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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 13:33

grandcomite

 

"L’odieux est la porte de sortie du ridicule."  Victor Hugo

 

Que dire de la dernière initiative stupide de l’Ex Gourou auto-déclaré de créer un Grand Conseil « dans le cadre de la nécessaire évolution des modalités de fonctionnement de la GLNF » (sic) et révélée par le blog La Lumière - L’Express ?   

Celui qui s’est mis à dos l’ensemble Grandes Loges Régulières de le Terre, celui qui est honni de milliers de Frères, celui qui s’est tourné en ridicule à jamais auprès de l’ensemble des institutions maçonniques, des medias et du grand public cherche encore à faire parler de lui...au lieu de se taire et de quitter une association qui ne veut plus de lui.

Hélas, il entraîne avec lui des Hommes dont certains ont été considérés comme des Frères (d’autres non, mais c’est une autre histoire).

Ainsi, il est consternant de voir des hommes accepter une pseudo supposée responsabilité dans un « machin » inutile orchestré par un « démissionnaire » alors que tout a été dit et dévoilé sur les turpitudes de l’Ex GM et de ses manœuvres pour dilapider notre belle Fraternité.

Devenant, par leur aveugle acceptation, les représentants du fascisme outrancier et antimaçonnique de l’ExGM, ils seront forcément assimilés à des collaborateurs pour ne pas dire complices.  

Dommage que la clairvoyance vous manque, mes Frères, car vous voici « mouillés » par l’accord que vous avez donné à cette initiative.

Vous vous mettez au ban de la GLNF, et de la Franc-Maçonnerie en général, et entamez sérieusement le capital de Fraternité dont vous disposiez, notamment dans la perspective de la Refondation de notre Obédience.

Aussi, en guise d’avertissement et d’électrochoc que nous souhaitons salutaire, nous diffusons cette liste de profanes égarés en franc-maçonnerie et qui devrons rendre des comptes sauf s’ils reconsidèrent rapidement leur position et démissionnent.

 

Voici la liste des participants à cette initiative proprement ridicule :

  • François STIF.         
  • Jean-Charles FOEL.
  • Alain CAN.
  • Dominique LE GUER.
  • Daniel JACQ.
  • Jean BOISS.
  • Jean-Marie GUIS.
  • Jean-Michel BALO.
  • Bertrand HEYR.
  • Philippe TARD.
  • Etienne LATRE.
  • Marc RIVOL.
  • Antoine JANKO.
  • Jean-Paul DUPI.

Nous n’accolons pas à ces noms les sempiternels TRF puisque ces hommes ne sont pas ou plus des Francs-Maçons, ni l’office qui leur a été décerné, ni le rôle qu’ils sont censés jouer dans cette mascarade...

C’est pitoyable et le signe manifeste que l’Ex Guide auto-éclairé doit quitter à jamais notre obédience.


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Published by myosotislutece - dans Billet Myosotis Lutèce
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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 08:00

zorglub

La Grande Loge Nationale Française vit ses derniers jours.

 

Sans doute, avec cette affirmation provocatrice, nos réactions, pensées et sentiments, en tant que Frères ayant été initié au sein de cette belle obédience seront très contrastés.

Nous serons nombreux à ne pas y croire, nombreux à refuser cette évolution que certains présentent ou pressentent comme inéluctable car ce que recouvre cette sentence ne peut que heurter les fondements même de notre engagement maçonnique.

 

En tant que "bâtisseurs", nous avons mobilisé une énergie, du temps et de l'argent pour la plus belle et la plus noble des causes : la Fraternité.

En moins de deux ans, la trahison intellectuelle, spirituelle et morale des valeurs auxquelles nous avons cru par ceux que nous respections de fait a lézardé à jamais, il faut sans doute s'y résoudre, le bel édifice de l'unique obédience française dite "régulière".

De même, les appels divers et variés d'anciens Grands Maîtres Provinciaux, les multiples candidatures, les programmes de "renouveau" reprenant le plus souvent les propositions du Livre blanc de la Refondation, les règlements de comptes entre anciens "dignitaires"...tout cela nous apparait comme un signal fort de la décadence de la GLNF.

 

Nous pouvons facilement faire abstraction des turpitudes et des manigances d'un Ex Grand Maître et laisser la Justice de notre pays œuvrer.

Mais, ce qu'il y a de plus démotivant pour un Frère, c'est de constater que quelle que soit l'évolution de notre obédience, les germes d'une nouvelle rechute seront toujours enfouis là quel que part au fond de nous.

 

En effet, quelle que soit son évolution prochaine, notre obédience est l'héritière d'une maçonnerie d'Empire qui porte en elle les ferments d'une future et nouvelle crise.

La prééminence voulue, par ailleurs inscrite après une manipulation honteuse dans les textes, d'une structure administrative sur les Loges, l'expression de la volonté d'une minorité d'individus au détriment de la majorité, les avantages et les prébendes abusifs d'une hiérarchie dont l’utilité est impérativement à remettre en cause ne sont là que pour mieux asservir.

Quel affligeant constat pour un Franc-Maçon réputé libre et de bonnes mœurs !

 

Mais ce qu’il y a de plus affligeant encore, c’est de constater que des Frères ayant forcément connaissance (sauf à faire insulte à leur libre-arbitre et leur intelligence) de la situation de fragilité de notre obédience, créée et entretenue par l’orgueil démesuré d’un seul homme, cèdent à la tentation des honneurs factices.

Peut-être n’ont-ils pas encore compris qu'il nous fallait redécouvrir la notion de service désintéressé ?

Peut-être n’ont-ils pas compris qu’ils se mettaient au service de Frères aveuglés eux-mêmes par leur hybris pathétique ?

Peut-être n’ont-ils pas compris qu’en acceptant un « office », ils devenaient, de fait, de zélés et serviles représentants d’un dictateur profane et sans morale ?

Peut-être n’ont-ils pas réalisés qu’en servant aux fins d’un pouvoir administratif inique, dévoyé, mafieux sous bien des aspects, ils devenaient de fait des complices ?

 

Alors, bien sûr que l’éviction de François Stif. de la GLNF est notre priorité.

