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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 01:00

Va Pensiero

L’annonce de la suspension de la reconnaissance de la GLNF par le Grande Loge Régulière d’Italie m’a permis de me remémorer un moment symbolique fort que nous devrions tous garder à l’esprit.

 

Souvenons-nous...le 12 mars 2011, dans une Italie en pleine fête du 150ème anniversaire de son unification, le chef d'orchestre Riccardo Muti dirige une représentation du Nabucco de Giuseppe Verdi devant un parterre de politiciens dont Silvio Berlusconi en personne.

L’opéra Nabucco de Verdi, œuvre autant musicale que politique, évoque l'épisode de l'esclavage des juifs à Babylone.

Point d’orgue de cette œuvre, le chant « Va pensiero » du Chœur des esclaves opprimés est considéré en Italie comme le symbole de la quête de liberté du peuple italien longtemps opprimé par l’Empire des Habsbourg et qui lutta jusqu’à l’unification de l’Italie.

Avant la représentation, Gianni Alemanno, maire de Rome, membre du Parti au pouvoir et ancien ministre de Berlusconi, monte sur scène et dénonce dans un vigoureux plaidoyer les coupes drastiques du budget de la culture par le gouvernement.

Il est salué par une ovation magistrale du public.

Le calme revenu, l’opéra peut commencer...la suite est relatée par Ricardo Muti au Times :

« Lorsque nous en sommes arrivés au fameux chant Va Pensiero, j’ai immédiatement senti que l’atmosphère devenait tendue dans le public. Il y a des choses que vous ne pouvez pas décrire, mais que vous sentez. Auparavant, c’est le silence du public qui régnait. Mais au moment où les gens ont réalisé que le "Va Pensiero" allait débuter, le silence s'est rempli d'une véritable ferveur.

On pouvait sentir la réaction viscérale du public à la lamentation des esclaves qui chantent : Oh ma patrie, si belle et perdue !. »

Le Chœur s’achevant à peine, certains spectateurs ont commencé à crier : « Bis ! ». Puis, le public s’est mis à scander « Vive l’Italie ! » et « Vive Verdi ! » sous une pluie de papiers reprenant des messages patriotiques lancé depuis le poulailler.

Ayant comme conception qu’un opéra doit se dérouler de façon discontinu, le chef d’orchestre hésita à accorder le « Bis » pour le Va pensiero.

« Je ne voulais pas faire simplement jouer un Bis. Il fallait qu’il y ait une intention particulière. », raconte-t-il.
Mais le public avait déjà réveillé son sentiment patriotique.

Dans un geste théâtral, le chef d’orchestre s’est alors retourné sur son podium, fit face à la fois au public et à Silvio Berlusconi.

Une fois que les Bis se fussent calmés, on entendit des voix dans le public s’écrier : « Longue vie à l’Italie ! ».

Le chef d'orchestre Riccardo Muti se lança alors dans un vibrant discours :

« Oui, je suis d'accord avec ça, « Longue vie à l'Italie » mais... [applaudissements]

...je n'ai plus 30 ans et j'ai vécu ma vie, mais en tant qu'Italien qui a beaucoup parcouru le monde, j'ai honte de ce qui se passe dans mon pays.

Donc, j'acquiesce à votre demande de Bis pour le « Va Pensiero ».

Ce n'est pas seulement pour la joie patriotique que je ressens, mais parce que ce soir, alors que je dirigeais le Chœur qui chantait « O mon pays, beau et perdu ! », j'ai pensé que si nous continuons ainsi, nous allons tuer la culture sur laquelle l'histoire de l'Italie est bâtie. Auquel cas, nous, notre patrie, serait vraiment « belle et perdue ».
 [applaudissements à tout rompre, y compris des artistes sur scène]
Depuis que règne par ici un « climat italien », moi, Muti, je me suis tu depuis de trop longues années.

Je voudrais maintenant...nous devrions donner du sens à ce chant ; comme nous sommes dans notre Maison, le théâtre de la capitale, et avec un Chœur qui a chanté magnifiquement, et qui est accompagné magnifiquement, si vous le voulez bien, je vous propose de vous joindre à nous pour chanter tous ensemble. »
 

C’est alors qu’il invita le public à chanter avec le Chœur des esclaves.

Tout l’opéra de Rome s’est levé avec le Chœur et ce fut un moment magique dans l’histoire de l’opéra.
Ce soir-là fut non seulement une représentation exceptionnelle du Nabucco, mais également une déclaration magistrale du théâtre de la capitale
et du public italien à l’attention des politiciens.

 

En tant que Franc-Maçons, ne pouvons-nous pas y voir comme un signal puissant à nous réveiller ?

Ne pouvons-nous pas, nous aussi, nous lever et nous révolter face à la folie et à la tyrannie suicidaire de quelques profanes déguisés en maçons ?

