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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 17:15

ConstitutionAnderson1723

Frontipisce de l'Edition des Constitutions d'Anderson

De nombreux Frères n'ont pas eu ou pris le temps de lire la Charte fondatrice de l'Union des Loges Régulières Françaises.

Au moment où cette initiative prend irrésistiblement son envol, il nous a semblé important de focaliser l'attention des Frères sur ce texte fondateur.

 

Après la rupture des relations entre la GLNF et la Grande Loge Unie d’Angleterre, suite au courrier de François Stifani « dit du 14 juillet 2011 », et à la suspension provisoire de la reconnaissance par la GLUA pouvant entraîner la perte définitive de la Régularité, principe fondateur de la franc-maçonnerie de Tradition ;

Soucieux d’organiser pour les Loges et pour les frères un conservatoire de cette Régularité ;

Déterminés à recouvrer dans les meilleurs délais la reconnaissance internationale ;

 

Nous, Francs-Maçons de la GLNF, organisons une Union des Loges Régulières Françaises dont les principes fondateurs sont les suivants, principes que chaque signataire s’engage à  respecter et à défendre :

  • Les Francs-Maçons s’assemblent et œuvrent à la Gloire du Grand Architecte de l’Univers en présence des trois Grandes Lumières : le Volume de la Loi Sacrée, l’équerre et le compas ;
  • Ils suivent les Anciens Landmarks, coutumes et usages de l’Ordre maçonnique universel ;
  • Respectueux de la liberté de pensée de leurs membres, ils s’engagent tout particulièrement à proscrire strictement toute discussion politique, religieuse ou sociétale dans leurs assemblées
  • Soucieux de protéger leur idéal de Fraternité, d’Amour et leur démarche initiatique et spirituelle, ils privilégient l’humilité et organisent leur fonctionnement avec simplicité dans le respect des frères et des loges ;
  • Ils considèrent les Rites qu’ils pratiquent comme les seuls véhicules de leur progression initiatique et s’engagent à en préserver l’identité et les us et coutumes tout en garantissant l’égale dignité de chacun d’entre-eux.

  Ciment de la renaissance de la franc-maçonnerie de Tradition, l’Union des Loges Régulières Françaises a pour vocation d’accueillir et de fédérer toutes les initiatives concourant à la réalisation de cet objectif dans le respect de sa déclaration de principes.

 

 

Source : Secrétariat provisoire de l'ULRF


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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 16:20

EspéranceMiro

Joan Miro - Espérance

 

Nous n'attendions rien d'autre qu'une date à l'audience de jeudi dernier: nous l'avons, et constatons que pour la Justice le temps ne coule pas de la même manière que pour ceux qui sont suspendus à ses décisions.

Nous savons depuis longtemps que François Stif. se réjouit de chaque report. Le dernier Brèves Pravda le dit en clair: il accuse, en effet, François Koch d'être de mèche avec FMR Myosotis lorsqu'il crie au scandale sur les retards systématiques dans cette affaire. Cela veut donc bien dire en creux que ces reports soulagent nos adversaires.

 

Aujourd'hui  c'est sur le terrain des Loges que ce combat se poursuit et s'amplifie

L’Union se constitue rapidement, et des Ateliers de toutes les provinces et de tous le Rites la rejoignent

Sans quitter le moins du monde l'Association GLNF, elle nous propose la protection  contre les folies destructrices du guide et de sa clique en nous unissant en association de défense de nos intérêts maçonniques.

L’Union des Loges Régulières Françaises publie aujourd'hui la liste des membres de son Conseil d'Administration provisoire. Elle publie aussi l'objet social de ses statuts, qui seront mis en ligne sur  son site en tout début de semaine.

Les membres de ce conseil provisoire représentent des régions, des rites, des sensibilités différentes.

L'initiative vient des Loges et  leur démonstration de force, en les unissant dans un projet partagé de restauration de la Régularité et de reconquête de la reconnaissance, est seule à même de faire bouger les lignes.

 

Nous considérons que les radiations et sanctions en tous genres sont illégales, et nous ne les craignons pas, même en vue d'une Assemblée générale, qui serait entachée d'irrégularité si celles-ci n'étaient pas alors levées.

Alors pourquoi se cacher derrière son petit doigt en distillant, comme le font les partisans de l'action molle, qu'il faut lutter de l'intérieur, même si cela ne signifie pas grand-chose d'autre que ...d'attendre, en espérant on ne sait quoi?

L'Union, elle, lutte vraiment de l'intérieur, elle rassemble des Loges, des rites, de sensibilités différentes, et reste ouverte et accueillante. Ceux qui n'en sont pas aujourd'hui pourront en être demain, et nous leur lançons  un appel à la rejoindre.

 

On trouvera à l'Union les bras trop largement ouverts, ou pas assez, nous le savons bien, mais qu'importe! Nous, nous souhaitons reconstruire.

Reconstruire quoi ?

Les lignes ont été tracées après les Assises de la Refondation, d'autres projets, plus ou moins compatibles existent.

L'Union doit désormais se mettre au travail, en partant simplement du postulat que les réformes à entreprendre  sont profondes, bien que leurs principes soient simples.

Les Loges sont le cœur de ce qui doit être refondé dans une souveraineté compatible avec l'unité de l'ensemble. L'obédience, ses pompes et ses ors doivent retrouver des fonctions de représentativité et de gestion allégées, en conservant les yeux fixés sur l'horizon de la Maçonnerie traditionnelle et initiatique, discrète et fidèle à ses principes.

Les rites doivent être reconnus dans leurs spécificités et leurs histoires propres, et s'insérer en même temps dans un ensemble cohérent respectueux des principes de la reconnaissance qu'a défini la grande Loge Unie d'Angleterre.

 

Il y a donc de la place pour les apports des uns et des autres, au sein de l'Union érigée en protectrice de nos valeurs traditionnelles.

Rien de plus, mais rien de moins.


 

Par Tamino - courtoisie de Myosotis Ligérien

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 09:25

Propagande

 

« Je ne tenterais pas de sonder la pureté des intentions des uns ou des autres. Je ne cherche pas ici à savoir qui ment et qui dit la vérité, qui est de bonne foi et qui ne l’est pas. Mon seul propos est d’illustrer les principes de propagande, unanimement utilisés, et d’en décrire les mécanismes. » 

Anne Morelli - Principes élémentaires de propagande de guerre

 

 

Nous savons maintenant à quoi sert le Grand Conseil monté en toute hâte par un profane utilisant et détournant l’univers maçonnique pour servir ses intérêts particuliers et ceux de ses affidés.

Ce « machin » est uniquement destiné à produire et mettre en œuvre une propagande inique, éhontée et uniquement destinée à créer des diversions et à semer le trouble parmi les Frères de la GLNF !

Un morceau de choix nous est servi sur un plateau avec ce communiqué du 09 septembre 2011 du Grand (!) Secrétaire

Quel est son objectif ?

Tout d’abord de tenter de saper le moral des Frères qui sont convaincus que la perte de la régularité est due aux comportements et aux dérives d’un seul homme ayant bafoué allégrement les Landmark et la règle en 12 points

Ensuite, de détourner les arguments développés par l’opposition au service de sa propre cause, indéfendable sur le fond et la forme, tout en justifiant les départs des Frères excédés de la GLNF.

C’est l’argument du libre choix des Frères. Il reprend ainsi sa théorie choc du « il faut se soumettre ou se démettre » dont la pauvreté dialectique rejoint - hélas - le désormais trop célèbre « casse-toi pauv’ c.. »

 

Nous ne développerons pas le contenu de ce texte sans intérêt sauf pour ceux-là mêmes qui souhaitent jeter de l’huile sur le feu de l’exaspération des Frères face à un individu destructeur et cynique. (vous savez, le démissionnaire toujours en poste...)

Face à cette propagande honteuse et indigne d’un Franc-Maçon, nous engageons tous les Frères à rejoindre l’Union des Loges Régulières Françaises.

Nous marquerons ainsi notre rejet de ces faux-maçons semeurs de troubles et promoteurs irresponsables d’une des plus graves crises de la Franc-Maçonnerie depuis sa création.

 

 

PS : Afin d'aider les Frères à décrypter les techniques et outils utilisés par les affidés de l'Ex Gourou et les membres du "Grand Machin", nous vous conseillons la lecture de la synthèse "Propaganda"

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Published by Hiram le Rouge - dans Billet Myosotis Lutèce
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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 18:31

BouettesCo

 

Tu es vraiment in-co-rri-gible, mon Frère Pierre Coh. !

Tu te vois toujours dans la peau du GMP de Lutèce et en capacité de transformer le cauchemar actuel en rêve éveillé !

 

A force de croire à tes propres désirs, tu vas finir par nous faire « prendre des vessies pour des lanternes ».

Je te rappelle qu’en ancien français, la lanterne était un conte ridicule et absurde, une sorte de plaisanterie.