Mais elle va impérativement de pair avec la suppression de tout ce qui pollue la Fraternité et notamment la recherche irrépressible de l’apparat et des postures par certains Frères !


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Published by Sturm und Drang - dans Billet Myosotis Lutèce
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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 08:00

ATONTON

 

Mon cher Tonton François,

Je t'écris cette gentille carte postale de Juan les Flots où je suis en vacances avec ma famille, chez mon parrain de la Côte d’Azur.
J’aurais bien aimé te faire une petite visite mais les copains sur la plage m’ont tous dit que tu étais infréquentable, même ceux qui étaient copains avec toi avant.

On s’amuse bien, mais y’a des Grands avec des maillots bleus et des grosses chaines en or qui sont d'accord pour jouer avec nous que si on leur donne un coup de main pour te virer ; mais après, ils veulent continuer à nous commander !
On leur a dit d'aller se faire voir ailleurs et qu’on était assez grands pour jouer sans eux.
Du coup, ils sont fâchés.

Mais, on va inventer des nouvelles règles du jeu et ça, ça fait que de les énerver.

Et en plus, ils nous demandent des sous alors que ce n’est même pas écrit sur le prospectus du Club Mickey !

Les jours où y fait pas beau, on va se promener.

Il y a une jolie fleur bleue qui pousse un peu partout, mais l’autre jour, les grands au maillot bleu au lieu de les sentir, ils se sont tous pincé le nez en disant que c'était du poison.

C’est bizarre parce que nous, on en fait des beaux bouquets.

Comme la lavande, ça parfume la maison qui sentait le moisi, et même des fois le pourri.

J’ai regardé dans le dico, c’est des Boraginaceae. Mais entre nous avec mes frangins, on préfère dire « Myosotis ».

Je vais encore me faire gronder par le maître parce qu’il voulait me faire faire des devoirs de « vacance » sur un nouveau bouquin au programme de la rentrée qui a pas de titre. Je sais juste que c'est un Livre blanc...

J’ai le cœur un peu gros de revenir à l'atelier où Monique, la Surveillante Générale, nous parle pas et fait que nous engueuler.

Je ne sais pas la date de la Fête où on sera tous rassemblés pour applaudir celui qui aura gagné le Grand Million. Mais, ce n’est pas nous qu'on le choisit.

Cher Tonton, j'espère que tu t'ennuies pas maintenant que tes cousins étrangers te parlent plus eux non plus. Tu vas plus savoir où aller en voyage !

Enfin, je me fais pas trop de soucis pour toi parce que quand tu viens à Paris tu manges pas comme nous le rata de Pisan.

Bises de tous tes petits nerveux.


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Published by Nicolas Chanteloup - dans Billet Myosotis Lutèce
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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 17:45

JANIS

En tant que Francs-Maçons, membres de la Grande Loge Nationale Française, certains d’entre nous sont troublés, déstabilisés, inquiets ou révoltés par une situation devenue incompréhensible voire aberrante au regard de l’objet de notre association.

Le hasard m’a fait découvrir que nous sommes probablement victimes de l’effet « Janis ».

Irving JANIS (1918-1990) est un chercheur en psychologie de l'Université de Yale qui a développé le concept de pensée de groupe (ou pensée groupale) ou GroupThink dans les années 70 en analysant quelques fiascos politico-militaires américains particulièrement retentissants.

 

La pensée groupale ou effet « Janis » désigne le fait qu’à l’intérieur du groupe se développent des mécanismes psychologiques qui incitent les individus à rapprocher leurs points de vue les uns des autres, à développer une cohésion qui leur fait prendre des positions irrationnelles.

 

La pensée groupale se caractérise, en particulier, par le fait que les individus du groupe ne tiennent plus compte des réalités extérieures, cherchent à établir un consensus sur la solution la plus acceptable pour sauvegarder la cohésion du groupe et éviter les discussions susceptibles d’être sources de conflits.

De ce fait, la décision prise est souvent boiteuse de type « consensus mou ».

Le danger d'un tel phénomène est que le groupe peut prendre de mauvaises décisions ou des décisions irrationnelles, même si les individus du groupe auraient personnellement pris une autre décision. 

De manière moins dramatique, le résultat peut être une décision collective qui ne satisfait personne car elle n'est pas le résultat de la concertation des différents besoins de chaque individu.

 

Concrètement, un certain climat de complicité cherche à s’instaurer dans le groupe. Les membres évitent de prendre des initiatives ou de suggérer des contre-hypothèses.

La solution préférée initialement par le groupe est soutenue de façon sélective ; le groupe aveuglé par ses préjugés est victime de l’esprit de corps qui tend à étouffer toute pensée critique indépendante.

La pensée groupale comporte plusieurs aspects qui interviennent dans les prises de décision :

  • le sentiment d’invulnérabilité qui fait que le groupe peut, par exemple, se croire au-dessus des lois.
  • la conviction d’être dans son bon droit.
  • la tendance à dénaturer une information contraire à la décision du groupe.
  • les pressions exercées sur les membres afin qu’ils soutiennent la décision majoritaire.
  • la tendance des membres à construire des stéréotypes concernant des personnes opposées à leur décision.

Les membres d’un groupe sont plus intéressés et préoccupés à sauvegarder leur cohésion ou à défendre le groupe contre des menaces externes qu’à trouver et à aboutir à une décision rationnelle.

 

D’après l’ouvrage « La psychologie des groupes » d’Alain Blanchet et Alain Trognon, cinq conditions prédisposent à l’effet « Janis » :

  1. la cohésion élevée du groupe.
  2. l’isolement par rapport au corps social ou à d’autres groupes.
  3. l’absence de définition de la méthode dans le travail du groupe.
  4. le leadership très directif.
  5. la situation globale anxiogène et stressante.

D’autre part, deux symptômes principaux émergent :

  • l’illusion collective : illusions de moralité, de rationalité, d’unanimité, et d’invulnérabilité du groupe.
  • la censure collective qui s’applique à soi-même et aux autres. Les membres du groupe préfèrent garder leurs opinions divergentes pour eux, plutôt que de déserter le navire.