Ne pouvons-nous pas nous réapproprier nos valeurs sacrées face à ceux qui les ont perversement détournées pour leur profit ?

 

En cette fin d’année maçonnique, la GLNF, en ce qu’elle cristallise notre Fraternité, doit être au cœur de nos pensées.

Elle mérite bien aussi son « Va pensiero » !


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Published by Hiram le Rouge - dans Billet Myosotis Lutèce
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commentaires

yunus 30/06/2011 03:26


Comment les VV.MM élus vont-ils être installés alors qu'il n'y a plus de G.M, de G.O.P. reconnus comme tels...Où en sommes-nous en face d'un pouvoir répressif et absolu ?
Mes BBAAFF,
Ces périodes sombres pour notre obédience mais ensoleillées de saison sont une occasion rêvée de nous replonger dans ce livre facile à lire, objet de polémiques mais surtout d'introspection et que
l'on peut recommander à tous nos FF, en leurs grades et qualités:
http://ouverture-esprit.blogspot.com/2010/02/le-moine-et-le-venerable-un-roman.html
Le Moine et le Vénérable, un roman maçonnique essentiel
Tels deux gladiateurs dans l'arène de toutes les cruautés, ils sont face à face. L'enjeu: leur survie au sein de l'horreur nazie, dans une forteresse mystérieuse, où un service spécial, créé par
Himmler, a pour mission d'arracher les secrets de ceux à qui il prête des pouvoirs occultes.
Les deux captifs sont François Branier, Résistant, médecin, et Vénérable d'une loge maçonnique, héritière des bâtisseurs de cathédrales, et Frère Benoît, Résistant, moine bénédictin et
radiesthésiste.
Ces hommes exceptionnels ont existé et, pour apparaître ici sous les traits de personnages romanesques, ils n'en ont pas moins vécu l'aventure inouïe que raconte Christian Jacq.
Le Moine et le Vénérable s'affrontent, car leur foi semble inconciliable. Face à la barbarie, ne devront-ils pas d'abord s'écouter, puis s'entendre ? Pour obtenir leurs aveux les tortionnaires sont
prêts à toucher le fond de la sauvagerie et à tuer l'espérance. Un suspense en huis clos... sous l'œil de Dieu et du Grand Architecte.
A l'heure où les fanatismes et l'intolérance se font menaçants. Le Moine et le Vénérable met en scène deux héros qui trouvent la survie et la plénitude dans l'union de leurs différences.
Matière à réflexion :
Pages 25 (...) François Branier devait précisément initier son successeur à la charge de Vénérable Maître et lui confier le secret du Nombre.
Il n'avait pas sommeil. Des souvenirs affluaient à sa mémoire. Son enfance si heureuse dans un petit village de Savoie, sa "montée" à Paris, ses années d'études en médecine, sa rencontre avec celle
qui était devenue sa femme, la passion de la lecture... cette passion qui, après des journées de consultations harassantes, lui faisait dévorer de gros bouquins traitant des mystères de
l'Antiquité, des sculptures du Moyen Age de la géométrie sacrée (...)
François Branier avait entendu parler de la Franc-Maçonnerie. Il avait en horreur, à cause de ses combines, de sa mentalité petite bourgeoise, politicarde, de ses faux secrets. Dix fois il avait
sèchement repoussé ces avances minables, où il n'était que de montant des cotisations, d'ambition sociale, de relations utiles, de titres ronflants (...)
Pages 126 (...) Le lendemain, Branier avait demandé son admission dans la loge dont le vieux professeur était le Vénérable.
Une assemblée composite où s'affrontait de multiples tendances. Lorsque le vieillard était passé à l'Orient éternel (Ndr: ou Orient céleste), Branier avait été élevé au grade de Maître. Il
consacrait à la loge tous ses loisirs, redécouvrant les "anciens devoirs" pratiqués avant que la Franc-Maçonnerie ne sombre dans le matérialisme et dans l'affairisme. Le moment venu, Branier fonda
une nouvelle loge, "Connaissance", à l'Orient de Paris rassemblant quelques Frères d'exception.
"Connaissance" fut sévèrement critiquée par les autorités administratives de la Franc-Maçonnerie. On taxa la loge d'élitisme, d'intellectualisme. Mais on la craignait. On redoutait ses pouvoirs
(...).
Ndr. Est-ce que Christian Jacq a-t-il raison ? Chacun pensera ce qu'il veut... A mon humble avis, la Franc-Maçonnerie est parfaite, cependant que recherchent certains francs-maçons ? Parler d'autre
chose commune au monde profane, étudier, travailler et non pas faire du rituel pour faire du rituel. Partager le savoir, le discuter, chercher les contradictions, tels sont les vœux de beaucoup de
Frères qui désirent s'élever.
Pour en revenir au livre de Christian Jacq, je conseille de le lire, de le relire. Car, il soulève des questions qui peuvent être le sujet de planche, ce roman est aussi un hymne à la tolérance, au
courage...


myosotislutece 30/06/2011 07:19



Merci Yunus,


Très belle oeuvre effectivement que ce Moine et le Vénérable et qui nous permet de nous reposer les bonnes questions.