 

Avoue que la réunion du 31 août 2011 dont tu te fais le chantre n’a pas vraiment été un modèle d’organisation, même s’il faut y reconnaître un point positif : les Frères présents ont pu s’exprimer ! En effet, mis à part quelques interventions dont celle d’Alain Juil., quelle cacophonie d’idées, d’initiatives, de décisions hâtives...

 

Des décisions hâtives ? Tiens, justement, en voilà une : 

« reporter l'installation des V.M. élus pour l'année 2011-2012, tant que l'annonce de l'AG n'aura pas été faite ». (sic) 

Qu’est-ce qui t’a piqué de reprendre au vol cette idée saugrenue ?

 

Quel manque de pugnacité ! Quelle dérobade face à l’adversité !

Comment peut-on de laisser croire aux Vénérables Maîtres, les seuls Chefs de l’Ordre, qu’en se défilant devant les diktats et les menaces d’un profane égaré en maçonnerie et de son équipe de larbins, ils font montre d’un quelconque pouvoir ?

Au contraire !

  • C’est en marquant fermement son autorité et en maintenant le calendrier prévu que le Vénérable Maître fait montre de son courage et de ses convictions de Franc-Maçon.
  • C’est en parquant les représentants de la « honte de la GLNF » sur le parvis du Temple, en leur interdisant d’entrer affublés de leurs Tabliers bleus, devenus marques du dévoiement des valeurs d’humilité et de service aux Frères, que les Vénérables Maîtres feront preuve de leur capacité à être les Elus dignes représentants des Loges et les vrais héritiers de Salomon.
  • C’est en assumant les pressions et les intimidations de ces « faux-maçons », de ces « égarés de la Fraternité », que le Vénérable Maître d’une Loge de Saint Jean honore son mandat et la confiance que les Frères - Apprentis, Compagnons et Maîtres de l’Atelier- ont placés en lui.

Tu as tellement crû dans cette illusion de coup de force que des Frères pas trop regardant sur tes objectifs et leurs conséquences s’en sont emparés.

Et, il nous a fallu user de beaucoup de diplomatie pour faire modifier le tract des « Indignés de Pisan » qui reprenait in extenso ton délire !

 

La décision de la Cour, qui est une fois de plus reportée aux calendes, nous donne raison.

L’attente peut s’avérer longue et qu’est-ce que font les Loges pendant ce temps là ? Tu crois vraiment qu’elles doivent rester là sans rien faire ?

Non, elles doivent poursuivre leur travail en toute sérénité et indépendance à l’égard de ces Officiers sans pouvoirs excepté celui...de nuire à la Fraternité !

Non, elles doivent procéder comme prévu aux Installations et vivre une maçonnerie de cœur et non de peur.

 

Certes, tu engages les Frères à adhérer à l’initiative courageuse et déterminée, voire déterminante pour l’avenir de la GLNF, de l’Union des Loges Régulières Françaises.

 

Mais, tout compte fait, tu ne peux pas faire autrement, puisque, toi comme les autres prétendants du nouveau pouvoir, vous êtes en panne d’idées, de projets, d’initiatives et surtout d’allant pour vous rassembler et opposer un front uni à l’Ex Gourou-usurpateur et menteur.

 

Par ailleurs, pour quelle raison souhaites-tu collationner toutes les copies des déclarations des Loges à l’ULRF ?

A quoi peut bien te servir d’interférer dans ce mouvement qui tente de rendre aux Frères leur identité et aux Loges leur autonomie décisionnelle et initiatique ?

Pourquoi voudrais-tu faire passer les Loges adhérentes par des arcanes administratives dont tu te ferais le héraut (et le héros !) et que tu pourrais ensuite exploiter pour tes propres vues et ceux de tes compères ex-dignitaires ?

Chercherais-tu à te caser dans un futur organigramme ?

 

Non, mon Frère, nous ne te donnerons pas cette preuve manifeste de notre désir profond de changer de monde maçonnique et de notre détermination à construire la nouvelle GLNF !

Mon cher Pierre, nous ne souhaitons pas te donner la moindre once d’illusion sur la possibilité que tu retrouves tes prérogatives artificielles antérieures !

 

Nous ne souhaitons pas retomber dans les mêmes erreurs que celles qui nous ont amenées dans l’impasse actuelle ; à savoir la mainmise d’une quelconque administration lourde et inutile, tentaculaire et génératrice à terme de nouveaux conflits entre les Frères, ouvrant la voie à la tentation d’une quête d’apparats et de prébendes contre-initiatiques...

 

Alors, arrête tes bêtises et maladresses, et tout comme Po, le gentil Panda, garde tes boulettes pour toi.



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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 17:50

racines du mal4
 

Parce que les discours sont toujours porteurs de « signaux » et que nous sommes souvent prisonniers de la faconde et du bagou, il nous faut relire certains textes d’hier à l’origine de certains des maux qui assaillent la GLNF aujourd’hui. 

Pour être plus lucide demain ? Lisons et relisons ces « morceaux de bravoure » tout emprunt d'une lexicologie maçonnique de bon aloi...serons-nous demain les dupes de ces mêmes mots ?

 

Jean-Charles FOEL. n’est plus Grand Maître de la Grande Loge Nationale Française. L’Ordre ici assemblé ressent une profonde tristesse. Il a fini son temps en franchissant, tout au long d’une vie consacrée à la Franc-maçonnerie, tous les degrés, avec la Force, la détermination d’un homme hors du commun, si dur en apparence et si tendre à la fois.

Aux côtés de Claude CHARB., il incarnera désormais comme lui la Sagesse et, pourquoi pas, la Beauté. Vive Jean-Charles FOEL. !

 

François STIF., vous êtes le Grand Maître de la Grande Loge Nationale Française. L’Ordre ici assemblé ressent une profonde joie.

En présence du Grand Architecte de l’Univers, vous venez de prêter le serment le plus important de votre vie, celui qui vous lie indissolublement au respect de la Tradition Primordiale et à chacun des 38.000 Frères de l’Obédience.

Me permettrez-vous, Très Respectable Grand Maître, dans cette dernière planche, devant la Grande Loge, de m’interroger sur ce que nous appelons votre «élection » et sur votre Autorité ?

« L’Election » du Grand Maître

Mais, est-ce bien d’une élection qu’il s’agit ? Est-ce à la suite d’un processus démocratique que vous êtes aujourd’hui à la tête de notre Ordre ?

Il y a nécessairement, dans un Ordre, une certaine immanence de la fonction de Chef Suprême, laquelle ne saurait avoir pour fondement, me semble-t-il, l’ensemble des critères habituels d’une élection profane.

Si le recours à des formes démocratiques de désignation, dans les sociétés humaines, est sans doute le modèle le plus enviable et dont la généralisation est recherchée, il n’en est pas ainsi dans un Ordre initiatique.

La question doit être posée de savoir s’il est concevable que la désignation de l’autorité Spirituelle de l’Ordre et l’attribution de ses pouvoirs puissent, en quelque sorte, venir « d’en bas ».

 

Dans un Ordre rigoureusement hiérarchisé comme le nôtre, toutes les prérogatives viennent nécessairement « d’en haut ». Une impression contraire pourrait être ressentie, à tort, dans les Loges, lors de l’élection du Vénérable. Les Frères peuvent considérer parfois qu’ils choisissent de confier le pouvoir de les diriger à l’un des leurs…

Illusion, bien sûr. Il ne faut pas oublier, d’abord, le pouvoir, voire le devoir du Vénérable en Chaire de préparer sa succession et de désigner celui qui lui paraîtra avoir les qualités requises pour devenir un des Chefs de l’Ordre, avec l’accord du Comité de Loge.

Lorsque cet a priori est défaillant et que plusieurs candidats se présentent à l’élection, je considère déjà qu’il y a une rupture dans la Tradition et une douteuse évocation de l’agitation du monde profane.

Mais surtout, la désignation d’un Frère élu ne peut être qu’une proposition adressée au Grand Maître qui, seul, peut donner l’ordre à son représentant, Grand Maître Provincial, Inspecteur du Rite ou Vénérable, de procéder à l’installation, d’en transmettre les bienfaits et les pouvoirs.

C’est là toute la différence entre « le Maître élu » qui n’est rien, à propos duquel j’ai pu dire parfois qu’il s’agissait d’une « coquille vide » et le « Maître installé » qui obtient du Grand Maître la qualité et les prérogatives de Vénérable Maître.

Mais qu’en est-il au sommet de la hiérarchie maçonnique ?

Il en est ainsi également.

Pourrait-on imaginer des candidatures multiples, individuelles ou soutenues par des groupes, des campagnes électorales, sources de dénigrements et de divisions, les parvis du Grand Temple devenant ainsi le forum des prétentions, de l’opportunisme, l’antichambre du désordre ?

Parmi les privilèges du Grand Maître en exercice, duquel nous verrons que tout pouvoir émane, figure légitimement celui de désigner son successeur.

Du jour où le Très Respectable Grand Maître Jean-Charles FOEL. a considéré, publiquement, que non seulement vous aviez les qualités requises pour diriger l’immense chantier mais, aussi et surtout, que vous étiez le plus apte à le faire, vous représentiez déjà le futur de la GLNF.