Enfin, quatre caractéristiques signent les décisions prises par effet « Janis » :

  • la pauvreté de l’information recherchée.
  • les biais et les distorsions dans le traitement de l’information et la définition des objectifs.
  • l’absence de prise en compte des risques potentiels que la décision comporte.
  • le manque de recherche d’alternatives logiques et cohérentes.

Par ailleurs, il existe une véritable pression à la conformité sur les individus. Ceux-ci doivent absolument s’aligner sur la volonté du groupe, ne pas être en désaccord avec lui, sinon ils sont véritablement ostracisés, c’est-à-dire écartés des débats, voire sanctionnés ou expulsés.

Pour qu’un groupe cohésif évite cet effet, il doit accepter les divergences, les désaccords, et ne pas rejeter les arguments neufs et les solutions originales.

 

Il faut impérativement nous imprégner de ces notions particulièrement parlantes au regard des évènements, de leurs causes et conséquences, qui ont secoués la Grande Loge Nationale Française depuis bientôt deux ans.

 

Rester lucide est un devoir tout comme garder son esprit critique est un droit pour tout Franc-Maçon.

 

 

 

Références : La psychologie sociale - Gustave-Nicolas Fischer  et le Site internet http://pierre.coninx.free.fr/

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Published by Christian Hyerlé - dans Paroles de FF
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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 00:51

RetourTerre

 

La réunion à Bruxelles le 1er juillet 2011, des Grands Maîtres des Grandes Loges Régulières d'Europe a été le théâtre d'une interpellation de François STIFANI par Eli PEETERS, Grand Maître de la Grande Loge Régulière de Belgique.

 

Le texte de cette interpellation est disponible en cliquant sur ce lien.

 

 Ces propos sont plus qu'intéressants, ils sont en fait cardinaux et pour tout dire essentiels…

La sobriété du texte n'a d'égal que la puissante logique du raisonnement de celui qui peut se prétendre l'égal de François STIFANI, en qualité de Grand Maître d'une obédience maçonnique reconnue.

 

Que dit-il en fin de compte ?

Que Monsieur STIFANI n'étant plus accepté par ses Frères, et son devoir premier étant de faire régner l'ordre dans la maison, il aurait dû en tirer toutes les conséquences et mettre un terme à son mandat. Cela aurait été, dit-il, "la seule attitude moralement correcte et responsable possible".

Peu importe finalement "qu'il ait raison ou tort, les polémiques administratives ne sont d'aucun intérêt" et ne peuvent justifier le maintien d'un Grand Maître si les options qu'il défend sont contestées.

Il conclut en ajoutant "Nous avons été installés Grands Maîtres non pas pour défendre notre position personnelle envers et contre tout, mais pour être les serviteurs de l'Ordre, et notre premier et plus important devoir est de préserver l'harmonie dans nos Grandes Loges".

 

Fermez le ban !

 

Tout les arguties juridico-financières déployées par celui qui détient seul la Vérité contre tous n'ont au fond que peu d'intérêt, et j'invite les candidats à la Refondation comme tous les frères à mettre à profit cette parenthèse estivale pour réfléchir aux fondamentaux susceptibles de permettre un retour à l'harmonie, afin de nous retrouver tous ensemble à l'agape fraternelle devant sceller le retour à l'union dans la régularité que nous appelons de nos vœux…

Car au fond, l'interpellation d'Eli PEETERS signifie bien que ce qui est important c'est l'Ordre pris dans son acception d'Ordre Maçonnique Universel, et donc les Landmarks et les traditions de notre fraternité, au plan initiatique et symbolique, mais aussi historique.

 

Aucun règlement additionnel n'est nécessaire pour compléter ou régenter ces usages immémoriaux ; et c'est bien la raison pour laquelle les règlements intérieurs n'ont jamais été conçus pour limiter le pouvoir d'un Grand Maître qui, en fait, n'en a pas d'autres que ceux évoqués par Eli PEETERS… de faire régner l'harmonie au sein de l'Ordre et le représenter à l'extérieur dignement.

Le retour sans réserve à l'esprit et à la lettre de nos Landmarks appelés chez nous Règle en 12 ou en 15 points suffit à notre épanouissement et à l'harmonie du corps maçonnique tout entier.

 

En ce qui concerne les statuts civils et le règlement général de notre Grande Loge, je suggère là aussi de transférer l'esprit de nos institutions séculaires dans la lettre du droit associatif et d'écrire que nul, fut-il Président du Conseil d'Administration, ne peut prendre au nom des membres, ses frères, et sans les consulter, aucune mesure engageant l'association autre que celles nécessitées par la vie et la gestion ORDINAIRE de l'Obédience.

 

Pour les grands projets, les investissements immobiliers, les fêtes à caractère exceptionnel comme le centenaire, des Commissions représentatives à caractère électif peuvent lancer des études et des travaux de recherches qui devraient obligatoirement être validés par une assemblée générale, après remise du rapport final, technique et financier.

 

Il nous faut accepter de faire table rase de cette débauche de textes et règlements destinés avant tout à concentrer tous les pouvoirs entre quelques mains qui, même si elles ne sont pas forcément malhonnêtes, peuvent se révéler maladroites.

 

Les Frères qui sont aussi des sociétaires associatifs ont droit à la parole et au vote sur les orientations qui engagent l'avenir de la GLNF.

 

L'expertise dans les domaines non maçonniques des Grands Inspecteurs, Assistants Grand Maître, Grand Secrétaire, Grand Trésorier et autres Grands Maîtres Provinciaux et de Districts doit être contestée.

Ils ne peuvent prendre en otage plus de 40 000 Frères dans les rangs desquels de réelles compétences profanes et une riche diversité de savoir et savoir-faire existe…

Que certains de ceux-là siègent dans des Commissions d'experts à la GLNF avec le grade d'Apprenti ne doit pas nous gêner !

Il faut cesser de confondre le profane et le sacré pour retrouver dans nos Loges, le bonheur d'écouter et d'apprendre à ouvrir notre cœur à l'Autre, ce miroir de nous-mêmes.