En ce qui concerne les VM élu à installer...le VM descendant, avec l'aide des anciens VM lorsqu'il y en a, peut parfaitement installer dans la Chaire du Roi Salomon son successeur. Très belle
Cérémonie et empreinte d'un très fort symbolisme. Le rituel (remanié, encore un !) existe et est parfait même s'il est perfectible, bien entendu.


Nous préférons d'aillerus cette formule sans l'immixtion du pouvoir administratif à caractère profane, le plus souvent...qui n'apporte rien et dont les discours cassaient vraiement l'ambiance et
la montée de l'égrégore.


Bien à toi. Fraternellement.



gallas jacque 29/06/2011 22:16


Merci de ce beau témoignage
Comme quoi le langage du cœur ne s'invente pas. Ce chef d'orchestre n'a pas eu besoin de préparer son discours, tout simplement parce qu'il le portait en son âme, en son être.
Comme quoi FS et consort ne porte rien en leur "âme" (???), en leur être. Ils multiplient lettres et interventions, et plus ils le font plus ils nous montrent que ces commentaires sont creux ; plus
ils renouvellent ces missives plus le cœur en est absent, si tant est qu'il fut présent une seule fois.
Nos Frères ont cette capacité d'être à l'écoute de toute manifestation de noblesse d'esprit exprimée en amour. Je n'ai jamais, pas une seule fois, lue ou ressentie ceci des "acacias et autres
légitimistes". Mais ça s'explique aisément : les Frères Maçons d'Ordre n'hésitent pas à prendre des exemples extérieurs pour illustrer leurs pensées… c'est une humilité qui les honore ! Les
"Frères" obédientiels ne le font pas… normal ! Leur esprit, leur haute pensée n'ayant nul besoin de quelque référence que ce soit puisqu'elles sont sublimes, nourries par le … (je vous laisse
compléter).
Ils s'imaginent que la reprise compilatoire de quelques "grands mots ou expressions" traditionnels peuvent rendre maçonnique ce qui n'est que bouillie pour chat, ne se rendant même pas compte de
l'ineptie de leur prose qui ne prouve qu'une chose : leur insignifiance.
Cette simple observation suffit à illustrer de façon absolue le monde qui différencie un Maçon d'Ordre et un maçon (valet) d'obédience.
Quand ces Frères se réfèrent à leur engagement pour justifier leur position, le premier cite ses obligations d'Ordre : d'A, de C, de M ou de VM alors que le second se réfère à l'indignité du
serment obédientiel pris envers un homme.
À ceux-ci je leur souhaite de réécouter "Via pensiero" et, s'ils ne les connaissent, de méditer les paroles que nous a fraternellement rapporté VV Verdi.
Les tyrans disparaissent à genoux ou rempants, les esclaves meurent toujours debout.
N'oublions pas que c'est un Frère, V. Schoelcher, qui fit voter l'abolition de l'esclavage !
Jacque Gallas - 18559


myosotislutece 30/06/2011 00:07



Jacques, mon Très Cher Frère,


Ton commentaire m'oblige à développer un peu plus cette stature symbolique qu'a acquis Verdi.


Pour mémoire, le 18 mars 1848, la troupe autrichienne tire sur la foule à Milan. L'insurrection «des 5 jours» libère le ville et Verdi est littéralement emporté par un enthousiasme irrépressible.
Il se rend à Milan, mais y arrive après les combats.


Il écrit alors à son librettiste Piave le 21 avril :  


[...] je n'ai pu voir que ces extraordinaires barricades et non les combats. Honneurs à ces héros ! Honneur à toute l'Italie, vraiment grande désormais !


Voici l'heure de sa libération, sois-en sûr.


Le peuple le veut et quand le peuple le veut, nul pouvoir absolu ne saurait y résister. Ceux qui entendent nous régir par la seule force peuvent bien faire tout ce qu'ils veulent, conspirer
autant qu'ils veulent, ils ne parviendront pas à priver le peuple de ses droits.


Oui, oui, quelques années encore, peut-être seulement quelques mois, et l'Italie sera libre, unie et républicaine. Comment pourrait-il en être autrement ? [...].


Cela me semble prendre une singulière résonnance avec tout ce que tu as dit ce soir. Longue vie à la GLNF !


Bien fraternellement.