Certes, le pouvoir du Grand Maître appelle l’éclairage que peuvent lui apporter la sagesse du Souverain Grand Comité, des anciens Grands Maîtres ou de tout Frère dont il pourrait solliciter l’avis, mais seul ce pouvoir est source d’ordre, de cohérence et de saine transmission de l’autorité.

Quel est alors le sens du vote d’aujourd’hui, que le Règlement Général qualifie de « ratification » ?

C’est bien plus que cela dont il s’agit.

L’assentiment des représentants des Loges n’est rien d’autre qu’une marque de confiance, de fidélité annoncée, celle d’une reconnaissance : « Je vous reconnais comme Grand Maître de la Grande Loge Nationale Française ».

Voter « contre » n’a aucun sens et ne peut que procéder de la dérision : « J’aurais préféré quelqu’un d’autre… » ou bien encore : « Il est trop maigre, trop gros ou trop petit ! »

Il y a six ans, dans une première planche consacrée précisément à la Fidélité, j’avais écrit : « La Fidélité n’est ni routine ni passéisme, elle est la continuité de l’essentiel ».

C’est la continuité de l’essentiel que vous avez assurée, mes bien aimés Frères, et j’ajoutais : « en Maçonnerie, si l’on n’est plus d’accord, il faut savoir partir tout simplement, sans bruit, sans trahir… ».

 

La source de l’autorité.

De qui tenez-vous les pouvoirs qui sont les vôtres à partir de cet instant ? Quelle est la source de votre Autorité ?

Dans ce domaine, il faut aller plus loin encore ; les hommes n’y sont pour rien.

Le fondement de votre Autorité, c’est le contenu de la Tradition.

Le sens de votre Autorité, c’est le respect de la Tradition.

Le but de votre Autorité, c’est de perpétuer la Tradition.

Ainsi, le Grand Maître, ultime trait d’union entre les hommes et Ce qui les dépasse, ultime trait d’union entre les hommes et Dieu, Grand Architecte de l’Univers, est-il à la fois la plus haute autorité de l’obédience et le plus fidèle serviteur de la Tradition.

C’est bien le sens de la plus belle phrase de votre serment : « Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour servir les intérêts de la Franc-maçonnerie ».

Vous êtes, en même temps, Très Respectable Grand Maître, celui qui ordonne, qui détient les pouvoirs les plus absolus et celui qui obéit, le plus scrupuleusement, à cet ensemble de Règles qui nous dépassent et, par là, nous transcendent.

À l’instant précis où Jean-Charles FOEL. vous a remis le Maillet, emblème du Pouvoir, vous êtes devenu le dépositaire et le premier gardien de la Loi Éternelle, de la Tradition.

Plus concrètement, vous êtes le gardien de la Régularité, de l’Éthique, en votre qualité de Chef Spirituel de l’Ordre et de l’harmonie des Loges, c'est-à-dire du bonheur des Frères.

Gardien de la Régularité, vous présidez aux destinées de l’Ordre, à la conservation de ses caractères propres, au maintien de sa place et de son rayonnement vers l’Humanité.

Veuillez pardonner mon impertinence mais peut-être est-ce le moment de s’interroger, sous la forme d’un divertissement tournant vite à la tragédie, sur ce qu’il adviendrait dans l’hypothèse où tel Grand Maître, perdant la raison (je ne m’adresse, bien sûr, plus à vous), violerait les Landmarks de l’Ordre, ne rendrait plus nécessaire par exemple, la présence du Volume de la Loi Sacrée ou inviterait les femmes à participer à nos travaux, auxquels pourraient également être admis les membres d’Obédiences irrégulières, pour discuter de politique et de religion ?

On imagine, avec effroi, la consternation des Anciens Grands Maîtres, le dépit du Conseil des Sages, le trouble du Grand Orateur, gardien de la Constitution et du Règlement Général, l’émoi du Souverain Grand Comité… que seul le Grand Maître peut réunir !

À l’évidence, notre Constitution et notre Règlement Général n’ont pas prévu pareille calamité, sans doute parce qu’elle ne peut exister que dans la pensée fragile du Grand Orateur.

La Constitution de la Grande Loge Unie d’Angleterre évoque, en revanche cette irréelle question dans des termes dont l’humour justifie une citation :

Ainsi, l’article 15 de cette Constitution dispose-t-il : « Si le Grand Maître abusait de son pouvoir et se rendait indigne de l’obéissance des Loges, son cas serait réglé par quelque disposition nouvelle dictée par les circonstances et ce, parce que jusqu’à présent l’ancienne Fraternité n’a eu aucun motif de faire prévision d’un événement dont elle a présumé qu’il ne se réaliserait jamais ».

En un mot, le problème est tellement grave qu’une solution s’imposerait. On ne sait pas laquelle… Wait and see !

Il en serait de même à la Grande Loge Nationale Française. Le problème ne se posera pas. S’il se posait il serait résolu…

Vous êtes également, Très Respectable Grand Maître, gardien de l’Éthique.

À cet effet, il vous appartient, personnellement et à travers l’action de ceux que vous désignerez pour vous représenter, d’irriguer l’Obédience des valeurs essentielles de notre conscience universelle.

Chef Spirituel de l’Ordre sans devenir un « maître à penser », vous veillerez à ce que l’Obédience soit une École de Spiritualité, généreuse et ouverte à tous les hommes, grâce au respect de la loi d’Amour et d’une juste Tolérance.

Vous seul déterminerez aussi dans quelle mesure nous devons communiquer dans le monde profane, sur nos idéaux et nos pratiques initiatiques, tout en conservant nos secrets.

Enfin, vous serez le Gardien de l’harmonie des Loges donc du bonheur des Frères.

Le bonheur des Frères…

N’est-il pas, au fond, le plus bel objectif qui s’impose à vous ?

La majesté, le faste et la beauté d’une Tenue de Grande Loge, symbole de la Force et de l’Unité de l’Ordre, ne doivent jamais nous faire oublier que c’est exclusivement là, dans la Loge, dans cette modeste réunion d’hommes où l’âme rejoint le symbole, et là seulement, que peut se produire le miracle renouvelé de la Franc-Maçonnerie.

Ce miracle repose sur le Temporel, la construction des Temples, et vous poursuivrez avec intelligence, zèle et habileté le chantier qui désormais est le vôtre, celui du grand Bâtisseur qui vous a précédé.

Il repose aussi sur le Spirituel et vous saurez imposer la rigueur dans la pratique du Rituel, le suivi de la formation, idée-force de Claude CHARB., mise en œuvre de façon étincelante par Jean-Pierre PIL., l’attention due aux Apprentis et susciter, par votre bonhomie, la joie et la convivialité de l’agape.

Que Dieu vous garde, Très Respectable Grand Maître, vous, votre famille et l’immense famille des Frères qui vous aiment.

J’ai dit.

TRF Jean-Pierre SERV.

Grand Orateur

(Tenue de Grande Loge – 1er décembre 2007) 

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 14:19

racines du mal2

Parce que les discours sont toujours porteurs de « signaux » et que nous sommes souvent prisonniers de la faconde et du bagou, il nous faut relire certains textes d’hier à l’origine de certains des maux qui assaillent la GLNF aujourd’hui. 

Pour être plus lucide demain ? Lisons et relisons ces « morceaux de bravoure » tout emprunt d'une lexicologie maçonnique de bon aloi...serons-nous demain les dupes de ces mêmes mots ?

 

En déposant ici la clef du Temple qui vous était confiée, T.R.G.M. Claude Charbonniaud, vous n’entrez pas dans l’Histoire de notre Maçonnerie comme un Grand Maître du passé mais bien comme celui du Grand Passage.

Du Grand Passage d’un millénaire à un autre.

Et surtout d’un monde s’effaçant devant un nouveau monde naissant, et d’où les hommes de demain émergeront porteurs d’une civilisation nouvelle.

Civilisation née des blessures, du labeur, également de la foi de ses bâtisseurs : une civilisation engendrée par une explosion technologique aux applications bénéfiques prodigieuses que nous ne maîtrisons guère aujourd’hui.

Pas plus que nous ne maîtrisons les utilisations funestes qu’elle génère.

Tout reste à découvrir ou à inventer. Tout reste à bâtir.

C’est un défi exaltant mais démesuré.

La Maçonnerie ne peut pas se dérober à ce défi.

Vous aviez souligné que cette révolution technologique remettrait en question les valeurs qui structuraient notre foi en l’Homme. On ne passe pas impunément d’une société industrielle à un univers de microprocesseurs, pas plus qu’une modeste communauté ne peut devenir une Obédience de 30.000 Frères sans acquitter un droit de péage.

Votre élévation à la Grande Maîtrise vous confrontait à des problèmes nouveaux, à des difficultés causées aussi par notre forte et rapide expansion.

Les Obédiences de notre vaste famille planétaire connaissaient, également des turbulences. Elles aussi médiatisées.