 

Les propos d'Eli PEETERS indiquent en creux que ce n'est ni la Grande Loge Nationale Française ni les Frères qui travaillent en régularité dans leurs ateliers qui sont menacés par la perte de reconnaissance et de l'amitié des Grandes Loges européennes… Ce n'est que son prétendu Grand Maître qui est considéré comme indigne de sa charge et risque d'entacher l'honneur et la réputation de la Franc-maçonnerie en Europe…

 

C'est pour se défier d'un risque de contagion que ces Grandes Loges suspendent leurs relations et découragent désormais les inter-visites…

 

Bonne rentrée mes Frères ; restons combattants, vigilants, mais tolérants, la truelle à la main, et le glaive au côté comme nous l'enseigne l'Arche Royale…

 

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 00:36

ARDOMATIQUE

Dans les secousses du séisme qui depuis près de vingt mois, malmène la Grande Loge Nationale Française, nous avons eu, comme bien d’autres, à souffrir des prises de position des uns, des diktats des autres, bref des situations ambivalentes qui ont obscurci notre sérénité et nos travaux…
Avec toutefois quelques particularités qui ont apporté leur piment spécifique !


Notre système YORK étant partie de ce qu’il est convenu d’appeler les rites anglo-saxons, il a semblé moins concerné par les joutes qui ont opposé la gouvernance de la GLNF et les Juridictions des hauts grades des rites continentaux, j’ai nommé le Suprême Conseil du REAA, le Grand Chapitre Français et le Grand Prieuré du Rite Rectifié.


Mieux même ! l’ex-Président démissionnaire de la GLNF et néanmoins toujours prétendu Grand Maître a déclaré récemment exclure ces autorités symboliques et leurs dirigeants de la GLNF, ne souhaitant conserver de relations qu’avec l’Arche Royale…
Aurions-nous quelque chose de particulier qui nous caractérise ?

Ou serait-ce que notre combattivité serait moindre et notre servilité plus ostensible ?

En voici les raisons…

L’Arche Royale est le système complémentaire à la maîtrise spécifique aux degrés anglo-saxons, à savoir Émulation, York et Standard d’Écosse, inféodé et intégré à la GLNF qui en détient les clés, toutes les clés (effectifs, trésorerie, rituels, locaux, encadrement, etc…)


En effet, depuis 1930, année de la consécration d’un Grand Chapitre d’Arche Royale au sein de la GLNF par les Anglais, le rite domatique de l’Arche Royale est, selon le Traité de l’Union de 1813 ayant scellé la réconciliation des « Ancients et des Moderns », partie intégrante de la maîtrise et fut jusqu’en 2001 le seul rite d’Arche Royale pratiqué au sein du Grand Chapitre pour la France.

Ce Grand Chapitre est donc une instance en totale dépendance et sous l’inféodation de la Grande Loge. Il n’a pas d’existence juridique propre.
 Ce qui permet à son Grand Maître de s’en prétendre ex officio le 1er Grand Principal, quand bien même il n’aurait pas effectué son parcours maçonnique au sein de l’un des rites de cette sensibilité.

Auquel cas, une rapide cérémonie d’investiture le régularise Compagnon de l’Ordre sans grande considération pour son aptitude et son intérêt vis-à-vis de la charge symbolique du message transmis.


De ce fait, les « résistants » de l’Arche Royale à la gouvernance de François STIFANI, pour beaucoup d’entre eux dès les débuts de la contestation de décembre 2009, se sont retrouvés agissant dans le cadre des combats au sein de la GLNF, sans que leur engagement au niveau de l’Arche Royale n’apparaisse spécifiquement… puisque leur combat se trouvait, de ce fait, intimement lié.


On vit cependant sur certains blogs dès décembre 2010 et janvier 2011, des messages pour rappeler aux Compagnons de l’Arche Royale que nombre de ses responsables bien connus étaient solidaires des luttes incarnées par FMR et le collectif des Myosotis, sans que pour autant, cela prenne la même résonnance qu’avec les Juridictions continentales, la main de fer de la GLNF continuant de facto à assurer l’ordre à l’intérieur du Grand Chapitre et avec la même violence qu’à la Grande Loge, grâce aux dévoués Grands Secrétaires successifs de la GLNF, ex officio Grands Scribes Esdras, et à l’action servile et docile des Pro 1er Grands Principaux tout aussi éphémères malgré leur docilité affichée.


S’agissant plus particulièrement de notre système YORK, le bâtisseur habile et diplomate de la structure n’est autre que le TRF Jean-Claude TARDIVAT, Grand Chancelier et ex-dépité Grand Maître secondé par les indétrônables et fidèles Frères et Compagnons encore une fois provençaux entourant un responsable national du rite suffisant, autoritaire et indigent.

L’Arche Royale de sensibilité YORK pouvait apparaître comme un ilot de paix ou un pays neutre en marge du champ de bataille ! Ce n’était qu’un territoire sous la botte d’un protectorat autocratique !

Sachez qu’il n’en est rien !

Le combat là aussi est conduit avec détermination pour donner à notre système particulier de transmission symbolique auquel nous sommes attachés, la place et le rang qui sont les siens.

Le Livre Blanc pour la refondation, les analyses et propos de candidats de valeur comme Jean MURAT ont de manière convergente, demandé et promis l’autonomie de fonctionnement de notre système de degrés complémentaires à la maîtrise.

Nous nous employons donc à préparer l’avenir sans préoccupation de ce qui nous a, jusqu’à ce jour, été imposé de manière unilatérale.


En effet, nous bénéficions d’une Charte de constitution de Grand Chapitre Souverain, délivrée par le General Grand Chapter American Royal Arch Masons, international, laquelle nous a été confisquée par la GLNF à son profit lors de sa délivrance, nous ordonnant de nous intégrer au système de Grand Chapitre existant sous son contrôle exclusif.


Or, nous n’avons jamais pu pratiquer nos cérémonies d’installation et de consécration selon nos usages et rites propres, celles-ci ayant fait l’objet d’un bricolage de circonstance pour les rendre « compatibles » avec les cérémonies éponymes du rite domatique, considéré comme LE rite de Grand Chapitre… à la GLNF.