Anaximene LEROUGE 29/06/2011 21:43


Merci mon F Hiram pour cette "épopée" magnifique ; je ne doute pas un instant que des FF musiciens nous écrivent très prochainement "le Choeur des Miasmes" . Pour ce qui me concerne je crois que
nous pouvons des à présent reconnaître l'énorme travail des FMR-MYOSOTIS ,de Claude S , de Dominique M. de Marc B. et de tous ces FF qui tous les jours nous ont tenus informés des évènements qui
nous préoccupent depuis 18 mois . Merci pour ce "Myosotis de Lutèce" toujours d'une grande culture ! A Tours nous avions fait connaissance ! Bizntôt la fin du tunel !!! ALR


myosotislutece 29/06/2011 23:57



Anaximène, mon Très Cher Frère,


Ton message me va droit au coeur ainsi qu'à tous les FF modérateurs du blog. Tous les Myosotis ont fait du bon boulot quoique l'on dise ou pense. L'aventure FMR n'est pas terminée et même si nous
n'avons pas encore "la Chute", notre "Tours" ne s'est pas brisée, elle !


Je garde un très bon souvenir de cette renconre mémorable et souhaiterais que nous puissions, une fois le calme revenu, que tous les Myosotis se retrouvent et fêtent autour d'un bon verrre ces
mois passés où notre Fraternité a été éprouvée mais en est toujours sortie renforcée.


Très fraternellement.



TONTON BERETTA de LA BUTTE 29/06/2011 20:49


Bonsoir Mes Freres , j'ai trouvé copie d'une lettre ....
COMMUNIQUE IMPORTANT.

Mon Très Cher Père Noel ,
J’ai bien envoyé des courriers de : réclamations, de menaces et de pleurnicheries, à
1. Toutes les Grandes Loges du Monde
2. Au Président de la République
3. Aux types qui s’intéressent à la Burka
4. Aux journalistes
5. Aux Frères (qui s’en tamponnent)
6. Aux ex Officiers (qui s’en tamponnent aussi)
7. A mes Amis Officiers proches qui applaudissent en attendant un sucre (c’est beau un grand officier sur les pattes arrières qui fait des petits saltos avant de remonter sur le tabouret en remuant
sa petite queue.. ça me rappelle le cirque quand j’étais gosse)
8. Aux Présidents de certains Pays (à mon sens très très démocratiques.. chut… )

Mais TOI ! TOI Père Noel que j’avais oublié.. Pourras-tu un jour me pardonner ? En échange je te jure que tu deviendras le Grand Hospitalier et je poserais un joli sautoir ( en nylon ) brillant sur
chacun de tes cerfs.
Bon, maintenant que tu m’as pardonné, voilà ce que je voudrais :
Que les Grandes Loges du Monde entier me portent en victime.. ( bref , qu’ils soient un peu bredins pour me croire ) c’est bon ? OK !
Que le Président de la République me donne ENFIN Ma légion d’Honneur
Que les Myosotis et FMR soient rayés de tes listes de Noel… Je les aime pas ceux là . D’ailleurs ils ne croient pas en toi.
Que Me Legrand me fasse un Gros Cheque de Remboursement (en bref, elle ne facture plus rien et raboule ce qu’elle a déjà)
Que les Frères du Monde entier m’acclament et que Tamino se prosterne devant moi
Que Tonton Beretta écrive une chanson à ma Gloire
Que le Grand Architecte me reçoive pour Diner
Que le Pape soit mon chauffeur
Et enfin, … Pourrais-tu me dire ce que c’est que d’être FRANC Maçon ? Je crois que je n’ai toujours rien compris et ces connards sont entrain de s’en apercevoir … je suis vachement emmerdé.
Je t’embrasse bien fort et vais guetter la cheminé.. Fais attention, le soir il m’arrive de bruler quelques papiers sans importance, ce serait quand même mieux de sonner à la porte.
Ton François qui est très sage .


myosotislutece 29/06/2011 20:56



Merci TONTON...sympa et surtout  et encore et même


Plein de pensées fraternelles.


PS : Pour les Frères qui ne connaissent pas le must des Blogs et souhaitent se détendre : http://myosotis-batignolle.over-blog.com/



Le Françoué miasmatique 29/06/2011 18:18


Bonjour,

Ouh la la !!!!! Ca dégage fort !!! C'est beau à pleurer ! Et quelle émotion dans ce chant d'espoir !!

En Mars 2010, quand les FF se sont levés pour entonner la Marseillaise, ça m'a serré le coeur aussi......

Tribiz

Le Françoué miasmatique


myosotislutece 29/06/2011 18:42



Fais passer aux FF...ça vaut le coup et ça ragaillardi drôlement en ces périodes troublées...


Longue vie à la GLNF...sans FS, bien sûr.


Bien à toi et à tous tes Frères.



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