114 400 €  

36 Provinces avec quote-part de 23 % soit  4 057 200 €  

1 696 Loges avec quote-part de 31 % soit  5 468 400 €

 

Ces chiffres, une fois rapporté à la proportionnalité de ce qu’ils représentent, donnent :  

1 Siège National  soit un budget de 8 142 000 € pour le Siège  

36 Provinces  soit un budget de 112 700 €  par Province

1 696 Loges soit un budget de 3 224 €  par Loge

 

La ventilation des dépenses amène les renseignements complémentaires suivants :

Les Charges immobilières sont de 57 % soit 10 054 800 €.

 

Notre Obédience consacre donc près de 60 % de ses dépenses en Charges immobilières !

Malgré les arguments de sécurité, de service rendus aux Frères pour avoir un local décent et qui leur soit propre, ces dépenses nous semblent déjà excessives…

 

Les Dépenses de fonctionnement se répartissent en trois niveaux :

Dépenses de fonctionnement du National 15 % soit 2 646 000  €

Dépenses de fonctionnement des Provinces 10 % soit 1 764 000  €

Dépenses de fonctionnement des Loges 18 % soit 3 175 200  €

 

Avec le microscope utilisé, cela donne en rapport proportionnel uniquement pour les dépenses de fonctionnement :

1 Siège National  soit un budget de 2 646 000 € pour le Siège

36 Provinces  soit un budget de 49 000 €  par Province

1 696 Loges soit un budget de 1 872 €  par Loge

 

Avec les mêmes précautions à prendre sur les chiffres annoncés, sur leur présentation et l’analyse que nous en faisons, les affectations sont tout aussi parlantes.

Affectation des dépenses du Siège National : 8 114 400 €

Charges immobilières : 5 598 936 €

Frais de fonctionnement : 2 353 176 €

Charges diverses et excédent : 162 288 €

 

Affectation des dépenses des Provinces : 4 057 200 €  soit 112 700 € par Province

Charges immobilières : 2 150 316 €  soit 59 731 € par Province

Frais de fonctionnement : 1 825 740 €  soit 50 715 € par Province

Charges diverses et excédent : 81 144 €  soit 2 254 € par Province

 

Affectation des dépenses des Loges : 5 468 400 €  soit 3 224 € par Loge

Charges immobilières : 2 023 308 €  soit 1 193  € par Loge

Frais de fonctionnement : 3 171 672 €  soit 1 870  € par Loge

Charges diverses et excédent : 273 420 €  soit 161 € par Loge

 

Tous ces chiffres font ressortir, avec toutes les précautions à prendre dans ce genre d’exercice, un poids excessif des charges immobilières sans lien réel avec l’activité de l’association et de l’Obédience.

Il relève de cette analyse que la Refondation de la GLNF ne pourra pas faire l’impasse sur la mise en place d’une politique budgétaire précise, présentée, discutée en Loges et aux différents niveaux décisionnels de la GLNF et que l’on étudie les conséquences de la politique vers le « tout immobilier » de ces dernières années.

Il ressort également que l’affectation de toutes les ressources du Siège et des Provinces doit être mise en perspective des missions de ces derniers.


Il est primordial pour l’ensemble des Frères de la GLNF de savoir « où va l’argent des cotisations ? ».

 

Dernière Minute : L'article "Faisons le point" du Myosotis Ligérien ne semble pas contredire les chiffres qui nous ont été transmis par le service de Communication GLNF dans le sens où ils confirment le besoin d'y voir vraiment clair.... Il va falloir que l'on nous explique un peu plus que les chiffres, maintenant !

Repost 0
Published by Hiram le Rouge - dans Contributions Refondation
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de myosotislutece
  • Le blog de myosotislutece
  • : Le Blog de Lutèce Tribune libre de Frères de la Province de Lutèce de l'ex-GLNF pour défendre et rétablir les valeurs de la vraie Franc-Maçonnerie.
  • Contact

Recherche

Newsletter