Nous n’avons jamais pu choisir les responsables de nos structures chapitrales et avons subi ceux imposés par le Grand Chapitre, et donc par la Grande Loge. Pire, là où un cénacle restreint pouvait sans difficultés encadrer les activités des Chapitres York comme entre 2002 et 2004, la généralisation des Grands Chapitres Provinciaux et leurs Collèges de porteurs de breloques a multiplié par 20 ou 30, les Grands Officiers ayant autorité sur les Chapitres, les York comme les autres, sans souci d’efficacité, d’intérêt pour le rite et son rayonnement.

On a prétendu urbi et orbi que l’Arche Royale était le complément INDISPENSABLE de la Maîtrise quel que soit le rite pratiqué, ce qui fut une absurdité uniquement destinée à faire du chiffre et à engranger des candidatures à l’exaltation… au plus grand bénéfice du trésor de la GLNF et au grand dam des Juridictions.


Pire encore ! On a « régularisé » à tour de bras, lors de Grands messes qui auraient pu remplir le chœur de Notre Dame de Paris, des Collèges Provinciaux entiers de Grands Officiers d’Arche Royale qui ont reçu ainsi, en une seule séance, tous les degrés intérieurs de Chapitre York comme Standard d’Ecosse d’ailleurs, sans préparation ni compréhension.


Et pendant ce temps, le rayonnement du York n’a cessé de décliner dans notre Obédience… Peu de Provinces maintiennent encore une Loge d’instruction E Pluribus Unum, aucun Chapitre d’instruction provincial n’existe, et même le Grand Chapitre National dit « magistral » n’a jamais publié ni entrepris quoi que ce soit depuis sa création, sauf un très médiocre rituel copié-collé sur un ancien modèle critiquable et incomplet… mais produit sous le Copyright de la GLNF avec le soi-disant aval des Américains qui ne connaissent au fond pas notre langue pour pouvoir donner un avis éclairé sur la pertinence de la traduction…


Les Compagnons ne sont pas fidèles aux travaux des Chapitres. Le matériel est incomplet ou souvent dispersé ; l’absence de rigueur cause partout le désintérêt des membres, alors que la beauté et la richesse des enseignements aux différents degrés de Chapitre devraient y forger l’excellence de nos Maîtres, ceux qui, justement trouveraient là ce dont ils ont besoin pour enseigner aux autres, et diriger les travaux en Loges bleues… selon les usages et la tradition de notre système !


Enfin, des Officiers nationaux et provinciaux infatués de leurs rangs et titres viennent pavaner dans nos Chapitres pour y exercer, là comme ailleurs, une autorité déplacée et infondée que nous rejetons totalement…


Notons encore que notre système particulier de progression prévoit également le passage des Compagnons et Frères au sein des trois degrés cryptiques qui, aux États-Unis, sont administrés par un Grand Conseil.
Comme pour l’Arche Royale, une patente de Grand Conseil Souverain nous a été délivrée par les américains en décembre 2009, et notre ex Grand Maître François STIFANI a été installé dans la chaire de Trois Fois Illustre Maître, confisquant la Charte à son profit et à celui de la GLNF comme cela avait été le cas pour le Grand Chapitre d’Arche Royale, et pour les mêmes raisons.

En conclusion :

On a donc apporté un éclairage nouveau sur les préférences de François STIFANI pour les systèmes de hauts grades anglo-saxons et donc pour l’Arche Royale dans la mesure où il les confisque habilement pour y tuer toute tentative d’émancipation mais aussi pour un profit financier évident doublé d’une soif de puissance inextinguible.

On se souviendra cependant qu’une Grande Loge ne devrait pas gérer sous sa gouvernance directe d’autres degrés que les trois grades symboliques d’Apprenti, de Compagnon et de Maître incluant l’Arche Royale Anglaise, et seulement celle-là selon la juridiction de la GLUA…


Ainsi, on comprendra mieux que les griefs que porte François STIFANI aux Juridictions des hauts grades continentaux sont en fait, par une pirouette dont lui seul a le secret, l’expression de son dépit de n’avoir pu faire main basse aussi sur ces juridictions, l’empêchant de parachever ainsi en toute irrégularité le grand projet d’une GLNF Une et Indivisible, du 1er au 33ème degré des différents Ordres, juridictions et entités maçonniques existantes, comme une immense foire à la brocante où le badaud profane, sur les parvis du Temple, viendrait faire son marché pour y picorer ou butiner toute la marchandise offerte par ce supermarché de l’initiation… à des conditions dûment tarifées bien entendu.


Ainsi, notre système a bien été spolié, trahi, bricolé et livré en pâture aux marchands du Temple par ceux-là même qui avaient le devoir d’en garder jalousement les landmarks, comme un dépôt précieux, intangible et immémorial, j’ai nommé les derniers Grands Maîtres.

Toutes les pirouettes juridiques, administratives et profanes n’y feront rien.

Et le nom du plus vil de tous, comme celui des pharaons indignes de l’ancienne Egypte, sera effacé de nos tablettes, parvis, temples et mémoires pour être non pas livré à l’opprobre, il l’est déjà, mais à l’oubli…


 

 

Tiré du blog "La Lumiere l'Express" - auteur : CPG

 

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Published by myosotislutece - dans Actualités GLNF
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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 19:00

ECEDJ

 

Garder à l'esprit les fondamentaux, les questions essentielles, est un impératif pour tout Franc-Maçon lorsque tout ce qui semblait acquis, immuable, inattaquable se voit remis en cause...

Vous l'aurez compris, ce texte de notre Frère Epée de Justice est un article de réflexion. Charge à chaque Frère d'en tirer la substantifique moëlle et d'en retenir la quintessence.

 

 

Lorsque l’écartement des branches du compas approche de la planéité, il devient difficile voire impossible de tracer un cercle digne de ce nom.

On peut rapprocher cette image, métaphoriquement parlant car les médecins me corrigeront peut-être, d’un encéphalogramme plat qui indique la fin des fonctions cérébrales, ou d’un électrocardiogramme de même nature qui constate un arrêt du cœur.

La tête et le cœur ne sont pas seulement le lieu de résidence des fonctions vitales de l’homme, ce sont aussi pour les maçons les fondamentaux de leur démarche sacrée.
La tête est le siège de tous les secrets, ceux que l’on apprend justement par le cœur ; le cœur est symboliquement celui des vertus que l’homme es qualités cultive pour se distinguer de la pierre brute qu’il travaille sans relâche pour se peaufiner.

