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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 11:13

racines du mal1

 

Parce que les discours sont toujours porteurs de « signaux » et que nous sommes souvent prisonniers de la faconde et du bagou, il nous faut relire certains textes d’hier à l’origine de certains des maux qui assaillent la GLNF aujourd’hui. 

Pour être plus lucide demain ? Lisons et relisons ces « morceaux de bravoure » tout emprunt d'une lexicologie maçonnique de bon aloi...serons-nous demain les dupes de ces mêmes mots ?

 

La Déclaration de Juan les Pins

15 décembre 2000

T.R.F. JEAN-CHARLES FOELLNER

Député Grand Maître de la G.L.N.F.

 

Mes Très Chers Frères,

 

En premier lieu, j’attirerai votre attention sur un constat qui fait mal mais qui est une réalité incontournable :

Au sein de la Province Alpes Méditerranée travaillent plus de 2000 Frères. Ils représentent plus de 7% des effectifs de la GLNF.

Néanmoins, plus de 80% des “ affaires ” qui accablent présentement notre GLNF, émanent de cette même Province.

Ceci tant dit, la situation dans laquelle la Province se trouve aujourd’hui, ne nécessite l’irruption ni d’un Zorro, ni d’un Terminator, et moins encore d’un médecin légiste.

Simplement, l’intervention d’un Franc-Maçon blanchi sous le harnais et rompu depuis près de trente cinq années, aux arcanes, aux grandeurs et aux misères de la Franc-Maçonnerie, et qui soit lui-même indépendant, sans parti pris. Et - cela va de soi - totalement inattaquable comme profane et comme Maçon.

En tant que Député Grand Maître de la Grande Loge Nationale Française, j’ai été chargé par le Grand Maître de cette mission d’intervention avec carte blanche. Mission que je partagerai avec tous ceux d’entre vous qui le voudront bien.

 

Nous devons d’abord déterminer :

Comment et pourquoi nous en sommes arrivés là. Quelles sont les causes.

Et aussi, qui sont les responsables et les coupables.

Savoir - ensuite - comment nous parviendrons à refaire, de cette Province blessée, que j’avais eu à diriger durant neuf ans, le beau fleuron de notre obédience qu’elle était encore, voici peu d’années.

Parallèlement aux malheurs qui frappent cette Province et la GLNF par voie de conséquence, nous voyons dans le même temps, de graves scandales qui détruisent la classe politique française, qui traduisent en justice des chefs d’entreprises importantes, des hauts fonctionnaires, des policiers, des membres des Forces Armées, des prêtres. Et même des magistrats.

 

Ces énormes scandales profanes, généralisés, quotidiens, ne doivent pas nous inciter à banaliser nos propres dérives maçonniques, même si celles-ci sont  - finalement - peu nombreuses.

Ils doivent au contraire nous amener à y mettre un terme sans délai. Et, quel qu’en soit le prix à payer.

Nous savons trop – désormais - ce que coûtent le laxisme et la langue de bois.

Le niveau zéro de la Maçonnerie

 

Les “ affaires ” et les mises en examen qui ébranlent les fondations de notre Province Alpes Méditerranée révèlent des dysfonctionnements d’une extrême gravité. Et, d’invraisemblables manquements à nos idéaux et à nos règles maçonniques les plus fondamentales et les plus respectées.

• ce sont des compromissions politiques totalement incompatibles avec les responsabilités maçonniques,

• c’est l’affairisme et la cupidité de certains qui violent quotidiennement notre règle en douze points

• ce sont les ambitions mégalomaniaques, la volonté de puissance

• c’est le goût immodéré pour le paraître au mépris de l’être,

• la boulimie de l’avoir et l’anorexie pour le savoir

• c’est l’égoïsme sans frein, c’est même le tout-à-l’ego.

Ce pitoyable bric-à-brac profane, pénétrant dans nos temples à l’insu de notre vigilance, nous amena là où nous sommes aujourd’hui.

 

Avec, en prime, la “ cordonnite ”, ce mal bien de chez nous qui répand la bêtise et la rancœur et oblige à des dépenses pour les brosses à reluire.

C’est qu’à force de recevoir des honneurs, des charges, on finit par croire qu’on les mérite. Ce qui est plus grave, c’est qu’on finit par croire que les autres, ceux qui n’en reçoivent pas, ne les méritent pas !