 

En France, certains médias accablèrent la G.L.N.F. avec une agressivité étrange. Nos désordres - les premiers en 60 ans - étaient pourtant des tempêtes dans un verre d’eau comparés aux nombreux et bruyants scandales qui ébranlaient des obédiences françaises non régulières.

Des jugements sévères portés contre nous concernaient en fait … une trentaine de Frères indignes de leur tablier.

Lesquels radiés par vous, représentent statistiquement un Frère égaré pour 999 Frères irréprochables. Un sur mille !

Soyons réalistes : Quelle institution humaine compte en ses rangs moins d’un membre répréhensible sur mille ?

Les bilans des forfaits et des forfaitures qui accablent plusieurs des institutions de notre pays, et d’autres nations, sont autrement plus lourds et plus déshonorants.

 

Je ne serai pas le « passeur » car déjà nous abordons l’autre rivage où nous sommes désorientés, sans repères.

Mon rôle s’inscrira dans l’exploration d’une prospective, d’une anticipation permanente et dans le primordial sauvetage de nos valeurs fondamentales, tant morales que spirituelles, qui, nous le savons sont désormais en péril.

Je veillerai au strict respect des Règles de notre Régularité et également à l’exigeante nécessité de nous adapter à d’autres valeurs, nouvelles, inconnues. Au sein de cette société qui se créée, non sans désordres graves, et dont les membres sont en quête de nouveaux repères.

Nous marcherons ensemble à la rencontre des raisons d’espérer, d’agir. Nous savons les trouver dans l’égrégore et l’athanor de nos Temples, de nos rituels, de notre morale.

 

Au delà de cette quête maçonnique, mon rôle sera inévitablement celui d’un gestionnaire d’entreprise.

Gestionnaire vigilant et pointilleux. Notamment pour ce qui est des métaux qui nous sont confiés par nos Frères.

Gestionnaire d’une entreprise qui, aujourd’hui que vous m’en transmettez la clef, n’est plus ni petite ni moyenne.

Que nous le voulions ou non, toute institution humaine de cette dimension, serait-elle strictement initiatique, doit être gérée avec rigueur.

Fermant la porte d’un monde appartenant à l’Histoire, et ouvrant celle d’un monde inconnu, vous nous léguez les fruits nombreux de votre labeur.

Votre bilan est important. On en retiendra d’abord que vous avez mené à terme trois réalisations capitales : d’une part l’édification de notre grande Maison de Pisan, d’autre part la création et l’adoption des Statut Civils de notre Grande Loge, ainsi que notre nouveau Règlement Général.

On vous doit les consécrations des Grandes Loges du Sénégal, du Togo, du Bénin, de Russie, de Madagascar, du Maroc, d’Andorre, d’Afrique Orientale (Djibouti), du Cameroun, la Co-Consécration de la Grande Loge du Mali et de Guinée. Celle du District d’Ukraine, la reconnaissance de la Grande Loge de Roumanie et celle de Slovénie.

En France ce furent les constitutions des Provinces d’ Alpes Méditerranée, de la Grande Couronne, de Neuilly-Bineau, de Septimanie, de Guyenne et Gascogne, du Dauphiné-Savoie, de la Vallée-du-Rhône, de Brie-Champagne, et de Bourgogne Franche-Comté.

Ce furent enfin la reconnaissance du Grand Chapitre Français, la francisation de la Grande Loge de Maîtres Maçons de Marque pour la France, l’accréditation d’un Directoire Régulier des Loges Rectifiées, la reconnaissance du Grand Prieuré Rectifié de France.

Nous souhaitons que le Grand Maître d’Honneur que vous devenez aujourd’hui soit, à l’avenir, prodigue de ses conseils. Votre expérience des séismes nous sera utile.

 

Nous saluerons maintenant les quarante sept délégations des Grandes Loges étrangères venues d’Europe, d’Afrique, d’Asie, et d’Amérique.

Soyez les bienvenus, vous tous nos Frères. Votre présence nous va droit au cœur. Elle nous honore, et surtout réchauffe notre fraternité.

Notre joie de vous recevoir ne saurait occulter le deuil que portent tous nos Frères de la G.L.N.F. suite à l’abomination perpétrée le 11 septembre aux Etats-Unis et à l’infamie des agressions bactériologiques qui suivirent.

La statue de la liberté à New York, œuvre de notre Frère alsacien BARTHOLDI, est emblématique de la chaîne d’union liant les Etats Unis d’Amérique et la France, grâce aux illustres Francs-Maçons à l’origine de cette nation-phare : Benjamin Franklin, La Fayette, Rochambeau, l’amiral de Grasse-Tilly, l’amiral d’Estaing, Paul Jones, Georges Washington, et tant d’autres grands bâtisseurs de ce berceau de la démocratie.

Aujourd’hui nos pensées vont vers nos Frères combattant pour la défense de nos libertés si chèrement acquises.

 

Je terminerai en m’adressant à vous mes Frères de notre Grande Loge Nationale Française. Je le ferai avec ma logique et mon expérience. Et ma foi immuable en notre idéal.

Egalement, avec ma profonde affection.

Vous vous interrogez sur les turbulences que traverse notre Maçonnerie Régulière.

Deux questions vous préoccupent prioritairement :

1°) Connaissons-nous les causes de ces désordres ?

2°) Disposons-nous des moyens de les éradiquer ?

Je m’en tiendrai aujourd’hui à citer une seule de ces causes, récurrente source essentielle de nos disfonctionnements majeurs :

« …Manquements à l’Éthique, méconnaissance de l’Éthique, effritement, déliquescence, disparition de l’Éthique … »

La Maçonnerie trouve sa raison d’être dans la recherche du perfectionnement de l’Homme. C’est-à-dire d’abord dans l’élaboration et le respect d’une Éthique maçonnique. Or, notre Maçonnerie est gravement malade de son Éthique.

Pour de nombreux frères « L’Éthique, c’est la Règle que les autres ne respectent pas ».

A ceci près que nous sommes tous «  les autres »de quelqu’un d’autre. Et que l’Ethique n’est pas une Règle.

 

J’entends pallier cette carence qui menace notre Ordre : La majorité des Frères de la Grande Loge Nationale Française sont fiers de leur Obédience et de leur Régularité. Ils travaillent à l’épanouissement d’une Maçonnerie fidèle à la Tradition. Et dont l’Ethique restera la clef de voûte quoi qu’il puisse advenir.

 

Toutefois parmi les flèches qui nous blessent, beaucoup - hélas - proviennent de Frères appartenant à notre Ordre.

Lesquels à l’extérieur, y compris sur nos sites Internet, dénigrent et discréditent la G.L.N.F. Comme ils discréditeraient toute autre obédience dont ils seraient membres.

 

Je sanctionnerai ceux qui - par leurs actes, leurs paroles ou leurs écrits - compromettent notre Ordre ou qui compromettent leurs Frères, ce qui revient au même.

Afin de nous doter d’un dispositif efficace, j’étudie la création d’une Commission chargée d’étudier vos suggestions.

Laquelle enregistrera également vos doléances justes, en évitant de devenir un Bureau des Pleurs.

J’entends privilégier une transparence souhaitée par tous grâce à une structure de Communication extérieure mais également interne, mieux adaptée à nos nouveaux besoins.

Nous connaissons désormais le coût exorbitant de la confiance accordée a priori et dont nous n’étions pas avares.

J’en appellerai donc à une extrême vigilance, principalement au niveau du recrutement et des régularisations.

Ce qui implique un rejet réel, drastique de l’affairisme des Fraternelles de métiers. Ou de certains « clubs » dont la finalité nullement maçonnique en est en fait le dévoiement.

Ceux qui recherchent une Obédience fleurant bon le club affairiste et mondain, ou à l’opposé, l’école dogmatique, sectaire, intégriste ou non, perdront leur temps parmi nous.

Aucun Frère, ne pourra se prévaloir, de son grade et de sa charge en cas de faute grave contre l’éthique, ou de manquement à notre Règle en Douze Points.

Plus la charge et le grade seront élevés, plus la sanction sera exemplaire.

Je ne chipoterai pas non plus sur les audits indispensables.

Dans le cadre de nos Règlements, j’interdirai l’accès de nos Temples aux hommes indignes d’y pénétrer.

J’en chasserai ceux qui tromperont notre vigilance.

 

En 1992, j’ai quitté ma charge de Grand Maître Provincial de Provence. J’ai alors radié 72 Frères qui constituaient un danger potentiel avéré pour notre Obédience. Je l’ai fait sans que les médias ou la justice aient eu à s’en mêler. Nul n’entendit jamais parler de cette purge radicale et salutaire.

Comme par le passé, je sévirai sans état d’âme, ni mansuétude lorsque des Frères bafoueront les lois de la morale ou celles de la République.

Tout nous amène donc à créer intra muros un espace qui se situera aux antipodes du monde extérieur actuel. Et tout nous obligera à le protéger.

Bien entendu, dorénavant un Maçon ne peut plus vivre en marge du monde profane et feindre l’ignorer.