La « peau » du maçon n’est pas qu’un simple habillage domino ou mosaïqué, qui se pare parfois de déclinaisons de bleus pour se démarquer du frère "de base".
La peau du maçon n’est ni vêtement ni tablier, c’est une aura de lumière qu’il doit diffuser en lui et autour de lui.
Peaufiner revient donc à se parfaire pour être dans la lumière tout en étant soi-même la parcelle de cette Lumière.

La souffrance nous enseigne la vanité de l’existence, si celle-ci n’est axée que sur la poursuite d’objectifs personnels et égoïstes. Se parfaire peut être interprété comme un besoin de ce type, s’il ne s’agit que d’un saupoudrage propre à créer une illusion.

L’illusion est une fausse croyance. Elle nait de l’importance donnée au paraître au détriment de l’être intérieur.
Nous nous berçons tous d’illusions. La première est celle de notre importance. Si nous sommes réellement importants, pour nous-mêmes ou notre entourage, se croire foncièrement importants eu égard à la position que nous occupons ou aux honneurs qui nous ont été accordés est pure fatuité.

La réalité nous rattrapera tôt ou tard comme l’épreuve de l’équerre sur la pierre mal taillée.

Et le verdict tombera de lui-même : Impropre à l’édification du temple !

 


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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 12:34

RadiationFS

 

C'est une révolte? - Non, Sire, c'est une révolution.
Dialogue entre Louis XVI et le Duc de La Rochefoucault - 15 juillet 1789


Démission ? Radiation ? Non ! Il y a mieux :  L'EXCLUSION !

François Stifani n'est plus Président.
Est-il encore Grand Maitre?
Ce qui est sûr, c'est qu'il est toujours membre de la GLNF.
Et, c'en est trop.
Au lieu de s'attaquer aux branches, coupons net la racine.

L'exclusion de la GLNF intervient quand il y a " trouble caractérisé au sein ou à l 'extérieur de l'Association de nature à compromettre son fonctionnement harmonieux ou de nuire à son image ". (Article 9-4 des Statuts)
Tout est dit et particulièrement bien dit, en plus.

Pourquoi se gêner ? S'est il senti gêné, lui, en suspendant, excluant, démissionnant à tour de bras et à contresens ?
Ce ne serait là qu'un juste retour de bâton sur sa tête échauffée et égarée.

Cette exclusion, inédite et non prévue, interviendrait après décision du Conseil de Discipline par procédure orale et contradictoire.
Il est amusant de constater que ni un Grand Maître, ni un ex GM n'en font partie ( Article 17-3 du Règlement Intérieur ), mais le Grand Maître en a la saisine ; c'est à dire donne l'ordre.
Est-ce un si gros obstacle ?
Souvenez-vous, l'an passé, le jugement demandait au Grand Maître de convoquer une Assemblée Générale qui devait le destituer.
Alors, cette fois, pourquoi ne pas saisir un Conseil de Discipline demandant son exclusion de la GLNF ?

Allons-y gaiement...voici une esquisse du mode d'emploi :
Tout d'abord, il y a lieu d'adresser une Lettre Recommandée avec Accusé de Réception ou envoyer un Huissier au 12 rue Christine de Pisan - Siège de la GLNF - au Chargé du Secrétariat-Greffe du Conseil de Discipline National et lui remettre un dossier bien étayé demandant la radiation de François Stif., afin qu'il se charge " d'assurer le suivi des procédures engagées ".

Pour éviter que cette procédure disciplinaire ne soit dûment étouffée, paralysée, il sera alors nécessaire d'organiser, mes Frères, un intense battage médiatique et d'y joindre une pétition recueillant 10 000 signatures (envoi  par mail et retour signé par courrier auquel il faut joindre la photocopie de sa pièce d'identité).

Par ailleurs, il s'agira de prévenir Maître Legrand, l'Administrateur de la GLNF que cette action n'a strictement rien à voir avec sa mission d'organisation de l'Assemblée générale. Nous pourrions, de surcroît, informer, au besoin en référé, Monsieur le Président Kurz que nous avons, enfin, pris en mains notre destinée maçonnique en faisant le ménage.
Et surtout, en faisant place nette pour notre futur Grand Maître.
 
Il serait temps...!
Tout ceci ne dépend que de nous et de notre détermination dès la rentrée.


 

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Published by Eclair Malanterne - dans Paroles de FF
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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 17:02

CONSCIENCEVIOLENCE

La liberté intellectuelle ne peut vivre à l'ombre d'une dictature, ni celle-ci se sentir sûre aussi longtemps qu'un seul esprit libre se maintient à l'intérieur de ses frontières.  

Conscience contre violence - Stefan ZWEIG - 1936



La période étant propice à la réflexion et à la prise de distance par rapport aux événements qui agitent la GLNF depuis bientôt 2 ans, et aiguillonné par la réflexion d'un Frère, nous nous sommes plongés dans la lecture de "Conscience contre violence" de Stefan Zweig.


Dans cet ouvrage, l'écrivain relate le combat mené par Castellion contre Calvin régnant en Maitre absolu sur les consciences politiques et religieuses du XVIème siècle.
Au seuil de ce qui restera une page noire de l'histoire à savoir les funestes guerres de religion, Sébastien Castellion, savant et théologien français émigré en Suisse, a osé s'opposer publiquement à Maître Jean Calvin qui, le 27 octobre 1536, venait de faire brûler vif en place publique Michel Servet.

Ce dernier, médecin émigré espagnol, s'était, en effet, rendu coupable de s'être interrogé sur la réalité de la Sainte Trinité, osant remettre en cause le bel agencement du dogme de la Réforme farouchement défendu par l'une de ses figures majeures.
Le mérite de Castellion est non seulement d'avoir eu le courage de faire entendre une voix discordante dans un désert de protestation afin de réhabiliter Servet mais également d'avoir tenté d'éveiller les consciences terrorisées par le despotisme intellectuel et religieux imposé d'une main de fer par Calvin.