 

Le jour où nous aurons admis qu’une nomination, une fonction hiérarchique même et surtout aux plus hauts niveaux est, non pas un honneur, et encore moins un droit, mais un devoir, une charge, une responsabilité qui nous engage aux yeux de tous nos Frères, ce jour-là, la Maçonnerie reprendra sa marche vers la Lumière.

 

Certains s’indignent douloureusement de l’opinion désastreuse que peuvent avoir, à l’encontre de notre GLNF, la presse, les médias, la justice, et une partie de l’opinion. Ils s’estiment mal-aimés, incompris, rejetés.

 

Rafraîchissons sommairement leur mémoire

Tout commence par les affaires imputées à Michel Mouillot. Première erreur : nous n’avons pas compris que ce cas - isolé - était peut-être l’arbre qui dissimulait la forêt, du moins d’autres arbres.

Le suspectant, aurions-nous pu éviter les scandales qui suivirent ?

Nous allons voir que, paradoxalement, rien n’est moins sûr.

 

Rappel nécessaire de quelques cas exemplaires :

• un VF « cartomancienne » opérant sur Minitel, sous le nom d’Alexandra, était en fait un homme. Lequel ponctionna énormément les cartes bleues de ses clientes avant de prendre ses quartiers à la prison de Grasse. Il s’agissait en fait d’un Vénérable de notre Province,

• un VF pédophile (intègre), lui aussi à la prison de Grasse,

• un Frère arroseur de salades (et arrosé), amateur d’armes à feu,

• un Député Grand Porte-Glaive, policier, passionné de fichiers protégés, mais agissant à l’insu de son plein gré,

• un Frère avocat condamné et suspendu pour escroqueries,

• un Député Grand Directeur des Cérémonies receleur-fourgueur de titres au porteur volés,

• un Frère pratiquant de juteuses extorsions de fonds chez des commerçants,

• plus quelques autres.

Ces fossoyeurs de notre fraternité et de notre honneur seraient devenus les fossoyeurs de la Maçonnerie si nous ne nous étions pas réveillés à temps.

« C’est la faute aux enquêteurs de nos Loges - ils devraient être plus vigilants avant l’initiation de ces profanes ! »

C’est aller vite en besogne, cette affirmation est même passablement ridicule. Dans un grand nombre de ces cas, nous n’avons aucune responsabilité. A ce niveau même la consultation illicite des fichiers du STIC serait inutile.

C’est tout simplement qu’avant de devenir pédophile on ne l’est pas. Mais - il y a un commencement à tout - quand on le devient, lorsqu’on porte un tablier, qui saura que le porteur de tablier est entre temps devenu pédophile ?

Avant de devenir  «  cartomancienne », un VF exerçait la profession de beaucoup d’entre vous, commerçant, représentant, fonctionnaire. Le drame c’est qu’il est devenu « cartomancienne » et escroc (l’avenir dans les cartes bleues) alors qu’il portait un tablier de Passé Maître.

L’application du principe de précaution était-il possible ? Évidemment non.

Pour d’autres, hélas, leur cas implique notre entière responsabilité.

Un Frère radié du GO pour motifs graves demande sa régularisation à la GLNF. Une Loge parisienne rejette sa candidature après trois enquêtes négatives et fait suivre le rejet à qui de droit à Paris.

Le « rejeté » est régularisé dans une Loge de votre Province et, de retour à Paris, il grimpe aux sommets de la hiérarchie dans un délai digne du Livre Guinness des Records.

En… mai 2000, il est pris en flagrant délit et inculpé.

De Mozart et Victor Schœlcher, de Bartholdi et Kipling à Marcel la salade, que de chemin parcouru !

A ce niveau, nous devons nous interroger :

Comment avons-nous pu supporter tout cela si longtemps ?

 

C’est la faute à Pisan !

Le poisson pourrit toujours par la tête. Certes. Et le piéton par les pieds. Regardons-nous un instant.

Vous savez tous que nous ne pouvons plus, aujourd’hui, laisser au vestiaire des décors dans une mallette, une épée flamboyante, un maillet, sans que ces objets sacralisés ne se volatilisent dans l’heure ?

A Pisan, devant le grand temple Jean Mons, un écriteau prévient : « La maison n’est pas responsable des objets déposés au vestiaire » (sic).

Ignorez-vous que certains Vénérables, très rares certes, disparurent avec le Trésor de leur Loge ? Et le Tronc de la Veuve en prime…

Avant d’accuser, systématiquement, les chefs de l’Appareil, en amont, ne devrions-nous pas avoir le courage de balayer en aval, devant nos temples et nos parvis ?