 

En terminant je vous rappellerai que notre Maçonnerie Régulière doit nous permettre d’atteindre l’état - d’accès difficile - mais nullement utopique, où nous nous reconnaîtrons en tant que Maçons authentiques :

* Où nous éprouverons plus de joie à être qu’à paraître.

* Plus de bonheur à donner qu’à recevoir.

* Plus de joie à savoir qu’à avoir et autant à chercher qu’à trouver.

J’entends donc privilégier tout spécialement notre développement spirituel et l’épanouissement de notre fraternité.

Ainsi que notre Ethique maçonnique qui en a grand besoin.

Enfin, je prendrai la mesure de l’expansion des détresses frappant de nombreux Frères et leurs familles. J’étudierai le fonctionnement de l’O.A.F. et les réformes éventuellement nécessaires pour leur apporter une aide plus efficace.

 

Mes Frères il serait discourtois envers nos invités d’évoquer plus avant ce vaste labeur qui nous attend.

Nous le traiterons lors de la Tenue exceptionnelle de l’Installation du Grand Collège.

Membres d’une seule très grande famille, quittons-nous ce soir en partageant ensemble les sentiments que nous éprouvons devant l’immensité des tâches qui nous attendent tous.

Je dis bien qui nous attendent tous.

A force de recevoir des honneurs, on finit par croire qu’on les mérite !

Je ne suis pas homme à confondre un honneur et une charge très lourde.

 

Le bien fondé de l’honneur que m’accorde votre confiance se mesurera, plus tard, à la lecture du bilan.

Quant aux obligations et aux devoirs, je les assume depuis trente quatre ans, ils seront désormais simplement plus lourds.

 

A la Gloire du Grand Architecte de l’Univers.

Paris La Défense, le 1er Décembre 2001.


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Published by Sturm und Drang - dans Paroles de FF
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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 11:13

racines du mal1

 

Parce que les discours sont toujours porteurs de « signaux » et que nous sommes souvent prisonniers de la faconde et du bagou, il nous faut relire certains textes d’hier à l’origine de certains des maux qui assaillent la GLNF aujourd’hui. 

Pour être plus lucide demain ? Lisons et relisons ces « morceaux de bravoure » tout emprunt d'une lexicologie maçonnique de bon aloi...serons-nous demain les dupes de ces mêmes mots ?

 

La Déclaration de Juan les Pins

15 décembre 2000

T.R.F. JEAN-CHARLES FOELLNER

Député Grand Maître de la G.L.N.F.

 

Mes Très Chers Frères,

 

En premier lieu, j’attirerai votre attention sur un constat qui fait mal mais qui est une réalité incontournable :

Au sein de la Province Alpes Méditerranée travaillent plus de 2000 Frères. Ils représentent plus de 7% des effectifs de la GLNF.

Néanmoins, plus de 80% des “ affaires ” qui accablent présentement notre GLNF, émanent de cette même Province.

Ceci tant dit, la situation dans laquelle la Province se trouve aujourd’hui, ne nécessite l’irruption ni d’un Zorro, ni d’un Terminator, et moins encore d’un médecin légiste.

Simplement, l’intervention d’un Franc-Maçon blanchi sous le harnais et rompu depuis près de trente cinq années, aux arcanes, aux grandeurs et aux misères de la Franc-Maçonnerie, et qui soit lui-même indépendant, sans parti pris. Et - cela va de soi - totalement inattaquable comme profane et comme Maçon.

En tant que Député Grand Maître de la Grande Loge Nationale Française, j’ai été chargé par le Grand Maître de cette mission d’intervention avec carte blanche. Mission que je partagerai avec tous ceux d’entre vous qui le voudront bien.

 

Nous devons d’abord déterminer :

Comment et pourquoi nous en sommes arrivés là. Quelles sont les causes.

Et aussi, qui sont les responsables et les coupables.

Savoir - ensuite - comment nous parviendrons à refaire, de cette Province blessée, que j’avais eu à diriger durant neuf ans, le beau fleuron de notre obédience qu’elle était encore, voici peu d’années.

Parallèlement aux malheurs qui frappent cette Province et la GLNF par voie de conséquence, nous voyons dans le même temps, de graves scandales qui détruisent la classe politique française, qui traduisent en justice des chefs d’entreprises importantes, des hauts fonctionnaires, des policiers, des membres des Forces Armées, des prêtres. Et même des magistrats.

 

Ces énormes scandales profanes, généralisés, quotidiens, ne doivent pas nous inciter à banaliser nos propres dérives maçonniques, même si celles-ci sont  - finalement - peu nombreuses.

Ils doivent au contraire nous amener à y mettre un terme sans délai. Et, quel qu’en soit le prix à payer.

Nous savons trop – désormais - ce que coûtent le laxisme et la langue de bois.

Le niveau zéro de la Maçonnerie

 

Les “ affaires ” et les mises en examen qui ébranlent les fondations de notre Province Alpes Méditerranée révèlent des dysfonctionnements d’une extrême gravité. Et, d’invraisemblables manquements à nos idéaux et à nos règles maçonniques les plus fondamentales et les plus respectées.

• ce sont des compromissions politiques totalement incompatibles avec les responsabilités maçonniques,

• c’est l’affairisme et la cupidité de certains qui violent quotidiennement notre règle en douze points

• ce sont les ambitions mégalomaniaques, la volonté de puissance

• c’est le goût immodéré pour le paraître au mépris de l’être,

• la boulimie de l’avoir et l’anorexie pour le savoir

• c’est l’égoïsme sans frein, c’est même le tout-à-l’ego.

Ce pitoyable bric-à-brac profane, pénétrant dans nos temples à l’insu de notre vigilance, nous amena là où nous sommes aujourd’hui.

 

Avec, en prime, la “ cordonnite ”, ce mal bien de chez nous qui répand la bêtise et la rancœur et oblige à des dépenses pour les brosses à reluire.

C’est qu’à force de recevoir des honneurs, des charges, on finit par croire qu’on les mérite. Ce qui est plus grave, c’est qu’on finit par croire que les autres, ceux qui n’en reçoivent pas, ne les méritent pas !

 

Le jour où nous aurons admis qu’une nomination, une fonction hiérarchique même et surtout aux plus hauts niveaux est, non pas un honneur, et encore moins un droit, mais un devoir, une charge, une responsabilité qui nous engage aux yeux de tous nos Frères, ce jour-là, la Maçonnerie reprendra sa marche vers la Lumière.

 

Certains s’indignent douloureusement de l’opinion désastreuse que peuvent avoir, à l’encontre de notre GLNF, la presse, les médias, la justice, et une partie de l’opinion. Ils s’estiment mal-aimés, incompris, rejetés.

 

Rafraîchissons sommairement leur mémoire

Tout commence par les affaires imputées à Michel Mouillot. Première erreur : nous n’avons pas compris que ce cas - isolé - était peut-être l’arbre qui dissimulait la forêt, du moins d’autres arbres.

Le suspectant, aurions-nous pu éviter les scandales qui suivirent ?

Nous allons voir que, paradoxalement, rien n’est moins sûr.

 

Rappel nécessaire de quelques cas exemplaires :

• un VF « cartomancienne » opérant sur Minitel, sous le nom d’Alexandra, était en fait un homme. Lequel ponctionna énormément les cartes bleues de ses clientes avant de prendre ses quartiers à la prison de Grasse. Il s’agissait en fait d’un Vénérable de notre Province,

• un VF pédophile (intègre), lui aussi à la prison de Grasse,

• un Frère arroseur de salades (et arrosé), amateur d’armes à feu,

• un Député Grand Porte-Glaive, policier, passionné de fichiers protégés, mais agissant à l’insu de son plein gré,

• un Frère avocat condamné et suspendu pour escroqueries,

• un Député Grand Directeur des Cérémonies receleur-fourgueur de titres au porteur volés,

• un Frère pratiquant de juteuses extorsions de fonds chez des commerçants,

• plus quelques autres.

Ces fossoyeurs de notre fraternité et de notre honneur seraient devenus les fossoyeurs de la Maçonnerie si nous ne nous étions pas réveillés à temps.

« C’est la faute aux enquêteurs de nos Loges - ils devraient être plus vigilants avant l’initiation de ces profanes ! »

C’est aller vite en besogne, cette affirmation est même passablement ridicule. Dans un grand nombre de ces cas, nous n’avons aucune responsabilité. A ce niveau même la consultation illicite des fichiers du STIC serait inutile.

C’est tout simplement qu’avant de devenir pédophile on ne l’est pas. Mais - il y a un commencement à tout - quand on le devient, lorsqu’on porte un tablier, qui saura que le porteur de tablier est entre temps devenu pédophile ?

Avant de devenir  «  cartomancienne », un VF exerçait la profession de beaucoup d’entre vous, commerçant, représentant, fonctionnaire. Le drame c’est qu’il est devenu « cartomancienne » et escroc (l’avenir dans les cartes bleues) alors qu’il portait un tablier de Passé Maître.