Quel rapport entre le combat mené par Castellion contre Calvin et celui mené par FMR et le collectif Myosotis contre l'ExGM ?
C'est là, tout l'intérêt d'une lecture commentée de l'ouvrage de Stefan Zweig dont de nombreux passages (extraits et citations figurant ici en italique) nous ont ramenés à la récente, triste et tragique histoire de la GLNF.

Les armes du despote
Si la figure de l'exGM n'a, a priori, rien à voir avec celle de Jean Calvin, tant par sa dimension historique que par les valeurs spirituelles que ce dernier a incarné, elle rejoint pourtant celle du théologien sous de nombreux aspects et notamment dans l'expression et les actes d'un despote fanatique et intransigeant.
L'histoire récente de la GLNF nous a montré que François Stif. a respecté en tous points l'attitude des dictateurs en ce sens que " La première pensée qui vient à l'esprit d'un caractère despotique est toujours de museler, d'étouffer, de détruire toute opinion opposée à la sienne."
Toutes attitudes que notre Ex Guide auto-éclairé a largement pratiqué en déployant de nombreuses armes.


Quel arme a-t-il tout d'abord utilisé ?
La Censure, fidèle en cela avec la logique de tous les despotes : "La censure n'est-elle pas la fille naturelle de toute les dictatures ?"

Se levant avec quelques autres Frères, Claude Seil. a bien tenté de prendre le contre-pied des décisions et actes de François Stif. mais cela n'a fait qu'enflammer la colère du Grand Maître d'alors car ce dernier...a, au milieu de la servitude générale, reconnu en lui l'adversaire éternel de toute dictature, celui qui ne se soumet pas, l'homme indépendant.

C'est cette indépendance de parole qui inquiète le Grand Maître et qu'il n'aura de cesse dès ce moment de vouloir briser.
Ce que Stefan Zweig traduit par le fait que "les natures autoritaires voient toujours en ceux qui pensent d'une façon indépendante d'insupportables opposants."

La seconde arme que notre ExGM a été contraint d'utiliser est malheureusement encore le lot de toutes les dictatures : la Violence faite d'ordonnances, de bannissements, d'exclusions, d'anathèmes.
Au début circonscrites à la Province du Val de Loire, fief de Claude Seil. et des principaux opposants, les mesures prises par François Stif. se sont ensuite multipliées à une cadence folle, atteignant des records de mesures disciplinaires prises simultanément toutes obédiences nationales et internationales confondues.
Ce qu'en son temps, Castellion décrivait comme la pente inéluctable à laquelle était réduite Calvin. " Quiconque a eu recours à la violence doit continuer à en user, qui a commencé à employer la terreur est obligé d'en aggraver les mesures. "
Et, c'est dans cette tendance inéluctable et presque contrainte que réside " le secret éternel des dictatures : la terreur."

La troisième arme a lentement pris consistance au décours de la résistance envers l'Ex Guide auto-déclaré à savoir la Manipulation.
En effet, la résistance rencontrée par François Stif. pendant et après la rébellion de 2009 n'a fait que le renforcer dans la conviction que pour dominer, les méthodes d'intimidation et de répression légales sont insuffisantes, et que seule la conquête de la totalité du pouvoir assure la destruction totale de toute opposition.

A l'instar de Calvin, l'Ex GM s'est contenté au début de paralyser par des moyens légaux le processus démocratique notamment au niveau des Assemblées générales ; modifiant plus ou moins adroitement les votes et les pouvoirs, transformant petit à petit les majorités au niveau du Souverain Grand Comité ou des potentats Provinciaux.

Mais, il s'est vu rapidement contraint de recourir aux outils classiques des despotes comme la propagande, le mensonge, la chasse aux "miasmes", les procès et l'utilisation massive des organes de communication de la GLNF au profit de sa seule pensée et de son seul discours.

Il a ainsi donné raison à Castellion qui déclarait en 1554 :
" Depuis le commencement, tout le mal est venu des doctrinaires qui veulent que leur système soit le seul, l'unique. Ce sont ces sectaires de la pensée et de l'action qui perturbent la paix universelle et qui, par leur tyrannie, transforment la juxtaposition naturelle des idées en opposition et en discorde meurtrière."

Une lente prise de conscience
Il a fallu du temps avant qu'une réelle prise de conscience ne voit le jour parmi la majorité des Frères. Comme l'indique de nouveau Stefan Zweig, "Celui qui se dresse contre les maîtres du jour doit toujours s'attendre à n'avoir que très peu de partisans, étant donné l'immortelle lâcheté des hommes."

Nous devons reconnaître que nous n'avons pas réalisé immédiatement la gravité de la situation à laquelle la GLNF était confrontée du fait des errances de François Stif. ni pris la mesure de l'iniquité et de l'absurdité des décisions prises à l'encontre de la première phalange d'opposants.
Ce que Zweig traduisait par le fait qu'"Il faut toujours un certain temps avant qu'un peuple remarque que les avantages momentanés d'une dictature, que sa discipline plus stricte et sa vigueur renforcée sont payés par le sacrifice des droits de l'individu et que, inévitablement, chaque nouvelle loi coûte une vieille liberté."

Peut-être nous sommes-nous laissé hypnotiser par les discours enjôleurs de l'ExGM, avant tout avocat habile pour embobiner ses interlocuteurs en utilisant la dialectique maçonnique; celle-ci devenant de ce fait castratrice car détournée de son objet et de son champ d'application par ce prestidigitateur hors-pair ?
Reprenant le pamphlet de Castellion envers Calvin, Stefan Zweig nous rappelle que "ce n'est jamais aux Justes que les hommes, sur qui la suggestion a une si grande force, se soumettent, mais aux grands monomanes, qui n'ont pas peur de proclamer leur vérité comme la formule fondamentale de la loi du monde."

Le nécessaire regroupement des forces de l'opposition
Une fois sortis de notre passivité coupable, nous avons été nombreux à nous mobiliser.

D'une manière historique, et se situant dans la mouvance de l'association Franc-Maçonnerie Régulière, le collectif Myosotis a su coordonner une des armes de l'opposition à savoir les nombreux blogs Myosotis régionaux se calquant sur la structure des Provinces de la GLNF.