 

C’est la faute des médias !

Nos scandales furent d’autant plus difficiles à supporter que la presse, les médias, qui publièrent des informations obligées sur ces affaires, eurent droit à nos invectives : « Presse à scandales ! Journalistes en mal de copies ! Tout ça n’est qu’un tissu de diffamations, de mensonges ! Faisons des procès ? Etc. »

Nombre d’entre vous finirent par croire que nous étions des martyrs. Alors que nous étions coupables de laxisme.

Et d’abus de langue de bois. C’est la faute au procureur !

Lorsqu’un Procureur déclara que des dossiers d’instructions judiciaires disparaissaient et que des réseaux maçonniques y étaient peut-être pour quelque chose, là, ce fut un tollé maçonnique, et il se prolonge encore aujourd’hui :

« Ce Procureur s’acharne contre la GLNF… C’est de l’anti-maçonnisme primaire… »

Pour faire bonne mesure, on ajouta même qu’en se rendant à une Tenue blanche du G.O. il montrait qu’il voulait la perte de la GLNF (sic).

C’était occulter un peu vite que ce Procureur avait déclaré à la presse qu’il se rendrait également à la GLNF si on l’y invitait.

De toute façon, on aimerait que nos imprécateurs nous disent quand, en quelle déclaration, ce magistrat aurait outrepassé ses fonctions, ses droits, ses devoirs ?

En l’occurrence, nos attitudes sans issue sont un réflexe normal : on nous veut du mal, on nous jalouse parce qu’on est les meilleurs et les seuls réguliers.

Et parce que bientôt nous serons les plus nombreux, les plus forts. Certains croyant encore qu’ils parviendront à la puissance et à la fortune par la Franc-Maçonnerie.

Pendant ces gargarismes, nous gagnons du temps - pour mieux sauter.

Aujourd’hui, toutes ces gesticulations dérisoires ne sont plus de mise.

 

D’abord un audit comptable

L’heure du bilan est venue.

Il est indispensable en priorité de mettre tout à plat, d’apurer les comptes, de procéder à un audit comptable présentant toutes les garanties nécessaires.

L’argent des Frères est un dépôt sacré. C’est le fruit de leur travail.

Et un lourd sacrifice pour nombre d’entre eux et pour leur famille.

Ils doivent jouir du droit de savoir quel usage est fait de leur argent.

Une transparence normale, et l’accès aux comptes pour tous les Frères est la garantie du respect de nos règles fondamentales.

La Maçonnerie n’est pas la propriété de quelques uns d’entre nous, mais de tous les Frères qui en sont l’âme et qui la font vivre.

La Chaîne d’Union, c’est aussi cela.

 

Au contraire, la non-transparence, l’occultation des comptes, la langue de bois surtout, génèrent inévitablement le soupçon, la calomnie et, finalement, la diffamation.

Et, engendrent les graves effets pervers que nous savons.

C’est pourquoi, à la suite des résultats de l’audit comptable, je porterai à votre connaissance les éventuels gâchis ; les malversations ou les abus relevés, s’il en existe.

Je ne serai guère enclin à la mansuétude car un Maçon porte un Tablier pour servir la Maçonnerie.

Nullement pour s’en servir.

Et mois encore pour se servir.

Ensuite les sanctions s’imposeront

Parallèlement, il nous faudra dresser un état administratif des lieux, analyser les conséquences des inconséquences, mesurer les dégâts.

Nous ne pouvons plus laisser impunément 1% de brebis galeuses compromettre 99% de Maçons honorables qui respectent leur tablier et dont le parcours, la quête initiatique est l’objectif principal.

Certains rétorqueront, non sans quelque raison, que dans notre Province, celle que l’on montre présentement du doigt, tout se résume en fait à une vingtaine de mises en examen.

Inculpations folkloriques, ou exécrables, mais à une vingtaine tout au plus.

Le docteur Tantmieux dira que 20 sur 2000 cela fait 1% de dévoyés. C’est moins que partout ailleurs.

Le docteur Tanpis dira, lui, que c’est 1% de trop.

Je lui donne raison. Il faut donc éliminer les Frères dévoyés.

Ceci étant dit, vous devez toutefois garder à l’esprit que la notion de « règlement de comptes » n’appartient pas au langage maçonnique. Ce type d’actions n’aura donc pas sa place dans nos travaux.