L’application du principe de précaution était-il possible ? Évidemment non.

Pour d’autres, hélas, leur cas implique notre entière responsabilité.

Un Frère radié du GO pour motifs graves demande sa régularisation à la GLNF. Une Loge parisienne rejette sa candidature après trois enquêtes négatives et fait suivre le rejet à qui de droit à Paris.

Le « rejeté » est régularisé dans une Loge de votre Province et, de retour à Paris, il grimpe aux sommets de la hiérarchie dans un délai digne du Livre Guinness des Records.

En… mai 2000, il est pris en flagrant délit et inculpé.

De Mozart et Victor Schœlcher, de Bartholdi et Kipling à Marcel la salade, que de chemin parcouru !

A ce niveau, nous devons nous interroger :

Comment avons-nous pu supporter tout cela si longtemps ?

 

C’est la faute à Pisan !

Le poisson pourrit toujours par la tête. Certes. Et le piéton par les pieds. Regardons-nous un instant.

Vous savez tous que nous ne pouvons plus, aujourd’hui, laisser au vestiaire des décors dans une mallette, une épée flamboyante, un maillet, sans que ces objets sacralisés ne se volatilisent dans l’heure ?

A Pisan, devant le grand temple Jean Mons, un écriteau prévient : « La maison n’est pas responsable des objets déposés au vestiaire » (sic).

Ignorez-vous que certains Vénérables, très rares certes, disparurent avec le Trésor de leur Loge ? Et le Tronc de la Veuve en prime…

Avant d’accuser, systématiquement, les chefs de l’Appareil, en amont, ne devrions-nous pas avoir le courage de balayer en aval, devant nos temples et nos parvis ?

 

C’est la faute des médias !

Nos scandales furent d’autant plus difficiles à supporter que la presse, les médias, qui publièrent des informations obligées sur ces affaires, eurent droit à nos invectives : « Presse à scandales ! Journalistes en mal de copies ! Tout ça n’est qu’un tissu de diffamations, de mensonges ! Faisons des procès ? Etc. »

Nombre d’entre vous finirent par croire que nous étions des martyrs. Alors que nous étions coupables de laxisme.

Et d’abus de langue de bois. C’est la faute au procureur !

Lorsqu’un Procureur déclara que des dossiers d’instructions judiciaires disparaissaient et que des réseaux maçonniques y étaient peut-être pour quelque chose, là, ce fut un tollé maçonnique, et il se prolonge encore aujourd’hui :

« Ce Procureur s’acharne contre la GLNF… C’est de l’anti-maçonnisme primaire… »

Pour faire bonne mesure, on ajouta même qu’en se rendant à une Tenue blanche du G.O. il montrait qu’il voulait la perte de la GLNF (sic).

C’était occulter un peu vite que ce Procureur avait déclaré à la presse qu’il se rendrait également à la GLNF si on l’y invitait.

De toute façon, on aimerait que nos imprécateurs nous disent quand, en quelle déclaration, ce magistrat aurait outrepassé ses fonctions, ses droits, ses devoirs ?

En l’occurrence, nos attitudes sans issue sont un réflexe normal : on nous veut du mal, on nous jalouse parce qu’on est les meilleurs et les seuls réguliers.

Et parce que bientôt nous serons les plus nombreux, les plus forts. Certains croyant encore qu’ils parviendront à la puissance et à la fortune par la Franc-Maçonnerie.

Pendant ces gargarismes, nous gagnons du temps - pour mieux sauter.

Aujourd’hui, toutes ces gesticulations dérisoires ne sont plus de mise.

 

D’abord un audit comptable

L’heure du bilan est venue.

Il est indispensable en priorité de mettre tout à plat, d’apurer les comptes, de procéder à un audit comptable présentant toutes les garanties nécessaires.

L’argent des Frères est un dépôt sacré. C’est le fruit de leur travail.

Et un lourd sacrifice pour nombre d’entre eux et pour leur famille.

Ils doivent jouir du droit de savoir quel usage est fait de leur argent.

Une transparence normale, et l’accès aux comptes pour tous les Frères est la garantie du respect de nos règles fondamentales.

La Maçonnerie n’est pas la propriété de quelques uns d’entre nous, mais de tous les Frères qui en sont l’âme et qui la font vivre.

La Chaîne d’Union, c’est aussi cela.

 

Au contraire, la non-transparence, l’occultation des comptes, la langue de bois surtout, génèrent inévitablement le soupçon, la calomnie et, finalement, la diffamation.

Et, engendrent les graves effets pervers que nous savons.

C’est pourquoi, à la suite des résultats de l’audit comptable, je porterai à votre connaissance les éventuels gâchis ; les malversations ou les abus relevés, s’il en existe.

Je ne serai guère enclin à la mansuétude car un Maçon porte un Tablier pour servir la Maçonnerie.

Nullement pour s’en servir.

Et mois encore pour se servir.

Ensuite les sanctions s’imposeront

Parallèlement, il nous faudra dresser un état administratif des lieux, analyser les conséquences des inconséquences, mesurer les dégâts.

Nous ne pouvons plus laisser impunément 1% de brebis galeuses compromettre 99% de Maçons honorables qui respectent leur tablier et dont le parcours, la quête initiatique est l’objectif principal.

Certains rétorqueront, non sans quelque raison, que dans notre Province, celle que l’on montre présentement du doigt, tout se résume en fait à une vingtaine de mises en examen.

Inculpations folkloriques, ou exécrables, mais à une vingtaine tout au plus.

Le docteur Tantmieux dira que 20 sur 2000 cela fait 1% de dévoyés. C’est moins que partout ailleurs.

Le docteur Tanpis dira, lui, que c’est 1% de trop.

Je lui donne raison. Il faut donc éliminer les Frères dévoyés.

Ceci étant dit, vous devez toutefois garder à l’esprit que la notion de « règlement de comptes » n’appartient pas au langage maçonnique. Ce type d’actions n’aura donc pas sa place dans nos travaux.

Pas plus que ne l’aura la présomption de culpabilité.

L’ouverture de la chasse aux sorcières n’est pas pour demain.

Les décisions qui seront prises le seront sur des faits établis, corroborés, avérés, seulement sur ces faits. Mais sans états d’âme ni faiblesse.

Après identification des coupables, ou des responsables des scandales qui nous accablent, et l’exécution des sanctions décidées, nous aborderons les causes.

Toutes les causes, car éliminer les responsables du cancer qui nous ronge sans détruire les causes de ce cancer, serait une tartufferie qui ne règlerait rien. En tous cas, une perte de temps. C’est que mentir partout, toujours et à tout le monde, n’est pas dépourvu de dangers.

Enfin, et ce ne sera pas la moindre de nos tâches, il conviendra de mettre en place des structures nouvelles afin que nous soyons assurés d’une garantie essentielle à la pérennité de notre obédience :

Plus jamais ça !

 

On nous dit que dehors la démocratie est en danger.

Nous, nous savons désormais qu’ici c’est la Maçonnerie qui est en péril. La dictature des minorités, quand elles sont nulles et nuisibles, est le pire ennemi de l’homme.

Nous séparerons les faits liés à la gestion de votre Province des faits touchant notre Obédience sur un plan général.

Les erreurs et les fautes commises ici serviront à fabriquer des vaccins et des clystères que l’on administrera ailleurs.

Elles serviront aussi à verrouiller les portes trop nombreuses qui ouvrent sur des voies sans issue maçonnique.

Le Dalloz n’est qu’une lumière de parvis, mais c’est une lumière

Nous rappellerons à tous notre Obligation Sacrée, votre serment d’un absolu respect des Lois de la république, base même de la Franc-Maçonnerie.

Les parjures à ce serment doivent être éliminés et le seront.

Et si certains furent provisoirement tolérés au sein de notre sainte fraternité, ce fut une erreur majeure que nous ne renouvellerons pas. Notre Grand Maître a dit et répété que l’homme qui ne respecte pas les lois de notre pays n’a pas sa place dans nos temples. Cela est parfaitement clair.

 

Une refondation appelle tous nos Frères bâtisseurs

Un homme seul ne peut rien reconstruire de durable.

 

Vous tous mes Frères, Francs-Maçons authentiques et majoritaires de cette province, devrez m’aider. De toutes vos forces, de toute votre foi dans le Grand Architecte de l’Univers.

D’abord, par la mise en application de la Règle en Douze Points qui renferme toutes les solutions à tous nos problèmes passés et présents.

Application qui est certes plus facile à décider qu’à mettre au quotidien.

Etant entendu que ceux qui ne peuvent ou ne veulent la respecter n’ont rien à faire parmi nous.

 

La Maçonnerie n’est pas faite d’orients où s’entassent des porteurs de tabliers et de décors clinquants, ni faite de cérémonies solennelles, pas plus que de l’agitation des colifichets de la vanité humaine.

La Maçonnerie, mes Frères, vit, prospère ou meurt, dans les Loges. Or, la Loge n’existe pas sans ses Frères entourant leur Vénérable.