Il faut rappeler que l'ExGM a tout de suite senti le danger et lancé rapidement une vague d'exclusion-nomination afin de tenter de juguler les voies discordantes, montrant par là-même aux Frères encore indécis qu'il représentait encore et toujours l'Autorité face à une opposition faite de "quelques miasmes" turbulents mais négligeables car désorganisés.

Ainsi que l'écrit Zweig, " C'est précisément là que réside l'avantage de toutes les dictatures...si leur volonté disciplinée se manifeste d'une façon ferme et organisée, celle de l'opposition, composée d'éléments divers et mue par des motifs divers, n'arrive jamais à se grouper en une force véritable ou n'y parvient que très tard."

Ce que Zweig nous indique également, c'est que les dictateurs jouent sur les divisions de l'opposition pour durer. Car, quel que soit leur nombre et leurs détermination individuelle, " le nombre des adversaires d'une dictature importe peu, aussi longtemps qu'ils ne se réunissent pas pour agir selon un plan commun et au sein d'une organisation commune. "

"C'est pourquoi il s'écoule toujours un temps très long entre le moment où l'autorité d'un dictateur subit son premier ébranlement et celui de sa chute définitive."

Ceci ne peut que nous renforcer dans notre détermination à poursuivre sans nous décourager notre objectif d'élimination de l'ExGM de notre obédience d'une part et d'autre part, très rapidement, à rassembler l'ensemble des forces d'opposition.

Une chute inéluctable
Certes, Calvin n'a pas suivi le même destin que celui de notre Ex Guide spirituel dont la chute apparaît aujourd'hui inéluctable.
De façon similaire à la prise de conscience de l'opinion en faveur de Servet contre Calvin suite au plaidoyer de Castellion, la très grande majorité des Frères est maintenant convaincue que François Stif. doit partir.


Les voies qui se font entendre sont encore plus fermes et déterminées qu'auparavant car, comme l'énonce Zweig : " Dans les guerres d'idées, les meilleurs combattants ne sont pas ceux qui se lancent légèrement et passionnément dans la lutte, mais ceux qui hésitent longtemps avant de s'y engager, les pacifiques, chez qui la décision mûrit lentement. Ce n'est qu'une fois épuisées toutes les possibilités d'entente et reconnu le caractère inéluctable de la lutte, qu'ils vont au combat d'un coeur lourd et triste. Mais ce sont précisément ceux-là qui sont ensuite les plus décidés, les plus résolus."

Souhaitons-nous que tous les Frères, nous disons bien tous les Frères, enfin unis, mettent un terme définitif à la parenthèse François Stif. et quoi qu'il arrive, restons confiants car, comme le déclare Zweig, " il se trouvera toujours un Castellion pour s'insurger contre un Calvin et pour défendre l'indépendance souveraine des opinions contre toutes les formes de la violence."


 


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Published by L. Desdichado - dans Billet Myosotis Lutèce
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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 21:10

REDHAT

Comme vous en avez été informé, une rencontre entre Maître Monique Legrand, le Cabinet d'audit, les avocats des deux parties et FMR, représenté par Claude Seil. et Dominique Mor., s'est déroulée le 28 juillet 2011 afin de faire le point et de préparer la rentrée.
Le contenu des échanges et les conclusions de FMR ne changent rien à l'acuité du billet de notre Frère Pierre de Taille qui lance, sur l'air d'une chanson bien connue de Gilbert Bécaud, un petit pavé dans le marigot...

Pendant cette "drôle de guerre ", les Frères sont inquiets.

On sent que des coups de force se préparent pour la rentrée et particulièrement pour l'installation des Vénérables Maîtres, temps fort pour les Loges et leur Province.

Et, pendant ce temps-là, qu'y a-t-il sous le chapeau de paille de Madame Legrand ?
Boule de cristal, Madame Soleil, tarots de Marseille sont appelés à la rescousse...

Une première piste se présente à elle :
Elle pourrait faire un communiqué du style : " Voilà. Maintenant, c'est moi qui ai le pouvoir, le devoir d'agir et de vous représenter. Avant, j'étais dans l'ombre et cela a été un échec mais maintenant, on va pouvoir reconstruire ensemble..."
Ce serait pourtant le minimum.
Je ne la crois pas capable d'un tel aveu, d'une telle sincérité. Passons.

Une deuxième piste, en laquelle je crois beaucoup plus, parce que c'est son dada (oui, elle est facile ! mais, c'est les vacances ), son idée fixe, c'est de vouloir à tous crins ( ouais, ça passe encore...) nous faire payer des cotisations ou des contributions ou des participations sans passer par le cheminement "normal".
Elle s'égosille dans le vide pour l'instant. Cette posture semble de plus être un peu "pipeau" car moultes Loges lui ont religieusement versé leurs cotisations 2010-2011 sur la base du montant de l'année précédente.
Mais, il y a bien quelques réfractaires et c'est ça qui l'énerve...

Cet aveuglement apparent sur ce qui est un (faux) problème d'intendance est surprenant par rapport à l'ampleur de la mission sur laquelle nous n'avons jamais la moindre information un tant soit peu développée. Bravo, "la Communication" !

En résumé, sur ce problème des contributions, je la verrais bien brandir le Règlement Intérieur, drapée dans sa nouvelle robe d'Administratrice, en pointant du doigt les articles 11-3 et 11-4, que je vous livre :

  • 11-3 : les droits sont fixés par l'AG annuelle...OK, on l'attend toujours.
  • 11-4 : des contributions COMPLEMENTAIRES à la cotisation annuelle...sont exigibles conformément à la décision qui les ORDONNE.

Mais, voilà ! Voilà, mes Frères qui va faire sortir le Loup du bois !
Parce que pour exiger, il faut une ORDONNANCE.
Et, qui donc, mes Frères, va signer cette Ordonnance et montrer par là même qui est le CHEF ?

Ah, là, là...le suspense est insoutenable !
On ne devrait pas tarder à avoir des nouvelles, les temps sont si durs.


Sur ce, mes Frères, je retourne faire un peu de planche...à voile !

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Published by Pierre de Taille - dans Paroles de FF
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