Pas plus que ne l’aura la présomption de culpabilité.

L’ouverture de la chasse aux sorcières n’est pas pour demain.

Les décisions qui seront prises le seront sur des faits établis, corroborés, avérés, seulement sur ces faits. Mais sans états d’âme ni faiblesse.

Après identification des coupables, ou des responsables des scandales qui nous accablent, et l’exécution des sanctions décidées, nous aborderons les causes.

Toutes les causes, car éliminer les responsables du cancer qui nous ronge sans détruire les causes de ce cancer, serait une tartufferie qui ne règlerait rien. En tous cas, une perte de temps. C’est que mentir partout, toujours et à tout le monde, n’est pas dépourvu de dangers.

Enfin, et ce ne sera pas la moindre de nos tâches, il conviendra de mettre en place des structures nouvelles afin que nous soyons assurés d’une garantie essentielle à la pérennité de notre obédience :

Plus jamais ça !

 

On nous dit que dehors la démocratie est en danger.

Nous, nous savons désormais qu’ici c’est la Maçonnerie qui est en péril. La dictature des minorités, quand elles sont nulles et nuisibles, est le pire ennemi de l’homme.

Nous séparerons les faits liés à la gestion de votre Province des faits touchant notre Obédience sur un plan général.

Les erreurs et les fautes commises ici serviront à fabriquer des vaccins et des clystères que l’on administrera ailleurs.

Elles serviront aussi à verrouiller les portes trop nombreuses qui ouvrent sur des voies sans issue maçonnique.

Le Dalloz n’est qu’une lumière de parvis, mais c’est une lumière

Nous rappellerons à tous notre Obligation Sacrée, votre serment d’un absolu respect des Lois de la république, base même de la Franc-Maçonnerie.

Les parjures à ce serment doivent être éliminés et le seront.

Et si certains furent provisoirement tolérés au sein de notre sainte fraternité, ce fut une erreur majeure que nous ne renouvellerons pas. Notre Grand Maître a dit et répété que l’homme qui ne respecte pas les lois de notre pays n’a pas sa place dans nos temples. Cela est parfaitement clair.

 

Une refondation appelle tous nos Frères bâtisseurs

Un homme seul ne peut rien reconstruire de durable.

 

Vous tous mes Frères, Francs-Maçons authentiques et majoritaires de cette province, devrez m’aider. De toutes vos forces, de toute votre foi dans le Grand Architecte de l’Univers.

D’abord, par la mise en application de la Règle en Douze Points qui renferme toutes les solutions à tous nos problèmes passés et présents.

Application qui est certes plus facile à décider qu’à mettre au quotidien.

Etant entendu que ceux qui ne peuvent ou ne veulent la respecter n’ont rien à faire parmi nous.

 

La Maçonnerie n’est pas faite d’orients où s’entassent des porteurs de tabliers et de décors clinquants, ni faite de cérémonies solennelles, pas plus que de l’agitation des colifichets de la vanité humaine.

La Maçonnerie, mes Frères, vit, prospère ou meurt, dans les Loges. Or, la Loge n’existe pas sans ses Frères entourant leur Vénérable.

Aux Vénérables Maîtres en chaire je dirai ceci :

Vous êtes l’âme de la Loge. Sa pierre angulaire. Et vous êtes son garant. Vous avez accepté une charge très lourde exigeant beaucoup de temps et un investissement intellectuel et affectif considérable.

Sachez que certains ne vous rateront pas, car tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voudraient faire le contraire, et surtout la grande armée des gens d’autant plus sévères qu’ils ne font rien du tout.

Hélas, parfois il y a erreur sur le Vénérable Maître.

Pour votre gouverne, je vous citerai seulement l’exemple d’une Loge où une cinquantaine de Frères travaillaient en formant une Chaîne d’Union et un égrégore permanents. Le bonheur en prime. Et beaucoup d’amour au quotidien.

L’année suivante, après changement de Vénérable, il en restait treize. Lesquels se demandaient ce qu’ils faisaient là.

Enfin, je vous aiderai par tous les moyens dont je dispose pour la reconstruction des fondations qui eurent à souffrir des égarements inadmissibles de Frères égarés ou dévoyés.

Aujourd’hui même, nous nous réunissons tous autour de nos idéaux de fraternité, de droiture et de générosité.

Nous nous mettrons en route pour un pèlerinage aux sources.

A nos sources.