Aux Vénérables Maîtres en chaire je dirai ceci :

Vous êtes l’âme de la Loge. Sa pierre angulaire. Et vous êtes son garant. Vous avez accepté une charge très lourde exigeant beaucoup de temps et un investissement intellectuel et affectif considérable.

Sachez que certains ne vous rateront pas, car tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voudraient faire le contraire, et surtout la grande armée des gens d’autant plus sévères qu’ils ne font rien du tout.

Hélas, parfois il y a erreur sur le Vénérable Maître.

Pour votre gouverne, je vous citerai seulement l’exemple d’une Loge où une cinquantaine de Frères travaillaient en formant une Chaîne d’Union et un égrégore permanents. Le bonheur en prime. Et beaucoup d’amour au quotidien.

L’année suivante, après changement de Vénérable, il en restait treize. Lesquels se demandaient ce qu’ils faisaient là.

Enfin, je vous aiderai par tous les moyens dont je dispose pour la reconstruction des fondations qui eurent à souffrir des égarements inadmissibles de Frères égarés ou dévoyés.

Aujourd’hui même, nous nous réunissons tous autour de nos idéaux de fraternité, de droiture et de générosité.

Nous nous mettrons en route pour un pèlerinage aux sources.

A nos sources.

 

La fin du silence

De nombreux Frères sont convaincus qu’ils jouissent d’un droit imprescriptible et inaliénable : le droit de se taire.

Alors que certains pensent qu’ils possèdent - eux - le droit de faire taire les autres, estimant qu’ils n’ont de comptes à rendre à personne.

Quand on est sûr d’avoir raison on n’a pas à dialoguer avec ceux qui ont tort !

Dès aujourd’hui, nous mettrons un terme à ce malentendu aberrant susceptible de nous mener vers des situations calamiteuses.

 

Dans cette province nous avons pu voir des Frères rappelés à l’ordre dès lors qu’ils posaient avec courtoisie des questions sensées mais dérangeantes.

En cas de récidive, c’était la suspension, dans un mélange d’excommunication, d’exorcisme et d’exécution sommaire.

Circulez ! Nous n’avons rien à vous dire !

 

Le tort des Cassandre est d’avoir raison trop tôt, avant tout le monde, et de ne contenter personne.

Ces Frères - lucides - discernaient parfaitement dans notre non-transparence les dangers qui guettaient la Province. Et notre Obédience.

Plusieurs Frères furent même amenés à démissionner, ce qui est d’une extrême gravité.

Chacun d’entre vous, désormais, pourra librement poser les questions d’intérêt maçonnique qu’il jugera utile de poser.

A commencer - ici même - aujourd’hui.

Nous nous ferons un devoir de vous apporter les réponses que vous êtes en droit d’attendre. Que vous êtes tous en droit d’exiger.

Sous le regard bienveillant du Grand Architecte de l’Univers, et en nous aidant nous-mêmes, nous repartons donc vers des lendemains plus lumineux.

 

Avant de vous laisser la parole, puis de clore cette tenue de Grande Loge, je vous dirai qu’afin de permettre aux Frères de la Province Alpes Méditerranée de travailler à nouveau dans le calme et la sérénité, je suis amené à prendre les dispositions suivantes :

 

Concernant le Collège Provincial Actif

A compter de ce jour, ce collège est dissous dans sa totalité.

Je procèderai à la constitution d’une nouvelle équipe dès que tout aura été mis à plat.

Concernant la Trésorerie Provinciale

La banque a été avisée par les soins du Grand Trésorier National sous la forme recommandée avec A/R que le compte fonctionnera dorénavant sous ma signature, les autorisations de signatures des Frères Christian Phil. et Jacques Poe. ayant été supprimées.

Les autres signatures, c’est-à-dire celles des VV.MM. et des Trésoriers des Loges restent bien entendu valables. Il n’y a donc aucun changement en ce qui concerne la gestion et le fonctionnement des comptes des Loges.

La Grande Trésorerie Provinciale va être prise en mains par le Grand Trésorier de la province de Provence, le RF Patrick Ro.

Ce dernier, expert-comptable de son état, travaillera sous ma direction en ce qui concerne votre Province.

Il interviendra gratuitement, sans émoluments et sans honoraires, comme c’est le cas pour l’ensemble des Provinces de la GLNF.

Comme je l’ai déjà précisé, les comptes de votre province feront l’objet dans les prochains jours d’un audit diligenté par mes soins. Je prendrai à mes côtés le Grand Trésorier National et surtout le Contrôleur des Comptes National qui viendra de Paris pour faire les vérifications d’usage. De même, je donnerai mission à un expert-comptable non Maçon d’auditer ces mêmes comptes.

Bien entendu, il s’agit là uniquement de rassurer d’une part le Conseil d’Administration de la GLNF mais aussi les membres du Souverain Grand Comité. Mais également les Frères de cette province.

Enfin, à compter de ce jour, il est fait interdiction aux Loges de la Province de verser ou virer des sommes à l’association AHCAM et ce jusqu’à nouvel ordre dont vous serez avisé par mes soins.

 

Concernant le Grand Secrétariat Provincial

Le Grand Secrétaire provincial de Provence, le TRF Jack Léger, est chargé du suivi des dossiers en cours et à venir.

Il tiendra une permanence sur place à Nice en fonction des accords que nous pourrons passer avec le président de l’AHCAM.

Tout ce qui concerne les dossiers d’initiation, de passage, d’élévation, réintégration, dispenses, etc. passera par le TRF Jack Lég.

Tous les VVMM recevront une lettre, qui partira dès demain, précisant la marche à suivre tant en ce qui concerne le secrétariat que la trésorerie avec numéros de téléphone et les personnes à joindre.

 

Concernant l’AHCAM

Je me mettrai en relation avec le Président de cette association pour convenir du meilleur moyen pour procéder à une vérification comptable, non pas de l’association - qui n’a rien à voir avec la GLNF, cette association ayant une personnalité propre - mais des sommes versées par la GLNF à celle-ci et de l’usage qui en a été fait.

 

Concernant Cœur Assistance

Je recevrai les responsables - l’ancien et le nouveau - afin qu’ils m’expliquent également le fonctionnement financier et les rouages de cette partie importante de notre fraternité.

 

Concernant la partie Maçonnique de l’ensemble de la Province

Le TRF Jean-Pierre Serv., Grand Maître provincial de Provence, a été chargé par mes soins de régler tous les problèmes qui pourraient apparaître dans les semaines à venir.

J’insiste sur le fait que j’ai toujours prôné la transparence dans l’ensemble des systèmes où je me suis investi, qu’il s’agisse d’associations, de sociétés commerciales ou autres institutions. On y gagne à pouvoir par la suite dire ce que l’on pense à haute et intelligible voix et à obtenir des réponses claires.

Rien ne se fera désormais sans vous ni à votre insu.

Je m’engage ici, aujourd’hui, à vous rendre compte de mes investigations d’ici à quelques semaines. Comptez sur moi pour aller rondement, ceux qui me connaissent savent que j’ai une sainte horreur des affaires qui traînent. J’ai, par ailleurs, d’autres chats à fouetter.

Je tiens tout particulièrement à ce que cette Province redevienne ce beau fleuron de notre GLNF, qu’elle était encore voici peu d’années.

 

Pour en terminer, je vous dirai que la tâche qui nous attend tous ne peut aboutir sans votre volonté et votre courage.

Mais, d’abord, votre lucidité.

Flaubert, chagrin, disait que l’avenir est ce qu’il y a de pire dans le présent.

Je dirai au contraire qu’en l’occurrence c’est ce que nous avons de plus beau.

Si la Franc-Maçonnerie existe, c’est qu’elle correspond à un besoin.

Nombre d’hommes, dans la relativité des opinions et la fragilité des certitudes, ne trouvent aucune réponse à leur attente au sein des formalismes religieux, politiques, ou dans les doctrines morales ou sociales.

La Maçonnerie leur apporte plus de lumière.

Et l’espérance d’un peu de sagesse, sur une planète en danger de désastre et dans une civilisation à la dérive.

La Maçonnerie, « c’est l’association fraternelle d’êtres persuadés que la bonne volonté, la solidarité, la loyauté amènent l’homme à pouvoir faire quelque chose pour l’homme - le portent vers une intelligence des choses, un amour de l’autre, une charité qui donnent un sens à l’existence de celui qui s’élève vers cet état ».

Ce besoin porte en lui-même sa grandeur mais aussi sa contradiction : d’un côté l’intégration de l’homme dans un milieu communautaire, de l’autre tel qu’en lui-même, l’homme solitaire, mais libre, conscient et perfectible.

Ce qui vient de frapper notre Province n’est ni l’ouragan du siècle, ni une tempête dans un verre d’eau.

Seulement l’intrusion de visiteurs très malfaisants qui causèrent beaucoup de dégâts parmi nous.

Le mot « Frère » est porteur de bonheur et vous n’avez pas perçu que ces «  Frères » imposteurs apportaient le malheur.