 

La fin du silence

De nombreux Frères sont convaincus qu’ils jouissent d’un droit imprescriptible et inaliénable : le droit de se taire.

Alors que certains pensent qu’ils possèdent - eux - le droit de faire taire les autres, estimant qu’ils n’ont de comptes à rendre à personne.

Quand on est sûr d’avoir raison on n’a pas à dialoguer avec ceux qui ont tort !

Dès aujourd’hui, nous mettrons un terme à ce malentendu aberrant susceptible de nous mener vers des situations calamiteuses.

 

Dans cette province nous avons pu voir des Frères rappelés à l’ordre dès lors qu’ils posaient avec courtoisie des questions sensées mais dérangeantes.

En cas de récidive, c’était la suspension, dans un mélange d’excommunication, d’exorcisme et d’exécution sommaire.

Circulez ! Nous n’avons rien à vous dire !

 

Le tort des Cassandre est d’avoir raison trop tôt, avant tout le monde, et de ne contenter personne.

Ces Frères - lucides - discernaient parfaitement dans notre non-transparence les dangers qui guettaient la Province. Et notre Obédience.

Plusieurs Frères furent même amenés à démissionner, ce qui est d’une extrême gravité.

Chacun d’entre vous, désormais, pourra librement poser les questions d’intérêt maçonnique qu’il jugera utile de poser.

A commencer - ici même - aujourd’hui.

Nous nous ferons un devoir de vous apporter les réponses que vous êtes en droit d’attendre. Que vous êtes tous en droit d’exiger.

Sous le regard bienveillant du Grand Architecte de l’Univers, et en nous aidant nous-mêmes, nous repartons donc vers des lendemains plus lumineux.

 

Avant de vous laisser la parole, puis de clore cette tenue de Grande Loge, je vous dirai qu’afin de permettre aux Frères de la Province Alpes Méditerranée de travailler à nouveau dans le calme et la sérénité, je suis amené à prendre les dispositions suivantes :

 

Concernant le Collège Provincial Actif

A compter de ce jour, ce collège est dissous dans sa totalité.

Je procèderai à la constitution d’une nouvelle équipe dès que tout aura été mis à plat.

Concernant la Trésorerie Provinciale

La banque a été avisée par les soins du Grand Trésorier National sous la forme recommandée avec A/R que le compte fonctionnera dorénavant sous ma signature, les autorisations de signatures des Frères Christian Phil. et Jacques Poe. ayant été supprimées.

Les autres signatures, c’est-à-dire celles des VV.MM. et des Trésoriers des Loges restent bien entendu valables. Il n’y a donc aucun changement en ce qui concerne la gestion et le fonctionnement des comptes des Loges.

La Grande Trésorerie Provinciale va être prise en mains par le Grand Trésorier de la province de Provence, le RF Patrick Ro.

Ce dernier, expert-comptable de son état, travaillera sous ma direction en ce qui concerne votre Province.

Il interviendra gratuitement, sans émoluments et sans honoraires, comme c’est le cas pour l’ensemble des Provinces de la GLNF.

Comme je l’ai déjà précisé, les comptes de votre province feront l’objet dans les prochains jours d’un audit diligenté par mes soins. Je prendrai à mes côtés le Grand Trésorier National et surtout le Contrôleur des Comptes National qui viendra de Paris pour faire les vérifications d’usage. De même, je donnerai mission à un expert-comptable non Maçon d’auditer ces mêmes comptes.

Bien entendu, il s’agit là uniquement de rassurer d’une part le Conseil d’Administration de la GLNF mais aussi les membres du Souverain Grand Comité. Mais également les Frères de cette province.

Enfin, à compter de ce jour, il est fait interdiction aux Loges de la Province de verser ou virer des sommes à l’association AHCAM et ce jusqu’à nouvel ordre dont vous serez avisé par mes soins.

 

Concernant le Grand Secrétariat Provincial

Le Grand Secrétaire provincial de Provence, le TRF Jack Léger, est chargé du suivi des dossiers en cours et à venir.

Il tiendra une permanence sur place à Nice en fonction des accords que nous pourrons passer avec le président de l’AHCAM.

Tout ce qui concerne les dossiers d’initiation, de passage, d’élévation, réintégration, dispenses, etc. passera par le TRF Jack Lég.

Tous les VVMM recevront une lettre, qui partira dès demain, précisant la marche à suivre tant en ce qui concerne le secrétariat que la trésorerie avec numéros de téléphone et les personnes à joindre.