Soyons économes de notre mépris à cause du grand nombre des nécessiteux.

Il ne vous reste plus, avec l’aide du Grand Architecte de l’Univers, qu’à réapprendre à vivre en Maçons - mais en Maçons vigilants.

N’oubliez jamais que, si une institution humaine était infaillible, cela se saurait !

Hugo aura le mot de la fin :

« Savez-vous quelle est notre maladie ? c’est l’utopie. Et savez-vous quelle est la vôtre ? C’est la routine. L’utopie, c’est l’avenir qui s’efforce de naître. La routine, c’est le passé qui s’obstine à vivre : aime mieux le mal d’enfant que le mal de mort ».

D’un côté la résignation qui est un aboutissement, de l’autre une espérance où tout reste à construire.

 

Aujourd’hui, mes Frères, les premières lueurs que vous voyez poindre sont celles d’un crépuscule de l’aube.

Au travail. Nous avons du pain sur la planche.

Je vous remercie de votre attention.

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Published by Strum und Drang - dans Paroles de FF
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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 23:27

RMRREAA

 

Nous sommes confrontés depuis des mois à une crise sans précédent et nous nous trouvons sans doute aussi à un moment historique de la maçonnerie française.

 

L’éloignement des valeurs universelles et intemporelles qui sont la substance même de notre démarche s’accompagne désormais de la suspension des relations internationales qui fondaient notre choix de travailler au sein de la GLNF, ce qui entraîne des conséquences pratiques immédiates, telle que l’impossibilité d’être reçu dans la plupart des Grandes Loges Européennes reconnues, notamment par la Grande Loge Unie d’Angleterre.

 

A cela s’ajoute la rupture de notre obédience avec les juridictions qui participent à l’authenticité de notre démarche maçonnique dans la pureté de nos rites respectifs.

 

Face à cette situation, les maçons écossais ne sauraient demeurer passifs, et nous ne pouvons hésiter davantage entre l’action et l’asservissement.

 

L’alternative qui nous est offerte est soit de nous replier sur nos loges respectives en sachant que nous serons vite rattrapés par une maçonnerie d’apparat dont nous ne voulons plus ; soit de créer les conditions d’un retour à une authentique maçonnerie, fondée sur le travail et la spiritualité.

 

Dans ce cas, nous rejoignons et nous soutenons l’initiative prise par un Vénérable Maître de Tours qui a entrepris de créer l’Union des Loges Régulières Françaises dont l’objet est de constituer une structure d’accueil des maçons attachés à la régularité et à la reconnaissance.

 

Cette association n’interdit évidemment pas de rester membre de la GLNF puisqu’elle s’inscrit prioritairement dans un processus de refondation de celle-ci ; toutes les tentatives internes ayant à ce jour échouées.

 

Nous ne pouvons cependant exclure l’hypothèse où les prochaines échéances, par nature profanes et aléatoires, nous fermeraient cette perspective ; par exemple en raison du maintien jusqu’en décembre 2012, voire au-delà, de la gouvernance démissionnaire depuis le 21 janvier 2011, sous prétexte d’une dissociation artificielle et contre-nature des fonctions de Grand Maître et de Président de notre obédience.

 

D’ores et déjà l’ULRF a décidé de se structurer en constituant une unité spécifique à chacun des rites pratiqués.

 

Les loges du rite français viennent d’annoncer la création, dans ce cadre, de la Maison des Maçons Réguliers du Rite Français dont le but est de retrouver l’esprit qui imprègne ce rite et la reconnaissance des Grandes Loges Européennes.

 

De très nombreuses loges réparties dans toute la France ont dès à présent voté à la majorité qualifiée de 2/3 une déclaration suspendant provisoirement, comme l’a fait la Grande Loge Unie d’Angleterre, les liens maçonniques avec la GLNF, mais en maintenant le lien associatif avec l’espoir de pouvoir participer activement et rapidement à sa refondation. Chaque jour de nouvelles déclarations viennent s’agréger aux précédentes.

 

Ayant accepté en accord avec l’ULRF d'assurer la direction de la section du R.E.A.A, j’appelle tous les maçons du Rite Ecossais Ancien et Accepté à rejoindre, dans un même mouvement, le Rassemblement des Maçons Réguliers du REAA qui devient ainsi une composante importante de l’ULRF.

 

Cette solution permettra de préserver la pureté et l’authenticité du Rite Ecossais Ancien et Accepté, menacé, comme les autres rites, d’un syncrétisme qui en dénature le sens, et de renouer les liens internationaux qui ont toujours été l’une des spécificités de notre obédience.

 

Très fraternellement.

Charles TORDJMAN

 


PS : Nous vous invitons à parcourir le Site de l'ULRF qui dispense toutes les informations nécessaires et les réponses aux principales questions dont : "Comment adhérer à titre individuel et au titre de la Loge".

 

PPS : Nous rappelons avec insistance que cette adhésion ne contrevient en rien à notre qualité de membre de la GLNF !

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Published by myosotislutece - dans Contributions Refondation
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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 12:30

Menteurliargllnf

 

Trouver le maximum de synonymes pour désigner le vilain petit François qui a menti !

 Menteur

Charlatan

Fabulateur

Imposteur

Mensonger

Mystificateur

Mythomane

Affabulateur

Faux

Hâbleur

Vantard

Trompeur

Hypocrite

Bluffeur

Esbroufeur

Bonimenteur

Tricheur

Dupeur  

Pipeauteur,...

 

En prétendant, entre autres contrevérités dans sa dernière Brèves (!), avoir reçu un soi-disant soutien des Grandes Loges Africaines  et notamment que « Lors de la célébration du 50ème anniversaire de la Grande Loge d’Afrique du Sud, à Cap Town en août 2011, la délégation de la GLNF a été reçue avec d’exceptionnelles marques de Fraternité et d’affection. », le petit François Stif. sera mis au piquet.

La vérité est toute autre, comme le dévoile le blog « L’express - La Lumière » et l’article témoignage du Myosotis PACA.

Nous vous l’avions rappelé ici même, l’Afrique va certainement nous apporter des révélations...très Fraternelles !

Ce mensonge venant s’ajouter à de multiples précédents et compte-tenu du comportement indiscipliné de ce garnement, son exclusion doit être prononcée très rapidement.

 

Et, lorsque notre petit ami ose écrire :

« Cette manifestation a permis un dialogue chaleureux et direct avec le Grand Maître de la Grande Loge de Turquie qui a dissipé les malentendus qui s'étaient installés avec cette centenaire et très importante Grande Loge. »,

nous avons envie de lui citer ce proverbe turc, histoire de lui demander...de se taire ! 

La langue d'un muet vaut mieux que celle d'un menteur.


Oui, vraiment, notre premier devoir de rentrée est de mettre ce petit menteur éhonté à la porte !


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Published by Hiram le Rouge - dans Actualités GLNF
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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 17:30

  IndignésPisan1

 

Décidément, les Frères semblent réellement et concrètement déterminés.

Non seulement, ils l’écrivent mais ils le manifestent.

 

A 3 jours (symbole...quand tu nous tiens !) de l’audience de la Cour d’appel, c’est une formidable mobilisation qui prend chaque jour un peu plus d’ampleur.

 

L’Ex Guide auto-éclairé du 3ème étage de la rue Christine de Pisan doit sentir ses fenêtres trembler sourdement de la rumeur des Frères.

C’est à l’entrée même de la GLNF que désormais le bon droit se manifeste.

Discussions avec les Frères moins informés, distributions de TRACTS, présence sereine sur les lieux et entretiens avec les Vénérables Maîtres en amont des Installations, tel est le programme des « Indignés ».

 

Preuve que l’opposition s’organise, le premier tract a été amendé, du fait d’un courant plus radical souhaitant que les intimidations de l’Ex et de son chien de garde Jean-Michel Balo. restent lettres mortes.

Ainsi, les Vénérables Maîtres, gardiens de la transmission, souhaitant tenir leurs cérémonies comme prévues sont invités à le faire.

Ne reconnaissant pas la clique granguignolesque des provinciaux actuels, peu leur chaut d’être « excommuniés » puisque les oukazes de l’Ex Guide auto-déclaré et de ses serviteurs n’ont aucune valeur !

 

Aussi, mes Frères, rejoignez l’initiative des « indignés » et donnez un peu de votre temps afin de participer activement au départ de François Stif. de la GLNF.

 

Vous pouvez contacter directement indignezdepisan@gmail.com  et indiquer le créneau de manifestation auquel vous souhaiteriez participer.

 

Par ailleurs, nous soutenons les installations qui s’opposent à la mainmise d’une hiérarchie administrative inique et dévoyée et à leur entrée dans le Temple avec leurs décors usurpés.

En cas de besoin, faites-le nous avoir en contactant : ml.instalglnf@gmail.com

 

Mes Frères, c’est en restant solidaires, actifs et mobilisés que nous accomplirons notre devoir de Refondation. 


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Published by myosotislutece - dans Actualités GLNF
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