 

Concernant l’AHCAM

Je me mettrai en relation avec le Président de cette association pour convenir du meilleur moyen pour procéder à une vérification comptable, non pas de l’association - qui n’a rien à voir avec la GLNF, cette association ayant une personnalité propre - mais des sommes versées par la GLNF à celle-ci et de l’usage qui en a été fait.

 

Concernant Cœur Assistance

Je recevrai les responsables - l’ancien et le nouveau - afin qu’ils m’expliquent également le fonctionnement financier et les rouages de cette partie importante de notre fraternité.

 

Concernant la partie Maçonnique de l’ensemble de la Province

Le TRF Jean-Pierre Serv., Grand Maître provincial de Provence, a été chargé par mes soins de régler tous les problèmes qui pourraient apparaître dans les semaines à venir.

J’insiste sur le fait que j’ai toujours prôné la transparence dans l’ensemble des systèmes où je me suis investi, qu’il s’agisse d’associations, de sociétés commerciales ou autres institutions. On y gagne à pouvoir par la suite dire ce que l’on pense à haute et intelligible voix et à obtenir des réponses claires.

Rien ne se fera désormais sans vous ni à votre insu.

Je m’engage ici, aujourd’hui, à vous rendre compte de mes investigations d’ici à quelques semaines. Comptez sur moi pour aller rondement, ceux qui me connaissent savent que j’ai une sainte horreur des affaires qui traînent. J’ai, par ailleurs, d’autres chats à fouetter.

Je tiens tout particulièrement à ce que cette Province redevienne ce beau fleuron de notre GLNF, qu’elle était encore voici peu d’années.

 

Pour en terminer, je vous dirai que la tâche qui nous attend tous ne peut aboutir sans votre volonté et votre courage.

Mais, d’abord, votre lucidité.

Flaubert, chagrin, disait que l’avenir est ce qu’il y a de pire dans le présent.

Je dirai au contraire qu’en l’occurrence c’est ce que nous avons de plus beau.

Si la Franc-Maçonnerie existe, c’est qu’elle correspond à un besoin.

Nombre d’hommes, dans la relativité des opinions et la fragilité des certitudes, ne trouvent aucune réponse à leur attente au sein des formalismes religieux, politiques, ou dans les doctrines morales ou sociales.

La Maçonnerie leur apporte plus de lumière.

Et l’espérance d’un peu de sagesse, sur une planète en danger de désastre et dans une civilisation à la dérive.

La Maçonnerie, « c’est l’association fraternelle d’êtres persuadés que la bonne volonté, la solidarité, la loyauté amènent l’homme à pouvoir faire quelque chose pour l’homme - le portent vers une intelligence des choses, un amour de l’autre, une charité qui donnent un sens à l’existence de celui qui s’élève vers cet état ».

Ce besoin porte en lui-même sa grandeur mais aussi sa contradiction : d’un côté l’intégration de l’homme dans un milieu communautaire, de l’autre tel qu’en lui-même, l’homme solitaire, mais libre, conscient et perfectible.

Ce qui vient de frapper notre Province n’est ni l’ouragan du siècle, ni une tempête dans un verre d’eau.

Seulement l’intrusion de visiteurs très malfaisants qui causèrent beaucoup de dégâts parmi nous.

Le mot « Frère » est porteur de bonheur et vous n’avez pas perçu que ces «  Frères » imposteurs apportaient le malheur.

Soyons économes de notre mépris à cause du grand nombre des nécessiteux.

Il ne vous reste plus, avec l’aide du Grand Architecte de l’Univers, qu’à réapprendre à vivre en Maçons - mais en Maçons vigilants.

N’oubliez jamais que, si une institution humaine était infaillible, cela se saurait !

Hugo aura le mot de la fin :

« Savez-vous quelle est notre maladie ? c’est l’utopie. Et savez-vous quelle est la vôtre ? C’est la routine. L’utopie, c’est l’avenir qui s’efforce de naître. La routine, c’est le passé qui s’obstine à vivre : aime mieux le mal d’enfant que le mal de mort ».

D’un côté la résignation qui est un aboutissement, de l’autre une espérance où tout reste à construire.

 

Aujourd’hui, mes Frères, les premières lueurs que vous voyez poindre sont celles d’un crépuscule de l’aube.

Au travail. Nous avons du pain sur la planche.

Je vous remercie de votre attention.

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